<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807</id><updated>2012-01-25T13:09:17.795-05:00</updated><category term='Auteur(e) latino-américain(e)'/><category term='Auteur(e) québécois(e)'/><category term='Essais'/><category term='Chroniqueur invité'/><category term='Auteur(e) scandinave'/><category term='Auteur(e) finlandais(e)'/><category term='coup de coeur'/><category term='De tout et de rien'/><category term='Auteur(e) canadien(ne)'/><category term='art'/><category term='Danse'/><category term='Déception'/><category term='Liste(s)'/><category term='BD'/><category term='Jazz'/><category term='Auteur(e) belge'/><category term='Premier roman'/><category term='Auteur(e) américain(e)'/><category term='Auteur(e) espagnol(e)'/><category term='Auteur(e) israélien(ne)'/><category term='Lætitia'/><category term='Concert(s)'/><category term='romans'/><category term='auteur(e) égyptien(e)'/><category term='Auteur mauricien'/><category term='Beaux livres'/><category term='auteur grec'/><category term='Livre lu'/><category term='auteur(e) haïtien(ne)'/><category term='Voyage littéraire'/><category term='coup de blues'/><category term='auteur germanophone'/><category term='François'/><category term='Polar'/><category term='Infos blogue'/><category term='souvenirs de lecture'/><category term='cinéma'/><category term='musique'/><category term='poésie'/><category term='Auteur(e) suisse'/><category term='Masse critique'/><category term='Politique'/><category term='événements littéraires'/><category term='Auteur(e) anglais(e)'/><category term='Biographie'/><category term='Bilan de fin d&apos;année'/><category term='Auteur(e) asiatique'/><category term='Réflexion livresque'/><category term='Photographie'/><category term='style libre'/><category term='Partenariat BOB'/><category term='Auteur(e) français(e)'/><category term='Bouleversant'/><category term='Auteur(e) iranien(ne)'/><category term='Auteur américain'/><category term='Auteur(e) indien(ne)'/><category term='récit de vie'/><category term='Guide touristique'/><category term='Théâtre'/><title type='text'>Lectures d'ici et d'ailleurs</title><subtitle type='html'>La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière. [Aragon]</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>276</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8199782266379929414</id><published>2012-01-17T15:02:00.002-05:00</published><updated>2012-01-17T15:07:06.432-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) suisse'/><title type='text'>Nigrida</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Nigrida&lt;/i&gt;, Mikhaïl W. Ramseier, Coups de tête (Les 400 coups), 2012&lt;br /&gt;Disponible dès le 18 janvier dans toutes les librairies &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Ws5ucsRBovk/TxXTk_lLzkI/AAAAAAAABMs/uU8L6kPtjts/s1600/9782923603810.jpg" target="_blank" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-Ws5ucsRBovk/TxXTk_lLzkI/AAAAAAAABMs/uU8L6kPtjts/s200/9782923603810.jpg" width="125" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;S'exiler&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« C'est un banquier américain qui se balade dans un petit village malgache. Il rencontre un pêcheur qui revient au port avec quelques poissons, et il le félicite pour sa pêche.&amp;nbsp; Puis il lui demande combien de temps il lui a fallu pour attraper tout ça. Oh pas beaucoup, lui répond le pêcheur. Mais alors pourquoi vous êtes pas restés en mer plus longtemps ? Vous auriez attrapé plus de poisson. Pas besoin, répond le Malgache, ces poissons-là suffisent amplement pour moi et ma famille. Et le reste du temps, vous faites quoi ? demande le Ricain. Je fais la grasse matinée, je joue avec mes enfants, je fais la sieste, je m'occupe de ma femme [...]&lt;i&gt;&lt;/i&gt;. J'ai une vie bien remplie. Le banquier lui explique que lui, il est diplômé d'Harvard et il peut l'aider à mieux s'organiser. Déjà, qu'il lui dit, vous devriez sortir plus longtemps en mer, ça vous ferait plus de poissons et vous pourriez en revendre une partie. Avec les bénéfices, vous achetez un bateau plus gros [...]. Comme vous aurez plus de moyens au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire vous pourrez négocier directement avec une usine à l'étranger, et même ouvrir votre propre usine. [...] Et après, je ferai quoi ? demande le pêcheur. Après ? C'est là que ça devient intéressant. Vous mettez votre société en bourse et vous gagnez des millions... Des millions ? demande le pêcheur, mais j'en ferai quoi ? Ben, vous pourrez prendre une retraite bien méritée, dit le banquier. Et habiter dans un petit village, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, faire la sieste avec votre femme et boire un coup avec vos copains. Le rêve... » (p. 311)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce long extrait permet de saisir la philosophie distillée à travers tout le dernier roman de Mikhaïl W. Ramseier, sorte de parabole sur cette idée, omniprésente dans l’œuvre de Ramseier, de se retirer du monde, de vivre simplement, de profiter de la vie, d'arrêter de courir après l'abondance, la performance. En refermant ce bouquin, on ne pense qu'à ça...&lt;br /&gt;Peut-être au détriment de l'histoire que l'auteur veut nous raconter?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;Tamatave (Toamasina), Diego Suarez, Antananarivo, Nosy Be...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À Madagascar, Hippolyte, Thierry et Norge se rencontrent suite à la mort d'un vieil homme, Edmond, qui passait ses journées à écrire des lettres, attablé dans un café d’Antananarivo, la capitale. En cherchant la mystérieuse personne à qui Edmond s'adresse dans ces lettres, à qui il lègue aussi sa maison et sa fortune, les trois hommes tombent sur différents indices qui les poussent sur les traces de pirates, de sorciers et d'une étrange famille de &lt;a href="http://www.carte-du-monde.net/cartes/madagascar.jpg" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Nosy Sainte-Marie&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Sans jamais être inquiétés dans leurs recherches, les trois compères, dont on ne sait presque rien, arriveront peut-être au bout de leur peine... sans vraiment savoir ce qui les attend.&lt;br /&gt;Hippolyte est le personnage que l'on cerne le mieux et qui est le plus mis de l'avant. Sympathique banquier suisse (je n'aurais jamais cru écrire ces trois mots ensemble...), il se pose beaucoup de questions sur son avenir, ses relations, notamment avec les femmes. Il semble incarner l'homme parfait, respectueux, épicurien, protecteur, mais incapable de s'engager dans une relation durable. Les personnages secondaires restent quant à eux un peu mystérieux, mais Norge est un personnage créé par Ramseier dans son précédent roman, &lt;a href="http://coupsdetete.com/index.php?id=36" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Otchi Tchornia&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, publié chez Coups de tête également, en 2010. On en apprend donc plus sur son compte en lisant ce précédent roman. Thierry incarne un personnage plutôt antipathique au début, et auquel on s'attache progressivement, jusqu'à cette fin brusque et trop peu élaborée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;Jouer avec les mots&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette histoire de trésor est finalement un prétexte pour asséner quelques vérités au lecteur. L'auteur, anarchiste, développe ses idées politiques par le truchement de sa plume acérée. Le langage, souvent argotique et très familier, tout en étant de haut niveau, amène une proximité avec les personnages. Loin de nous agacer, cette façon d'écrire très imagée colle parfaitement au type d'histoire (aventure) et aux lieux décrits. On sent aussi que l'auteur, grand voyageur, connaît probablement très bien Madagascar. Il semble beaucoup s'amuser avec les mots et c'est tout à fait réjouissant.&lt;br /&gt;Mis à part quelques passages à mon sens moralisateurs, et une ferme volonté de défendre ses trois personnages pourtant pas toujours blancs comme neige, cette lecture reste agréable d'un bout à l'autre par sa façon de nous amener ailleurs, dans un imaginaire non loin de la piraterie, des coutumes malgaches, de l'Histoire avec un grand H (la présence française à Madagascar, puis l'indépendance de l'Île, puis les troubles politiques).&lt;br /&gt;Quelques imperfections ici et là, notamment dans l'équilibrage des différents personnages et dans la façon un peu maladroite d'asséner de grandes vérités.&lt;br /&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;« – Oui, j'ai fait le choix d'un mode de vie qui me convient. Le dépaysement, la tranquillité. T'as le climat, la mer... T'es chez toi.&lt;br /&gt;– Plutôt individualiste, comme démarche.&lt;br /&gt;– Complètement! La société, la politique, les guerres, je m'en fous. Je ne me sens pas concerné, Je sais que ça fait égoïste, mais j'assume. Je suis pas sur terre pour très longtemps, alors j'ai l'intention d'en profiter. Et comme j'ai pas les moyens de changer quoi que ce soit, autant vivre le mieux possible en attendant la fin.&lt;br /&gt;– Rester dans son coin, c'est la solution ?&lt;br /&gt;– Tout ce que je sais, c'est que ça me fait ni chaud ni froid, ce qui se passe au Pérou. C'est pas vraiment mon affaire.&lt;br /&gt;– Les inondations, la faim dans le monde... T'es pas touché? Demande Hippolyte. » (p. 234)&lt;/blockquote&gt;Sur le site de la maison d'édition Coups de tête, nous pouvons lire que &lt;i&gt;« Mikhaïl W. Ramseier est né à Genève dans une famille ayant fui les  joyeusetés de la révolution russe. Il publie ses premiers poèmes à l'âge  de 17&amp;nbsp;ans,  puis fait les trente-six métiers avant de partir à  l'aventure autour du globe. Il enseigne le français à Katmandou,   devient voyagiste en Mongolie,  tour leader en Afrique du Sud et en  Syrie. Il pond quelques récits et recueils de poésie,  devient  journaleux,  édite des anti guides de Moscou et Saint-Pétersbourg,   publie des essais historiques sur les pirates et les Cosaques.&lt;br /&gt;Il a maintenant posé sa lourde carcasse dans une île des Caraïbes,  où  il passe son temps à faire des grillades au bord de la piscine et à  siroter du rhum ou de la vodka,  selon l'humeur. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, ça ne vous donne pas envie de tout lâcher et de vous exiler, vous aussi? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : Bande-originale du film &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=x5ARB6yhBg8" target="_blank"&gt;Pina&lt;/a&gt;, par divers artistes, entre autres &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=qjlPplqMhz0&amp;amp;feature=related" target="_blank"&gt;René Aubry&lt;/a&gt; (380 Grad, 2011). Premier magnifique film vu en 2012,&amp;nbsp; pour bien commencer l'année...&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8199782266379929414?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8199782266379929414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8199782266379929414' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8199782266379929414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8199782266379929414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2012/01/nigrida.html' title='Nigrida'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Ws5ucsRBovk/TxXTk_lLzkI/AAAAAAAABMs/uU8L6kPtjts/s72-c/9782923603810.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5995235284074316120</id><published>2012-01-13T12:35:00.001-05:00</published><updated>2012-01-13T13:36:54.117-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Fais péter les basses, Bruno !</title><content type='html'>&lt;i&gt;Fais péter les basses, Bruno !&lt;/i&gt;, Baru, Futuropolis, 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-TRXJrLLHVKw/TxBi02LTEoI/AAAAAAAABLY/euMpK2D7_QY/s1600/790070.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-TRXJrLLHVKw/TxBi02LTEoI/AAAAAAAABLY/euMpK2D7_QY/s200/790070.gif" width="145" /&gt;&lt;/a&gt;Polar au scénario bien ficelé, &lt;i&gt;Fais péter les basses, Bruno!&lt;/i&gt; nous entraîne dans le coup du siècle, mené de main de maître par trois papys truands à la retraite (Paul, Gaby et Fabio), épaulés par une nouvelle génération de criminels plus expéditive, menée par Zinédine, qui sort tout juste de prison. Parallèlement à ces loubards, nous rencontrons Slimane dans son village africain, Slimane le surdoué du "Fouteballe", qui rêve de jouer avec les plus grands. Son rêve deviendra presque réalité lorsqu'il est repéré par un joueur professionnel évoluant en France. Mais le jeune Slimane doit immigrer clandestinement dans l'Hexagone. Les ennuis commencent à l’atterrissage, où de rencontres en rencontres, Slimane se retrouvera mêlé aux plans de ces criminels.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette bande-dessinée, produite par Baru, qui n'en est pas à ses &lt;a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5inST6Pezd9uEcewXTgv3iiGVEnyw" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;premières œuvres&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, offre un crescendo très intéressant, en faisant avancer l'histoire selon les trois points de vue des principaux protagonistes. &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-n9Yutu1-zRo/TxBqudr3SrI/AAAAAAAABLg/92O-Sj7d9xc/s1600/58204671.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-n9Yutu1-zRo/TxBqudr3SrI/AAAAAAAABLg/92O-Sj7d9xc/s200/58204671.jpg" width="147" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur brosse une série de portraits très justes, des petites frappes de quartier au jeune immigrant clandestin rêvant d'un monde meilleur et vivant de boulots illégaux, et nous décrit une réalité sociale authentique, comme dans toute son œuvre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Baru, Grand Prix d'Angoulême 2010 (attribué à un auteur pour l'ensemble de son œuvre) rend hommage avec ce livre à ces acteurs, scénaristes, réalisateurs de polars des années 70 et 80, qui l'ont semble-t-il beaucoup marqué.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et par son dessin, vif, coloré, il recrée parfaitement les atmosphères de ces films policiers, aux dialogues souvent corrosifs et drôles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un ouvrage à la fois grave (le drame de l'immigration clandestine et de la pauvreté), léger, drôle et savoureux. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale :&lt;a href="http://3voor12.vpro.nl/luisterpaal/albums/trent-reznor-atticus-ross.html" target="_blank"&gt; Trent Reznor, Atticus Ross, BO du film &lt;i&gt;Millenium&lt;/i&gt; de David Fincher, &lt;i&gt;The Girl with the Dragon Tattoo&lt;/i&gt; OST (Mute, PIAS, 2011)&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5995235284074316120?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5995235284074316120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5995235284074316120' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5995235284074316120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5995235284074316120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2012/01/fais-peter-les-basses-bruno.html' title='Fais péter les basses, Bruno !'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-TRXJrLLHVKw/TxBi02LTEoI/AAAAAAAABLY/euMpK2D7_QY/s72-c/790070.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3523036071895892677</id><published>2012-01-11T22:08:00.000-05:00</published><updated>2012-01-11T22:08:23.699-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Le fils de son père</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le fils de son père&lt;/i&gt;, Mariotti, Éditions Les enfants rouges, 2011. Scénario et dessins par Olivier Mariotti, couleurs par Guillaume Mariotti&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ZqKwu0YGgcE/Tw48hAulY8I/AAAAAAAABLM/5WJG643BwDg/s1600/Couv_119346.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-ZqKwu0YGgcE/Tw48hAulY8I/AAAAAAAABLM/5WJG643BwDg/s200/Couv_119346.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Superbe album à la couverture fort inspirante, &lt;i&gt;Le fils de son père&lt;/i&gt;, que l'on devine autobiographique, nous présente le peintre Olivier, lors du vernissage de son exposition. Sont présents ses amis, quelques critiques, sa famille. Tout à coup, un violent orage et une coupure d'électricité soudaine projettent Olivier dans son passé, comme il pense avoir aperçu l'ombre d'un homme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Passé et présent s'entremêlent alors pour nous raconter la relation entre un père et son fils. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les moments du passé entre le père et son fils, souvent muets, transcrivent une relation très forte entre un père, représenté tel un géant musclé, et son petit garçon, admiratif, dans l'attente de l'approbation de ce père qu'il admire. Pas besoin de paroles pour ça, le dessin d'Olivier Mariotti suffit à transmettre les émotions. La scène de plongée, très réussie, marque un premier refus d'Olivier de suivre son père au fin fond de l'océan. Un premier pas vers l'affirmation de soi. Jusqu'aux mensonges, et au parti pris, qui dégradent progressivement la relation entre Olivier et son père.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Se superposent à cette relation celle de l'auteur et de ses propres enfants, de sa propre famille. Les moments passés en famille sont très charmants et rappelleront des souvenirs à beaucoup de lecteurs. Olivier incarne un père et un mari aimant, qui reproduit en même temps certains comportements de son père. Comme l'expression le dit : « C'est bien le fils de son père ! ». La femme d'Olivier lui lancera même à la figure un « On dirait ton père » qu'on a tous déjà entendu un jour dans notre vie, preuve d'une filiation qui peut apparaître même dans de tout petits gestes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dessin change selon que l'on se trouve dans ce passé (crayon)  ou dans le présent (aquarelle). Le coup de crayon, très doux, est  magnifique, et le papier épais de la collection &lt;i&gt;Les enfants rouges&lt;/i&gt; rajoute à l'impression de tenir un bel objet entre nos mains. L'auteur a choisi une présentation en gaufrier de 12 cases uniques par page, présentation sobre et classique. Une très belle réussite pour un premier album.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.freresmario.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Le blogue des auteurs&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, Olivier et Guillaume Mariotti&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=D1f1mT7SiJc" target="_blank"&gt;Danger Mouse et Daniele Luppi&lt;/a&gt;, Rome (EMI Records, 2011). L'un de mes disques de l'année... Brillant.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3523036071895892677?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3523036071895892677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3523036071895892677' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3523036071895892677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3523036071895892677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2012/01/le-fils-de-son-pere.html' title='Le fils de son père'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ZqKwu0YGgcE/Tw48hAulY8I/AAAAAAAABLM/5WJG643BwDg/s72-c/Couv_119346.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8134434188968618196</id><published>2011-12-26T21:45:00.000-05:00</published><updated>2011-12-26T21:45:11.896-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Évocation musicale</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-CYczQPPxqdU/TvkvHNfjA4I/AAAAAAAABJU/gWZSxf0PMQc/s1600/65000404_p.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-CYczQPPxqdU/TvkvHNfjA4I/AAAAAAAABJU/gWZSxf0PMQc/s200/65000404_p.jpg" width="135" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-NRdHXduU56Q/TvkvN4p8E8I/AAAAAAAABJg/76uLjYvtsWc/s1600/pj-harvey_let-england-shake-310x310-300x300.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-NRdHXduU56Q/TvkvN4p8E8I/AAAAAAAABJg/76uLjYvtsWc/s200/pj-harvey_let-england-shake-310x310-300x300.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la littérature, j'aime particulièrement les évocations musicales. Si celles-ci concernent le dernier album de P.J. Harvey, dont j'ai amplement parlé ici, alors le bonheur n'est que plus grand.&lt;br /&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;« Je tendais soudain l'oreille car ils passaient &lt;i&gt;The Glorious Land&lt;/i&gt; de P.J. Harvey. Je tendis l'index vers le plafond. « Cette fille est incroyablement bonne », fis-je en secouant la tête. Je fermai les yeux et me concentrai quelques instants. « Vous avez tort de ne pas me croire, fis-je en lui prenant la main. Je viens d'avoir quelques journées éprouvantes et vous êtes en train d'effacer tout ça. » On entendait à présent &lt;i&gt;On Battleship Hill&lt;/i&gt; - de quoi tomber à la renverse. »&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;Philippe Djian, &lt;i&gt;Vengeances&lt;/i&gt;, p. 105&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8134434188968618196?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8134434188968618196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8134434188968618196' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8134434188968618196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8134434188968618196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/12/evocation-musicale.html' title='Évocation musicale'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-CYczQPPxqdU/TvkvHNfjA4I/AAAAAAAABJU/gWZSxf0PMQc/s72-c/65000404_p.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5508988933333516780</id><published>2011-12-23T21:11:00.008-05:00</published><updated>2012-01-04T20:11:48.159-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bilan de fin d&apos;année'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Top littérature et musique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme tous les bilans de fin d'année, cet exercice est loin d'être objectif et surtout complet, puisque, bien entendu, je n'ai pas lu le centième de ce qui méritait d'être lu. Idem pour la musique. Mais ça résume un peu ce que j'ai aimé cette année. L'ordre des livres/disques/concerts est aléatoire, il n'y a pas de classement particulier. Sauf peut-être pour PJ Harvey, que j'ai écoutée presque chaque jour depuis sa sortie... D'où sa place en numéro 1.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mon top littéraire&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;1 - &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/il-pleuvait-des-oiseaux.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Il pleuvait des oiseaux&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; - Jocelyne Saucier - XYZ&lt;br /&gt;2 - &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/paul-au-parc.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Paul au parc&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; - Michel Rabagliati- La Pastèque&lt;br /&gt;3 - &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/08/la-grande-maison.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La grande maison&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; - Nicole Krauss - Éditions du Boréal&lt;br /&gt;4 - &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/06/la-concordance-des-temps.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La concordance des temps&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; - Evelyne de la Chenelière - Leméac&lt;br /&gt;5 - &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/la-nuit-sur-les-ondes.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La nuit sur les ondes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; - Elisabeth Hay (paru en 2007 en anglais mais traduit en 2011) - XYZ&lt;br /&gt;6 - Apocalypse bébé - Virginie Despentes - Grasset&lt;br /&gt;7 - &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/gaston-miron.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Gaston Miron, la vie d'un homme &lt;/b&gt;&lt;/a&gt;- Pierre Nepveu - Éditions du Boréal&lt;br /&gt;8 - Vengeances - Philippe Djian - Gallimard&lt;br /&gt;9 - Asterios Polyp - David Mazzuchelli- Casterman&lt;br /&gt;10 - &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/07/renee.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Renée&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; - Ludovic Debeurme - Futuropolis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mon top musical&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;1 - Let England Shake - PJ Harvey &lt;br /&gt;2 - Father, Son, Holy Ghost - Girls &lt;br /&gt;3 - Metals - Feist &lt;br /&gt;4 - Trame sonore de  &lt;i&gt;Belles-Sœurs&lt;/i&gt;, théâtre musical mis en scène par René Richard Cyr,  d'après la pièce de Michel Tremblay - Daniel Bélanger (bon, je sais, le disque est sorti en 2010)&lt;br /&gt;5 - St-Logan/Maurice - Antoine Corriveau &lt;br /&gt;6 - Hypernuit - Bertrand Belin&amp;nbsp; &lt;br /&gt;7 - La désert des solitudes - Catherine Major &lt;br /&gt;8 - Variations fantômes - Philippe B&lt;br /&gt;9 - Danger Mouse et Daniele Luppi - Rome&lt;br /&gt;10 - Monogrenade - Tantale&lt;br /&gt;11 - Anna Calvi - Anna Calvi &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Concerts 2011 &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;1 - Sophie Hunger - L'Astral, Montréal, le 29 avril 2011&lt;br /&gt;2 - Patrick Watson et Timbre Timber - St-Jean sur Richelieu le 25 mars 2011&lt;br /&gt;3 - Jimmy Hunt - Musée d'art Contemporain et Lavaltrie (version duo) - 4 et 18 mars 2011&lt;br /&gt;4 - Katie Moore - Théâtre de verdure - 5 août 2011&lt;br /&gt;5 - Monogrenade - La Tulipe - 23 novembre 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mentions spéciales au &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/danse-lhasa-danse.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;concert-hommage à Lhasa&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, aussi spectacle de danse, à la 5e salle de la Place des arts, le 12 novembre dernier. Et bien sûr au spectacle &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/10/belles-soeurs.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Belles-Sœurs&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, vu à St-Jérôme le 7 octobre 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Et le cinéma ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Une bonne brassée de films dernièrement me donne envie de faire cette liste :&lt;br /&gt;1 - La piel que habito - Pedro Almodovar&lt;br /&gt;2 - La guerre est déclarée - Valérie Donzelli&lt;br /&gt;3 - La fée - Dominique Abel et Fiona Gordon&lt;br /&gt;4 - Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch - Anne Linsel et Rainer Hoffman&lt;br /&gt;5 - Melancholia - Lars von Trier&lt;br /&gt;6 - Monsieur Lazhar - Philippe Falardeau&lt;br /&gt;7 - Le vendeur - Sébastien Pilote&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5508988933333516780?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5508988933333516780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5508988933333516780' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5508988933333516780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5508988933333516780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/12/top-litterature-et-musique.html' title='Top littérature et musique'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-1966388805200893995</id><published>2011-12-13T23:31:00.000-05:00</published><updated>2011-12-13T23:31:13.173-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Premier roman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>La saison froide</title><content type='html'>&lt;i&gt;La saison froide&lt;/i&gt;, Catherine Lafrance, Éditions La Presse, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-OSTpV7X_xVk/TuUCu7VVaUI/AAAAAAAABD0/04beY0Cg9TE/s1600/la-saison-froide.preview.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-OSTpV7X_xVk/TuUCu7VVaUI/AAAAAAAABD0/04beY0Cg9TE/s200/la-saison-froide.preview.jpg" target="_blank" width="162" /&gt;&lt;/a&gt;Le récit de Catherine Lafrance constitue le premier roman publié par les &lt;a href="http://librairie.cyberpresse.ca/lapresse/index.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Éditions La Presse&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. Celles-ci se spécialisent dans les livres grand public,  entre autres les ouvrages pratiques. Leur catalogue comprend des titres  diversifiés incluant plusieurs best-sellers.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En tant que fiction, &lt;i&gt;La saison froide&lt;/i&gt; s'adresse donc à ce public qui veut apprendre quelque chose tout en se divertissant.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À cet égard, le premier roman de la journaliste Catherine Lafrance atteint son objectif.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle nous conte l'histoire d'une femme qui décide, après une rupture douloureuse, de partir travailler à Yellowknife, la capitale des Territoires du Nord-Ouest. Elle quitte la canicule pour le grand froid, le Sud du Québec pour le Grand Nord mythique et fantasmé par de nombreuses personnes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Catherine Lafrance nous offre une belle description du quotidien nordique, de la mentalité des gens qui se battent continuellement contre le froid et les éléments naturels. En effet, on peut se demander qui, de prime abord, irait vivre dans un endroit où il fait presque nuit six mois par année? Où le lac devient si gelé qu'on y aménage des routes qui serviront pendant l'hiver? Où des gens meurent de froid devant leurs portes parce que trop ivres pour trouver la serrure et rentrer chez eux après une soirée un peu trop arrosée?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui sont ces gens venus à Yellowknife pour gagner de l'argent, parfois beaucoup d'argent (grâce au travail dans les mines entre autres), et qui n'en repartent plus?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu'y trouvent-ils?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tous ces aspects sont abordés par l'auteure qui n'a pas de réponse toute faite mais qui nous présente souvent le Grand Nord comme un lieu imprévisible, autant dans la vie quotidienne que par les rencontres qu'on y fait, et un lieu où la chaleur des gens vient compenser la froideur de l'air. Car il fait froid, à Yellowknife, et l'on frissonne souvent à la lecture du roman.&lt;br /&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;« La ville baigne dans le froid, aujourd'hui encore. La ville n'est que  froid. La couche de frimas qui s'est formée sur les arbres nus il y a  des semaines, au début de l'hiver, est toujours là. Des flocons  amidonnés, compacts et glacés, se sont agglutinés aux branches, collant à  elles comme une deuxième peau. » (p. 96) &lt;/blockquote&gt;Et les relations y sont aussi parfois rudes, comme le montrent les nombreuses oppositions et incompréhensions entre les &lt;i&gt;Southerners&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Northerners&lt;/i&gt;. Dans un environnement aussi brut, comment peut-il en être autrement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La saison froide&lt;/i&gt; se rapproche du livre d'Elizabeth Hay &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/la-nuit-sur-les-ondes.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La nuit sur les ondes&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, dont j'ai parlé il y a quelques mois et qui se déroule également à Yellowknife.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces deux romans apportent un brillant éclairage pour qui s'intéresse  à la mythologie nordique et souhaite en savoir plus sur un territoire du Canada  peu connu, y compris des autres Canadiens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur le plan de la structure, &lt;i&gt;La saison froide&lt;/i&gt; se découpe un peu comme un scénario de cinéma. Quand on sait que Catherine Lafrance est également scénariste de séries télévisées, on comprend mieux son aisance dans ce domaine. La compréhension de certains éléments arrive progressivement, par de nombreux retours en arrière entrecoupés de courts passages dans le présent. Cette structure peut être un peu difficile à suivre par moments et il vaut quasiment mieux lire le livre d'un seul coup pour ne pas se perdre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais à la manière d'une série que l'on suivrait chaque semaine, on est tenu en haleine par un suspense très bien mené. La première (trop?) longue scène – qui se déroule dans un bar – permet de situer tous les lieux et les personnages, notamment la meilleure amie de l’héroïne, Jill, libraire joyeuse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis, le récit nous permet également de découvrir l'environnement de travail de notre protagoniste, qui est journaliste à Radio-Canada. Elle doit couvrir pour son travail une &lt;a href="http://www.trc-cvr.ca/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Commission de vérité et de réconciliation&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; sur &lt;a href="http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/researchpublications/prb0848-f.htm" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;les pensionnats indiens&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. Ces passages ouvrent le roman sur un aspect politique qui aurait pu d'ailleurs être davantage élaboré pour nous éclairer sur certaines particularités du Grand Nord.&lt;br /&gt;D'autant plus que l'auteure Catherine Lafrance connaît bien son sujet puisqu'elle anime &lt;a href="http://www.cbc.ca/borealhebdo/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;une émission de radio sur la CBC&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; sur les enjeux nordiques. &lt;br /&gt;Les histoires d'amour de Jill et de notre héroïne ont été secondaires pour moi, même si la fréquentation de ces hommes "de la place" apporte une autre perspective sur les relations humaines dans ces contrées difficiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue stylistique, l'auteure a une belle plume et elle la déploie souvent efficacement, même si l'on sent parfois le travail appliqué de la bonne élève. Par exemple, les fréquentes oppositions, surtout à la fin du roman, lors de la rencontre avec les deux hommes mennonites dans le bar, entre l'état présent de l’héroïne (« Pourquoi suis-je fatiguée tout à coup ? ») et le passé avec Sean (« Pourquoi Sean ne pouvait-il dormir cette nuit-là ?» p. 240) sont quelque peu redondantes et prévisibles. Mais ces oppositions continuelles entre le passé et le présent répondent à la structure souhaitée du récit. Celui-ci devient donc très vivant, on ne s'y ennuie pas, même si certains passages auraient pu à mon avis être raccourcis (le voyage en motoneige pour aller au chalet par exemple). L'auteure s'efforce également de mettre beaucoup de couleurs à son récit, au sens propre comme au figuré : « Elle avait des cheveux bruns qui effleuraient ses épaules, une frange impeccablement droite sur le front, juste au-dessus de ses lunettes à monture rouge, une longue jupe noire et une blouse blanche immaculée.» (p. 25)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se laisse facilement entraîner dans cet épisode de la vie de cette femme qui laisse tout derrière elle et part sans préjugés vers une contrée inconnue. C'est l’œil neuf, parfois naïf, qui est le plus intéressant et nous permet de vivre avec elle cette grande aventure humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.anderstrentemoller.com/" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Trentemøller&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;, &lt;a href="http://vimeo.com/15059857" target="_blank"&gt;Shades of Marble&lt;/a&gt; (Into the Great Wide Yonder, 2011). Après avoir vu &lt;i&gt;La piel que habito&lt;/i&gt;, d'Almod&lt;/b&gt;&lt;b&gt;ó&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;var, je me suis jetée sur cette musique envoûtante à écouter à fond les ballons.&amp;nbsp; Ah, ça fait du bien...&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-1966388805200893995?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/1966388805200893995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=1966388805200893995' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/1966388805200893995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/1966388805200893995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/12/la-saison-froide.html' title='La saison froide'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-OSTpV7X_xVk/TuUCu7VVaUI/AAAAAAAABD0/04beY0Cg9TE/s72-c/la-saison-froide.preview.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3578281264346534947</id><published>2011-11-28T21:47:00.000-05:00</published><updated>2011-11-28T21:47:16.382-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Mile End</title><content type='html'>&lt;i&gt;Mile End&lt;/i&gt;, Michel Hellman, Éditions Pow Pow, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-b-QEi0tF3aA/TtQsQPPXItI/AAAAAAAABDU/NopQlR_Zc8I/s1600/Mileend.jpeg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-b-QEi0tF3aA/TtQsQPPXItI/AAAAAAAABDU/NopQlR_Zc8I/s200/Mileend.jpeg" width="151" /&gt;&lt;/a&gt;Le bédéiste Michel Hellman, que j'ai rencontré lors du dernier &lt;a href="http://www.expozine.ca/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Expozine&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, me disait vivre encore aujourd'hui dans le &lt;b&gt;Mile End&lt;/b&gt;, au dessus du &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wilensky%27s" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Wilensky&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, et d'après lui, le désormais célèbre (la faute à Arcade Fire, entre autres...) quartier de Montréal est en train de changer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ce que l'on peut voir dans sa nouvelle bande dessinée intitulée tout simplement &lt;i&gt;Mile End&lt;/i&gt;, et publiée aux Éditions&lt;span id="goog_2040870735"&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt; &lt;a href="http://editionspowpow.com/" target="_blank"&gt;Pow Pow&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span id="goog_2040870736"&gt;&lt;/span&gt;, toute nouvelle maison d'édition québécoise, qui se définit ainsi sur son site : « Nous sommes une nouvelle maison d’édition dans le monde de la bande  dessinée québécoise. Tenter de définir une ligne éditoriale si tôt dans  le projet serait se mettre des barrières que l’on devrait faire tomber  par la suite. Passant de l’humour au drame, nos deux premières  publications donnent un avant-goût du spectre de genres que nous voulons  couvrir. Nous publierons des auteurs établis et ferons aussi découvrir  de nouveaux talents au public québécois. Et nous avons bien l’intention  de nous amuser et de vous surprendre. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mises à part quelques anecdotes vraiment inhérentes au quartier Mile End, l'ouvrage de Michel Hellman touche la vie de quartier en général, en se concentrant plus sur des spécificités québécoises (le ramassage des poubelles, le ramassage de la neige, la difficulté de l'hiver...) que sur des caractéristiques uniquement reliées au quartier Mile End.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cependant, certains détails, des lieux, des personnages démontrent une réelle connaissance du quartier Mile End. Celui-ci est aujourd'hui réputé pour ses &lt;i&gt;hipsters&lt;/i&gt;, ses groupes de musique, ses loyers désormais inaccessibles (le quartier a connu, tout comme le Plateau Mont-Royal voisin, une véritable &lt;a href="http://www.hypergeo.eu/spip.php?article497#" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;gentrification&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; qui n'est pas terminée), mais aussi ses institutions et sa population (Fairmount Bagels, Wilensky, les Juifs hassidiques). Tout cela, et plus encore, est bien évoqué et décrit dans la bande dessinée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'autre part, ces singularités québécoises, croquées par le dessinateur, nous font souvent rire et Michel Hellman se fait le témoin d'une époque presque révolue, en témoigne l'histoire de son ordinateur...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le coup de crayon de Michel Hellman est très simple, subtil. Son souci du détail, sans lourdeur. Il se représente lui-même sous les traits d'un ours, anthropomorphisme offrant un clin d’œil à plusieurs auteurs de BD tels Trondheim.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai adoré les premières pages qui résument en 20 cases la formation du quartier Mile End, en prenant quelques raccourcis qui en font un ensemble hilarant. Cela pourrait commencer ainsi : « Au début, la Terre n'était que feu, le Mile End n'était qu'un champ »... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le regard assez original de Michel Hellman et sa façon d'illustrer les anecdotes cocasses de sa vie font de son deuxième ouvrage publié (après &lt;i&gt;Iceberg&lt;/i&gt;, en 2010, publié chez Colosse, Jimmy Beaulieu Éditeur) une réussite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.michelhellman.com/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Le site de l'auteur&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le premier livre de Michel Hellman&lt;b&gt; &lt;a href="http://blog.aencre.org/auteur/michel-hellman" target="_blank"&gt;là&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;et&lt;b&gt; &lt;a href="http://voir.ca/livres/2010/05/27/michel-hellman-iceberg/" target="_blank"&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://geographer.bandcamp.com/album/animal-shapes" target="_blank"&gt;Geographer&lt;/a&gt;, Animal Shapes (Tricycle Records, 2011)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3578281264346534947?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3578281264346534947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3578281264346534947' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3578281264346534947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3578281264346534947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/mile-end.html' title='Mile End'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-b-QEi0tF3aA/TtQsQPPXItI/AAAAAAAABDU/NopQlR_Zc8I/s72-c/Mileend.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-6964152512846448778</id><published>2011-11-27T09:00:00.011-05:00</published><updated>2011-11-27T10:31:34.409-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Premier roman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Quai 31</title><content type='html'>&lt;i&gt;Quai 31&lt;/i&gt;, Marisol Drouin, La Peuplade, édition et diffusion d'art, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ia6I27yCJLw/TtG-ArJR9pI/AAAAAAAABC0/paAmT6jdEog/s1600/imagecouvertureQuai31.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-ia6I27yCJLw/TtG-ArJR9pI/AAAAAAAABC0/paAmT6jdEog/s200/imagecouvertureQuai31.jpg" width="125" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petite maison d'édition basée à Chicoutimi, &lt;a href="http://www.lapeuplade.com/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La Peuplade&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; offre des ouvrages fort jolis, et des textes originaux venus de jeunes auteurs québécois. Notons la publication dernièrement du dernier roman de Bertrand Laverdure, &lt;a href="http://mamereetaithipster.com/2011/11/06/bureau-universel-des-copyrights-bertrand-laverdure/" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Bureau universel des copyrights&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, qui n'en est pas à ses premières armes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marisol Drouin, originaire de la région de Charlevoix, signe quant à elle avec &lt;i&gt;Quai 31&lt;/i&gt; son premier roman. Celui-ci nous raconte l'histoire d'Échine et de sa mère, forcés de fuir une île submergée par les eaux et qui sont transportés, avec leurs semblables, par voie maritime, sur des terres plus accueillantes, ou devrais-je dire plus sèches. Parce que pour l'accueil, on repassera... La saleté côtoie le charcutage d'organes, les séances de masturbation collective, la chasse sauvage aux chats, la maladie, la froideur des sentiments et la ségrégation sociale (Haute-Ville / Basse-Ville). Roman presque d'anticipation, dans un futur peut-être pas si lointain, mais on espère que non, &lt;i&gt;Quai 31&lt;/i&gt; suit son personnage principal, Échine, qui rencontre Pinoche, Chirma, et toutes sortes de personnages trafiqués, transplantés, opérés, et évoluant dans des lieux glauques, au milieu desquels trônent des bocaux remplis d'organes humains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas très joyeux tout cela me direz-vous ? Non, en effet, et c'est par moment encore bien pire. Mais je ne veux pas vous écœurer de ce curieux petit roman. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il contient au contraire quelques trouvailles magnifiques et un rythme certain, sous une plume plutôt froide mais qui correspond à l'effet recherché. Les personnages sont en effet presque désincarnés dans ce roman, encore plus lorsque survient une étrange maladie appelée &lt;i&gt;le tordu&lt;/i&gt;, malformation de la colonne vertébrale qui se répand comme une trainée de poudre et qui fait que ceux qui en sont atteints se recroquevillent sur eux-mêmes dans d'atroces douleurs jusqu'à en mourir. Notre ami Échine en est exempt grâce à une opération qu'il a "gagnée" avant d'être transporté dans son nouveau lieu de vie. Ce qui fait de lui, et de tous les autres "sans-terres", un suspect idéal à éliminer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rythme de la narration est soutenu et les dialogues aiguisés, ce qu'imagine l'auteure a certaines résonances dans notre présent. Ce qui en fait un livre intéressant à lire et prometteur pour la suite. Même si l'avenir, sous la plume de Marisol Drouin, paraît bien incertain...&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma Mère en a parlé &lt;a href="http://mamereetaithipster.com/2011/08/17/quai-31-marisol-drouin/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;sur son site&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; (Merci à elle pour le cadeau!)&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://marisoldrouin.blogspot.com/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Le blogue&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de l'auteure&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/critiques-de-livres/201104/29/01-4394519-quai-31-sombre-projection-12.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La critique de Josée Lapointe&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, dans La Presse &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : Keith Jarrett, The Köln Concert (ECM Records, 1975)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-6964152512846448778?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/6964152512846448778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=6964152512846448778' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6964152512846448778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6964152512846448778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/quai-31.html' title='Quai 31'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ia6I27yCJLw/TtG-ArJR9pI/AAAAAAAABC0/paAmT6jdEog/s72-c/imagecouvertureQuai31.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4621162130297460760</id><published>2011-11-26T22:35:00.002-05:00</published><updated>2011-11-26T22:38:00.422-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Masse critique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Biographie'/><title type='text'>Gaston Miron</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Gaston Miron, la vie d'un homme&lt;/i&gt;, par Pierre Nepveu, Éditions du Boréal, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre reçu dans le cadre de &lt;a href="http://www.babelio.com/massecritique2.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Masse Critique Québec&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, automne 2011 &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-zMpuUZe2NSU/TszaoI7czII/AAAAAAAABBQ/ql5bRar0rJg/s1600/Gaston-Miron-La-vie-dun-homme5.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-zMpuUZe2NSU/TszaoI7czII/AAAAAAAABBQ/ql5bRar0rJg/s200/Gaston-Miron-La-vie-dun-homme5.jpg" width="136" /&gt;&lt;/a&gt;Dans cette imposante biographie, le poète, essayiste et professeur Pierre Nepveu se met totalement au service de son sujet pour livrer au lecteur curieux et avide d'Histoire la vie de Gaston Miron.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À travers la vie de ce poète célébré par tous, c'est toute l'Histoire du Québec qui se raconte, le Québec de la Grande Noirceur et celui de la Révolution Tranquille. Celui de la Crise d'Octobre et de tous les événements, aussi bien sociaux que culturels, qui ont bâti le Québec d'aujourd'hui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En cela, &lt;i&gt;Gaston Miron, la vie d'un homme&lt;/i&gt;, dépasse la simple biographie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les chapitres sont organisés par grandes thématiques, ce qui nous éloigne également du catalogage chronologique que l'on retrouve bien trop souvent dans la plupart des biographies.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La démarche de Pierre Nepveu se résume assez bien dans cette phrase, page 171 : « &lt;i&gt;On ne saisit pas tout à fait le Miron poète si l'on n'y perçoit non seulement l'homme du folklore et de l'aventure scoute, l'apôtre des bonnes causes, mais aussi, jamais loin derrière, l'observateur critique, l'analyste social, le journaliste - si l'on ne voit pas que sous l'énergumène se répandant volontiers en pitreries, il y a un être diablement sérieux qui regarde à la loupe son milieu et en détecte les défaillances et les carences profondes.&lt;/i&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On comprend un peu mieux l'approche adoptée par le biographe : chaque aspect de la personnalité de Gaston Miron, qui est surtout connu par le grand public comme le poète national du Québec, est décortiqué et analysé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela permet de relier en un seul homme des sentiments parfois contradictoires, ainsi que des valeurs et des inquiétudes qui ont traversé le Québec.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous côtoyons également les Gilles Carle et Hubert Aquin de ce monde, et assistons contemplatifs au génie de ces personnalités qui voulaient absolument changer les choses. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On retiendra entre autres de Miron son attachement aux Laurentides et au Nord, ainsi que sa difficulté de vivre une relation amoureuse en tant que jeune adulte, qui lui inspireront de nombreux poèmes, dont &lt;i&gt;La marche à l'amour&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La batèche&lt;/i&gt;. Pierre Nepveu ne cache pas dans sa biographie les difficultés de vivre de Miron, ni ses difficultés à créer. Ses premiers textes sont plutôt naïfs et simples, et le biographe n'hésite pas à pointer les erreurs de français ou les incohérences en inscrivant un&lt;i&gt; (sic)&lt;/i&gt; entre parenthèses à côté de certains de ses vers... Mais on devine également l'attachement de l'auteur à son sujet, comment pourrait-il en être autrement quand on se consacre à quelqu'un de la sorte ? Quelle générosité de rendre un tel hommage à un artiste et un créateur québécois d'une telle importance, afin que son œuvre reste pour encore très très longtemps vivante dans la mémoire collective du Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On se doute qu'une telle somme d'informations a demandé un énorme travail de recherche à Pierre Nepveu. Le projet est né il y a plus de 10 ans, et c'est grâce à des milliers de documents et de multiples rencontres, entrevues et lectures que l'auteur a réussi, après plus de six années d'écriture, à organiser sa biographie autour de grands thèmes, eux-mêmes intégrés dans une chronologie allant de 1928 - année de sa naissance - à la mort du poète en 1996.&lt;br /&gt;Dans un style très riche et qui nous captive d'un bout à l'autre du livre, agrémenté d'annotations en fin d'ouvrage, d'un index précis et des incontournables photos biographiques, le livre de Pierre Nepveu, œuvre monumentale, restera à jamais la référence biographique sur le créateur de &lt;i&gt;L'homme rapaillé&lt;/i&gt;, elle-même œuvre unique de toute une vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;À voir :&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=TbzaPlY9Ogs" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Une causerie avec Pierre Nepveu&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.onf.ca/film/nuit_de_la_poesie_27_mars_1970" target="_blank"&gt;La nuit de la poésie&lt;/a&gt;, &lt;/b&gt;de&amp;nbsp; Jean-Claude Labrecque et Jean-Pierre Masse&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;À écouter :&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;a href="http://www.archambault.ca/douze-hommes-rapailles-chantent-gaston-miron-ACH002296252-fr-pr" target="_blank"&gt;Douze Hommes Rapaillés chantent Gaston Miron&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;(Spectra, 2008)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;À lire :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201108/27/01-4429486-miron-a-la-rencontre-de-mallarme.php" target="_blank"&gt;le questionnaire de Mallarmé&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;auquel Pierre Nepveu répond en se mettant dans la peau de Miron&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://voir.ca/livres/2011/09/08/pierre-nepveu-gaston-miron-la-vie-dun-homme/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Une belle critique&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de Tristan Malavoy-Racine dans le journal Voir&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=He5UGGczIFI" target="_blank"&gt;Catherine Major, Le désert des solitudes&lt;/a&gt; (Spectra, 2011)&lt;/span&gt; &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4621162130297460760?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4621162130297460760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4621162130297460760' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4621162130297460760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4621162130297460760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/gaston-miron.html' title='Gaston Miron'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-zMpuUZe2NSU/TszaoI7czII/AAAAAAAABBQ/ql5bRar0rJg/s72-c/Gaston-Miron-La-vie-dun-homme5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5074115649472955493</id><published>2011-11-20T12:08:00.000-05:00</published><updated>2011-11-20T12:08:31.388-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Paul au parc</title><content type='html'>&lt;i&gt;Paul au parc&lt;/i&gt;, Michel Rabagliati, Éditions La Pastèque, 2011&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-fkftGOJ6Z5g/TskwFXayjWI/AAAAAAAABBA/pAahzTdJ1ck/s1600/408034.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="133" src="http://4.bp.blogspot.com/-fkftGOJ6Z5g/TskwFXayjWI/AAAAAAAABBA/pAahzTdJ1ck/s200/408034.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Image tirée du Journal La Presse, parution du week-end du 5 et 6 novembre&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'arrivée d'un nouveau Paul est toujours un événement, il n'y avait qu'à voir la file d'attente au Salon du livre ces derniers jours au stand des Éditions de la Pastèque pour s'en&amp;nbsp; convaincre... Particulièrement depuis &lt;i&gt;Paul à Québec&lt;/i&gt;, Michel Rabagliati est une &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/arts-visuels/201111/04/01-4464640-paul-au-musee-des-beaux-arts.php?" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;vraie star&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; ! &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-VLzMQZv3Lto/TskuUbTyDvI/AAAAAAAABA4/XJmi98MtVr8/s1600/9782923841052FS.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-VLzMQZv3Lto/TskuUbTyDvI/AAAAAAAABA4/XJmi98MtVr8/s200/9782923841052FS.gif" width="154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le tout dernier de la série des Paul, l'auteur nous plonge dans le climat politique de 1970 (&lt;a href="http://www.independance-quebec.com/flq/octobre/manifeste_manifeste70.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;revendications du FLQ&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://archives.radio-canada.ca/guerres_conflits/desordres_civils/dossiers/81/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Crise d'Octobre&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, etc.) grâce à une reconstitution minutieuse des détails historiques comme il sait si bien le faire. Fin observateur de son époque, chaque petit détail dans les dessins permet de situer plus précisément l'ambiance du moment, que ce soit dans la rue ou à la maison, avec ses parents, sa sœur qui se moque perpétuellement de lui, et surtout cette grand-mère parisienne qui vit dans l'appartement en face, sur le même palier, et qui s'immisce dans l'intimité de la famille, au grand dam de la mère de Paul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À l'été 1970, l'organisation scoute à laquelle Paul va prendre part deviendra une deuxième cellule familiale d'importance pour lui. Encouragés par les animateurs scouts, qui à l'époque, n'avaient pas l'image dépassée qu'ils peuvent avoir aujourd'hui, ainsi que  par la lecture du livre &lt;i&gt;Comment on devient créateur de bande dessinée&lt;/i&gt;, de Franquin (créateur de Spirou et de Gaston Lagaffe) et Gillain (Tanguy et Laverdure), Paul développera ses talents artistiques (photo, dessin).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il passera également sa première nuit seul dans la forêt, découvrira la vie en communauté, avec sa sizaine les Bruns, et partagera les valeurs plus ouvertes et libérales de ses animateurs, qui tentent de se détacher des préceptes plus formels de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Baden-Powell" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Baden-Powell&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, fondateur du scoutisme, dans un contexte de modernisation du Québec.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parallèlement au monde scout, Paul découvre aussi l'amour avec Hélène et sort tranquillement de l'enfance, sans grands heurts ni malheurs. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans cette atmosphère plus légère et anecdotique, la finale plus dramatique arrive de façon inattendue et nous permet de verser cette petite larme qui fait que les &lt;i&gt;Paul &lt;/i&gt;sont des incontournables de la BD, capables de nous émouvoir, de nous faire rire, de nous toucher. Michel Rabagliati est un auteur toujours aussi sensible et qui sait traduire par un coup de crayon simple et reconnaissable entre tous toute une gamme d'émotions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.lapasteque.com/Paul_au_parc.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Les Éditions de la Pastèque&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; (au bas de cette page, vous pourrez lire tous les articles consacrés au dernier Paul)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/335260/paul-au-parc-personnage-en-quete-de-son-moi" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;L'article du Devoir&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, par Fabien Deglise&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/bd-et-livres-jeunesse/201111/04/01-4464627-michel-rabagliati-un-romancier-qui-ecrit-avec-les-images.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;L'article de La Presse&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, par Alexandre Vigneault &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5074115649472955493?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5074115649472955493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5074115649472955493' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5074115649472955493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5074115649472955493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/paul-au-parc.html' title='Paul au parc'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-fkftGOJ6Z5g/TskwFXayjWI/AAAAAAAABBA/pAahzTdJ1ck/s72-c/408034.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5832929291997286984</id><published>2011-11-15T14:33:00.000-05:00</published><updated>2011-11-15T14:33:50.189-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Concert(s)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Danse'/><title type='text'>Danse Lhasa danse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-yY0rnDkdKwQ/TsK0EbbCQ8I/AAAAAAAABAw/TJfb5YM9_FA/s1600/danse-lhasa-danse-53788.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-yY0rnDkdKwQ/TsK0EbbCQ8I/AAAAAAAABAw/TJfb5YM9_FA/s200/danse-lhasa-danse-53788.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Il est étonnant de ne rien lire dans les médias (si ce n'est des pré-papiers) sur l'événement &lt;i&gt;Danse Lhasa danse&lt;/i&gt; de vendredi dernier à la cinquième salle de la Place des Arts. Même si ce spectacle ne sera pas reproduit, car il a été créé pour une soirée unique (peut-être aurons-nous des surprises ?), il m'apparait intéressant de souligner l'audace et la beauté de celui-ci. &lt;i&gt;Danse Lhasa danse&lt;/i&gt; a été présenté dans le cadre de Coup de cœur francophone, en hommage à la magnifique Lhasa.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Regroupant pas moins de 25 personnes en tout, dont 6 chanteurs, le spectacle &lt;a href="http://www.coupdecoeur.ca/2011/programmation/spectacle/53/danse-lhasa-danse" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Danse Lhasa danse&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; a été imaginé par l'artiste multidisciplinaire &lt;a href="http://www.ppsdanse.com/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Pierre-Paul Savoie&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, qui a eu cette idée après la mort de Lhasa De Sela le 1er janvier 2010. Il a présenté ce projet atypique à Alain Chartrand, le directeur général et artistique de &lt;a href="http://www.coupdecoeur.ca/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Coup de cœur&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'idée était de fusionner la danse et la musique sans séparer les deux médiums artistiques.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut dire que le pari a été réussi puisque la danse a littéralement "habillé" la musique de Lhasa, la rendant encore plus charnelle, presque vivante. Un magnifique tango, des corps qui se cherchent, se trouvent, roulent l'un sur l'autre, des danseurs qui se fuient, qui se retrouvent. Gumboots, danse contemporaine, flamenco, tango, tous ces styles se sont enchaînés avec bonheur.&lt;br /&gt;Des six chanteurs, seuls Thomas Hellman et Bïa ont réellement connu Lhasa. Ils nous ont livré une performance tout en finesse et en émotions. Bïa pourrait être la petite sœur spirituelle de Lhasa par son intensité et la chaleur de son chant. Thomas Hellman a chanté et joué du banjo en laissant parler la musique. &lt;br /&gt;Les autres chanteurs, Karen Young, à l'aise dans tous les registres, Alexandre Désilets (qui a également dansé avec Roxane Duchesne-Roy et qui a interprété avec brio trois chansons dont &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=uGNk_zHy4Mg" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Con Toda Palabra&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, certainement l'une des plus connues de Lhasa, ainsi que &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=AOLg_XY2cWA" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i class="spip"&gt;De Cara A la Pared&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;), Geneviève Toupin et Alejandra Ribera, une grande découverte (quelle voix!), ont tous été magnifiques de justesse. Ces chanteurs étaient accompagnés par &lt;span class="spip"&gt;Denis Faucher&lt;/span&gt; (piano, synthétiseur), &lt;span class="spip"&gt;Joe Grass&lt;/span&gt; (le seul ancien musicien de Lhasa présent, à la guitare), &lt;span class="spip"&gt;Sheila Hannigan (violoncelle)&lt;/span&gt; et &lt;span class="spip"&gt;Pascal Racine-Venne (batterie)&lt;/span&gt;, sous la direction musicale de &lt;span class="spip"&gt;Philippe Brault&lt;/span&gt; (contrebasse). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 21 chansons très bien choisies pour leurs thématiques étaient parfois accompagnées d'explications, dites par Lhasa elle-même, moments d'intenses émotions. Quelques petites vidéos ont été présentées également, mais juste assez pour ne pas rentrer dans le "facile". On l'a aussi entendue rire, la belle Lhasa, et cet éclat de rire restera ancré en moi comme souvenir de cette chanteuse qui célébrait la vie autant qu'elle essayait de comprendre et d'accepter la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À noter : un autre spectacle rendra hommage à Lhasa, avec quelques-uns des musiciens vus samedi soir dernier. Cela aura lieu au Rialto, le 6 janvier 2012, et vous pouvez vous procurer des billets &lt;a href="http://popmontreal.com/fr/evenement/la-route-chante-un-hommage-a-lhasa-de-sela" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. Cela promet d'être extraordinaire vu la liste des invités (Arthur H, Patrick Watson, The Barr Brothers...)...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;"Son œuvre m’a transpercé et elle m’atteint là où le créateur veut  prendre parole, déclare le fondateur de la compagnie PPS Danse. Je me  sens comme un relais de la résonance qu’elle a eue en moi: je reprends  le flambeau pour mettre son héritage en lumière. Comme le dit si bien  Mario Légaré, son bassiste, Lhasa avait quelque chose de sacré. Elle  chantait avec son âme. Donner une vision à ses chansons et les faire  résonner à travers le corps est une belle façon de lui dire merci et de  lui rendre hommage. Parce que la danse, c’est le langage de l’âme."(extrait de l'&lt;a href="http://voir.ca/scene/2011/11/10/pierre-paul-savoie-un-monument-pour-lhasa/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;article&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de Fabienne Cabado du journal Voir)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dfdanse.com/article1376.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Un article vient de paraître&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, qui apporte des informations supplémentaires sur le côté danse du spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5832929291997286984?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5832929291997286984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5832929291997286984' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5832929291997286984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5832929291997286984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/danse-lhasa-danse.html' title='Danse Lhasa danse'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-yY0rnDkdKwQ/TsK0EbbCQ8I/AAAAAAAABAw/TJfb5YM9_FA/s72-c/danse-lhasa-danse-53788.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-94318340836762324</id><published>2011-11-02T22:15:00.002-04:00</published><updated>2011-11-02T22:38:05.248-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Et au pire, on se mariera</title><content type='html'>&lt;i&gt;Et au pire, on se mariera&lt;/i&gt;, Sophie Bienvenu, Éditions La mèche, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-1rv7cRYn-Lk/Tq3s4nOrnyI/AAAAAAAABAk/WqZvep_3Hlk/s1600/389009.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-1rv7cRYn-Lk/Tq3s4nOrnyI/AAAAAAAABAk/WqZvep_3Hlk/s200/389009.jpg" width="127" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle belle surprise que cette nouvelle petite maison d'édition là !&lt;b&gt; &lt;a href="http://www.editionslameche.com/" target="_blank"&gt;La mèche&lt;/a&gt;, &lt;/b&gt;division de &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.courteechelle.com/" target="_blank"&gt;La courte échelle&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;nous offre des livres beaux et agréables. Format parfait, douceur de la couverture, lettrage séduisant pour l’œil...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et le contenu, qu'en est-il ? La maison d'édition attaque avec deux titres, &lt;i&gt;La solde&lt;/i&gt; d'Éric McComber, et &lt;i&gt;Et au pire, on se mariera&lt;/i&gt;, de Sophie Bienvenu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette dernière, au Québec depuis une dizaine d'années, nous avait déjà livré les états d'âme d'un chien sur son blogue &lt;i&gt;Lucie le chien&lt;/i&gt;, "adapté" en format livre par &lt;a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/resultats.asp?GenreID=33" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Septentrion&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, dans la collection Hamac (en même temps qu'&lt;i&gt;Un taxi la nuit&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les chroniques d'une mère indigne&lt;/i&gt;). Elle a par ailleurs déjà exploré le monde de l'adolescence avec sa série jeunesse &lt;a href="http://www.epizzod.com/histoires" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;(k)&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, parue à La courte échelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans son premier roman, l'auteure anthropomorphe crée le personnage d’Aïcha, jeune ado du Centre-Sud de Montréal, qui nous raconte son histoire. Enfin, à nous, ou plutôt à une travailleuse sociale. On devine un drame, la tension dans le récit s'intensifie, les mensonges d’Aïcha sont de plus en plus nombreux, sa colère de plus en plus forte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;Elle a dit tout doucement : « Mais Aicha... Il abusait de toi, c'était un sale type. »&lt;br /&gt;Je voulais la tuer.&lt;br /&gt;Tu  sais, quand t'as l'impression que tu sors de ton corps, tellement t'as  de la rage en dedans et qu'il n'y a plus de place pour toi-même ? Ben,  c'est comme ça que je me suis sentie. J'ai crié fort et longtemps.  (p.71)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est qu’Aïcha a fait la rencontre de Sébastien (Baz) et en est tombée amoureuse. Sauf que Baz a le double de son âge. Pour Aïcha, pas de problème, elle fera tout pour le séduire, sans que celui-ci n'entre cependant dans son jeu. À moins que...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;Pourquoi des fois, tu donnes tout, tout, tout à quelqu'un, tellement tout qu'il te reste plus rien pour toi, même pas toi-même, et il en veut pas ? Il te crisse tout ça en pleine face, sans prendre la peine de t'expliquer, ou quoi. Juste en te tape-tape-tapant sur la tête avant de retourner gratter des tounes poches sur sa guitare de merde. (p.56)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sophie Bienvenu utilise le langage adolescent de façon très précise. Si, au départ, on peut se demander comment elle s'en sortira pour que tournures de phrases ou expressions restent naturelles, on se rend compte qu'elle touche juste et incarne parfaitement cette adolescente brisée par la vie, qui énumère avec froideur ses drames personnels, comme si elle lisait une liste d'épicerie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par le biais de son personnage adolescent, unique narrateur de ce livre, l'auteure aborde des thèmes rarement traités par la littérature. Elle avoue d'ailleurs volontiers qu'elle voulait déranger le lecteur par ses propos et les thèmes abordés. Un de ses amis lui aurait même dit : « Je ne veux  pas lire tes saloperies ». Une chose est sûre : ce ne sont certainement pas des saloperies, car il n'y a aucune perversion dans &lt;i&gt;Et au pire, on se mariera&lt;/i&gt;. Juste une très jeune femme qui n'a jamais appris comment elle devait aimer et être aimée. Une très jeune femme qui commet l'irréparable pour ce qu'elle croit juste, parce qu'elle est toute &lt;i&gt;croche&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Et Sophie Bienvenu réussit dans ce court récit à nous happer dans le quotidien d’Aïcha et à nous accrocher à sa souffrance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entrevue avec l'auteure dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201110/21/01-4459414-et-au-pire-on-se-mariera-les-amours-interdites.php?" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La Presse&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, par Chantal Guy&lt;br /&gt;Le site de &lt;b&gt;&lt;a href="http://zerotom.net/" target="_blank"&gt;Sophie Bienvenu&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : la folie de &lt;a href="http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/71659/date/2011-10-17/article/camille-retour-vivant-et-vibrant/" target="_blank"&gt;Camille&lt;/a&gt;, avec son dernier album &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/disques/201110/29/01-4462618-camille-personnalites-multiples-12.php" target="_blank"&gt;Ilo Veyou&lt;/a&gt;, paru chez EMI il y a 15 jours&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-94318340836762324?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/94318340836762324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=94318340836762324' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/94318340836762324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/94318340836762324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/11/et-au-pire-on-se-mariera.html' title='Et au pire, on se mariera'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-1rv7cRYn-Lk/Tq3s4nOrnyI/AAAAAAAABAk/WqZvep_3Hlk/s72-c/389009.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5775000955125642975</id><published>2011-10-22T23:55:00.003-04:00</published><updated>2011-11-02T22:23:25.602-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniqueur invité'/><title type='text'>La chute de Sparte [AJOUT]</title><content type='html'>&lt;i&gt;La chute de Sparte&lt;/i&gt;, Biz, Éditions Leméac, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Wq0nZJQDpp4/Tp9wCRDyskI/AAAAAAAABAQ/3vl-kpV7vqY/s1600/chute-de-sparte-biz-roman-jeunesse-livre-biz.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-Wq0nZJQDpp4/Tp9wCRDyskI/AAAAAAAABAQ/3vl-kpV7vqY/s200/chute-de-sparte-biz-roman-jeunesse-livre-biz.jpg" width="118" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;Quatrième de couverture :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Steeve,  grand lecteur, féroce critique de la société, raconte sa dernière année  de secondaire marquée par la mort du quart-arrière des Spartiates,  l'équipe de football de l'école Gaston-Miron.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La chute de Sparte ressemble à son auteur : drôle, cultivé, aux opinions fortes, aux désirs vifs, et dont la passion pour l'Histoire confère au récit une profondeur insoupçonnée. Son narrateur rejoint, par son esprit agile et caustique, ces grandes figures adolescentes à l'esprit torturé qui s'apprêtent à quitter l'enfance pour une aventure adulte pas piquée des vers... &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;a href="http://voir.ca/livres/2011/09/15/biz-la-chute-de-sparte/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;son article du Journal Voir&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, le journaliste Dominic Tardif sous-entendait que les adolescents auxquels s'adresse le roman de Biz ne seraient pas touchés par son propos. J'ai voulu tenter l'expérience avec un ado de mon entourage en lui faisant lire le roman et en lui proposant de m'écrire ses impressions. Son enthousiasme à la lecture des premières pages fut tel qu'il a achevé les 165 pages du roman en seulement quelques jours et qu'il m'a écrit son texte immédiatement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le voici : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La chute de Sparte&lt;/i&gt; est un livre écrit par Biz, le chanteur du groupe Loco Locass. Je l’ai adoré car il s'agit d'un livre qui combine humour, joie, noirceur et tristesse. C’est selon moi le juste milieu d’une vie normale. En effet, tout être humain a des hauts et des bas.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est aussi l’image parfaite d’un adolescent. Un adolescent est souvent révolté et veut toujours avoir du plaisir. Mais quand une vérité sort ou quand on lui met le nez dans son caca, ça lui fait prendre conscience des choses. Ce qu’il n’aime pas faire. Comme de se retrouver face à la bêtise des autres, et donc face à la sienne en quelque sorte.&lt;br /&gt;De plus, Steeve et son ami Samir ont souvent des discussions avec les parents de Samir, et ils parlent de sujets qui nous touchent. Par exemple, dernièrement, en sortant du cours d'histoire, on a parlé de la souveraineté du Québec avec mes amis. La défense de la langue française est aussi un sujet qui nous préoccupe et on en parle souvent entre nous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les traits psychologiques comme physiques des personnages sont mis en valeur et ça donne un côté chaleureux au livre. Comme si nous avions vu les scènes. J’ai aussi aimé le fait qu’il y ait plusieurs éléments déclencheurs : entre autres, la colère de Maxime Giroux et la mort de MSA. Ces deux éléments déclencheurs amènent du piquant à l’histoire, ce qui fait que l’on reste encore plus accroché au livre.&lt;br /&gt;La bagarre avec Maxime Giroux m'a fait penser à ce qui arrive parfois dans mon école. Certains élèves se battent souvent à cause du racisme ou de la jalousie. Il faut dire qu'il y a beaucoup de bandes qui se forment naturellement selon les classes sociales ou la culture. Pour cet aspect, le livre est très réaliste.&lt;br /&gt;En ce qui concerne l'homosexualité, il y a plusieurs élèves à l'école qui se disent bisexuels ou homosexuels, et personne ne les ennuie avec ça. Par contre, le mot "fif" comme insulte (&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Pour les lecteurs de la France, le mot "fif" est l'équivalent de "tapette")&lt;/span&gt; est toujours très populaire, mais ne pointe pas précisément l'orientation sexuelle de la personne visée par l'insulte. C'est un mot fourre-tout.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand on rentre dans ce livre de 165 pages, on veut juste qu’il dure éternellement. Pour y ajouter du piquant, on aurait bien aimé que la relation entre la prof de français et Steeve se développe un peu plus, qu'elle l'encourage plus encore ou qu'il ose lui avouer son amour.&lt;br /&gt;Mais la fin du livre est très optimiste, on sait que Steeve a fait le bon choix et qu'il réussira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bravo Biz!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Théo-Paul Petit] &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors qu'un &lt;a href="http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/10/20111018-191024.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;jeune de 15 ans vient à nouveau de mettre fin à ses jours&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; parce qu'il se faisait écœurer à l'école à cause de sa bisexualité déclarée, le livre de Biz tombe à point et offre je crois une belle ouverture sur un monde adolescent intelligent, qui évoque aussi ces troubles, ces malaises, ce mal-être propre à l'adolescence mais qui accorde une réflexion contrastée, plus poussée, plus sensible à la différence. Cela change de l'image que la plupart des gens ont des jeunes, et en cela, Biz a bien saisi (ou s'est bien remémoré sa propre adolescence !) tous les contrastes qui traversent la vie de nos adolescents.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est certain que le narrateur - quand on connaît un peu Biz comme orateur (il a notamment officié régulièrement cet été dans l'émission &lt;i&gt;On aura tout lu&lt;/i&gt;, et les débats étaient parfois houleux!) et comme chanteur des textes de Loco Locass - nous fait penser à son créateur, avec ses idées (notamment au sujet de la souveraineté du Québec) et son ton.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais l'environnement dans lequel évolue Steeve, son école secondaire, sa famille, ses amis, tout cela a particulièrement touché notre chroniqueur d'un jour !&lt;br /&gt;Et vous, avez-vous aimé &lt;i&gt;La chute de Sparte&lt;/i&gt;, de Biz ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit ajout : &lt;a href="http://video.telequebec.tv/video/8991/biz" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;une entrevue avec Biz aux Francs-Tireurs&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, sur Télé-Québec. Passionnant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.goutemesdisques.com/chroniques/album/father-son-holy-ghost/" target="_blank"&gt;Girls, Father, Son, Holy Ghost&lt;/a&gt; (Turnstile, 2011)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;.&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt; Magnifique, planant, à la fois profond et léger comme l'été...&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5775000955125642975?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5775000955125642975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5775000955125642975' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5775000955125642975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5775000955125642975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/10/la-chute-de-sparte.html' title='La chute de Sparte [AJOUT]'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Wq0nZJQDpp4/Tp9wCRDyskI/AAAAAAAABAQ/3vl-kpV7vqY/s72-c/chute-de-sparte-biz-roman-jeunesse-livre-biz.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-2828206250546427868</id><published>2011-10-08T00:20:00.006-04:00</published><updated>2011-10-11T16:38:03.681-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Belles-Soeurs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-iVmPBuLNUYk/To_L-QWV7WI/AAAAAAAABAM/hwbbgAfBbjg/s1600/belles_soeurs.preview.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="147" src="http://3.bp.blogspot.com/-iVmPBuLNUYk/To_L-QWV7WI/AAAAAAAABAM/hwbbgAfBbjg/s200/belles_soeurs.preview.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Belles-sœurs&lt;/i&gt;, théâtre musical, d'après &lt;i&gt;Les Belles-Sœurs&lt;/i&gt;, de Michel Tremblay, Livret, paroles et mise en scène de René-Richard Cyr, Musique de Daniel Bélanger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vu à la polyvalente de Saint-Jérôme, le 7 octobre 2011 &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la petite histoire :&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Germaine Lauzon a gagné un million de timbres-primes, qui lui permettent de se procurer des objets divers qu'elle choisit dans un catalogue. Afin de coller tous ces timbres, elle invite chez elle ses sœurs, belles-sœurs, amies et voisines à l'aider. L'ambiance dégénère rapidement à cause de la jalousie de ces femmes.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nul besoin de publiciser l'adaptation du chef-d’œuvre de Michel Tremblay, mise en scène par René-Richard Cyr, en musique par Daniel Bélanger, et interprétée par des comédiennes toutes plus formidables les unes que les autres. En effet, les critiques sont toutes plus que dithyrambiques et il est presque impossible de trouver des billets pour l'une des dates proposées durant l'année 2011-2012...&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;« Un ravissement total, une grande réussite [...] On a beau vouloir mesurer ses propos, restreindre ses emportements... Rien n'y fait ! Devant un objet aussi exceptionnellement abouti, on ne peut s'empêcher de crier au génie.»&lt;br /&gt;Christian St-Pierre, Voir&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;« Un grand show populaire, un irrésistible party. La qualité du jeu d'ensemble des 15 comédiennes est impressionnante. le spectacle mis en scène par Cyr a du rythme et de l'âme. Bref, le pari est relevé avec brio.»&lt;br /&gt;Marie Labrecque, Le Devoir&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Réunissez trois génies, Michel Tremblay, René-Richard Cyr et Daniel Bélanger qui unissent leurs forces et développent avec leurs compétences et leurs talents propres une pièce qui transcende le théâtre et la comédie musicale, qui fait vivre un monument de la culture populaire québécoise, en y faisant chanter, qui plus est, des actrices au talent immense.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une mention spéciale pour Maude Guérin, qui, par sa seule présence, sans ouvrir la bouche pendant la moitié du spectacle, dégage tout un personnage... Mais toutes sont extraordinaires. Au niveau du chant, leurs voix s'unissent harmonieusement et soutiennent les textes parfois drôles, parfois durs, toujours justes. Mon accompagnatrice a été subjuguée par la voix de Kathleen Fortin (que l'on a vue entre autres dans &lt;i&gt;Les invincibles&lt;/i&gt; et dans &lt;i&gt;Nelligan&lt;/i&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Cette pièce de théâtre musical donne envie de chanter et lorsqu'elle se termine, on en veut encore et encore... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À voir absolument si des dates s'ajoutent ou que des amis vous proposent leurs billets !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(D'ailleurs si quelqu'un qui lit ce billet a des places à me proposer, je suis preneuse...) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.belles-soeurs.ca/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Le site Internet de Belles-sœurs&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;En écrivant ceci, j'écoute le disque Belles-sœurs !&lt;/span&gt; &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-2828206250546427868?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/2828206250546427868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=2828206250546427868' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2828206250546427868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2828206250546427868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/10/belles-soeurs.html' title='Belles-Soeurs'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-iVmPBuLNUYk/To_L-QWV7WI/AAAAAAAABAM/hwbbgAfBbjg/s72-c/belles_soeurs.preview.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4737969575930135027</id><published>2011-10-02T22:35:00.006-04:00</published><updated>2011-10-02T23:07:33.068-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Masse critique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Guide touristique'/><title type='text'>New York, New York</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;New York&lt;/i&gt;, 6e édition mise à jour par Annie Gilbert et Pierre Ledoux, Éditions Ulysse, 2011&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Livre reçu dans le cadre de Masse Critique Québec, automne 2011&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-19C_t_uDU6s/TofSwTxYMGI/AAAAAAAABAI/wPv-MFS1Aaw/s1600/ulysseNYcover150.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-19C_t_uDU6s/TofSwTxYMGI/AAAAAAAABAI/wPv-MFS1Aaw/s200/ulysseNYcover150.jpg" width="133" /&gt;&lt;/a&gt;Critiquer un guide de voyage n'est pas chose aisée si l'on ne peut se déplacer sur les lieux qui sont évoqués.&lt;br /&gt;Ainsi, en recevant dans le cadre de &lt;a href="http://www.babelio.com/massecritique2.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Masse Critique&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; le guide Ulysse sur New York, mis à jour pour la sixième fois, j'aurais pu me retrouver le bec à l'eau. Mais il se trouve que, le hasard faisant bien les choses, nous avions prévu un petit week-end dans la Grosse Pomme. Je peux donc facilement me baser sur ces quelques jours et parcourir ce guide, qui me fera revivre une très belle fin de semaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Loin de moi l'idée de tout lire, je vais vous parler des endroits que j'ai visités, en comparant ma perception à ce que le guide en dit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout d'abord, on remarquera que le guide Ulysse offre de belles cartes précises et nombreuses, ce qui est un must quand on n'arrive pas à mettre la main sur un plan correct une fois sur place.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le guide est, d'autre part, bien séparé entre l'historique, le géographique, les renseignements plus généraux au début, puis les attraits touristiques, par quartier (à noter que &lt;b&gt;tous&lt;/b&gt; les quartiers de New York sont inclus et pas seulement Manhattan), avec une bonne sélection de musées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À ce sujet, une petite anecdote. Nous avions décidé d'aller visiter le &lt;a href="http://whitney.org/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Whitney Museum of American Art&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, histoire de changer un peu des &lt;a href="http://www.moma.org/explore" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;MoMA&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; et autres &lt;a href="http://www.guggenheim.org/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Guggenheim&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;... Nous espérions y voir des toiles de Basquiat, Hopper et consorts. Mais le musée ne consacre finalement que peu d'espace à sa collection permanente, qui est si importante qu'ils ne peuvent pas toujours tout montrer et qu'ils changent régulièrement ce qu'ils présentent. Tout le reste correspond à des expos temporaires. Nous avons, grâce à cela, découvert un peintre que je ne connaissais pas : &lt;a href="http://whitney.org/Exhibitions/LyonelFeininger" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Lyonel Feininger&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. Par contre, nous n'avons vu aucun Basquiat... Alors avant de vous rendre à ce musée a priori fort intéressant, renseignez-vous sur ce que vous pourrez y voir. Nous étions assez déçus, étant donné le prix payé à l'entrée, surtout que nous n'en avions choisi qu'un, par manque de temps et de budget. Il vaut mieux, alors, se rabattre sur des valeurs sûres.&lt;br /&gt;Concernant les attraits touristiques, tout le monde sait que New York en regorge et ce ne sont pas les activités qui manqueront. Elles sont ici toutes très bien regroupées.&lt;br /&gt;Toutes les activités que nous avons eu le temps de faire sont même répertoriées dans les premières pages, intitulées "&lt;i&gt;Le meilleur de New York&lt;/i&gt;". La &lt;a href="http://www.thehighline.org/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;High Line&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, la traversée du &lt;i&gt;Brooklyn Bridge&lt;/i&gt;, une balade dans Central Park, la visite d'un ou deux musées sont des incontournables à New York. Vous n'avez qu'à choisir...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dans une deuxième grande partie, on trouve tout ce qui concerne l'hébergement, la restauration et les sorties, toujours classés par quartier.&lt;br /&gt;L'hôtel que nous avons fréquenté à Brooklyn n'est pas listé mais valait vraiment le coup, à la fois pour le prix et pour sa situation (150$ par nuit pour une chambre double privée avec salle de bains), à une vingtaine de minutes de Manhattan (station de métro à 3 minutes de l'hôtel). Il s'agit du &lt;a href="http://www.booking.com/hotel/us/summer.en.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Sumner Hotel&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, situé dans le East Williamsburg. Une de nos amies a logé à l'auberge de jeunesse &lt;a href="http://www.nylofthostel.com/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;The New York Loft Hostel&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, à Brooklyn, que j'ai pu visiter, et qui est vraiment très bien aménagée. Dortoirs tout neufs, déco moderne, personnel sympathique et souriant ! Les prix sont assez élevés mais l'amie qui logeait là y retournerait sans hésiter.&lt;br /&gt;Vous trouverez sûrement votre bonheur dans tous les hébergements proposés dans le guide Ulysse, il y en a pour toutes les bourses. On sait que se loger à New York peut revenir très cher, alors en évaluant bien la manière dont vous voulez passer votre séjour dans la Grosse Pomme, vous trouverez un moyen pour que cela soit plus économique pour vous. Par exemple, si vous voyagez en groupe, vous pouvez trouver un appartement à louer, ce qui réduira beaucoup le prix consacré à l'hébergement. Ulysse cite plusieurs ressources Internet pour trouver un appartement temporaire. J'en rajouterai cependant une : le site Internet &lt;a href="http://www.housetrip.com/?locale=en" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Housetrip&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, qui vous permet de trouver des appartements selon des critères très précis. Une mine d'or !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, Ulysse offre des cartes vers la fin du guide, en situant toutes les ressources (hôtels, restaurants, bars) évoquées dans le guide. Un plus.&lt;br /&gt;Une taverne de Greenwich Village où nous sommes allés est référencée dans le guide : la &lt;a href="http://whitehorsetavern.us/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;White Horse Tavern&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, quartier général du poète Dylan Thomas (qui s'y évanouit en 1953 après avoir bu 18 whiskys, selon la légende), de Jack Kerouac et de Bob Dylan. Nous y avons pris une bonne bière dans une ambiance très américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux grands magasins de Manhattan, nous avons préféré le marché aux puces de Brooklyn, où nous nous sommes délectés de toutes les bébelles possibles et imaginables. Un homme offrait même sur ce marché aux puces des "&lt;i&gt;granola + Relationship Advice&lt;/i&gt;" (granola + conseil relationnel), ça ne s'invente pas, c'est New York...&lt;br /&gt;Tous ces marchés aux puces et autres antiquaires et magasins spécialisés sont répertoriés dans le guide mais je n'ai pas trouvé la référence de ce marché aux puces de Williamsburg. Dommage, car en plus d'y trouver peut-être des objets hétéroclites, vous pourrez profiter d'une des plus belles vues de Manhattan qu'il m'ait été donné de voir durant ce séjour. Le quartier Williamsburg, absolument charmant, se trouve en effet sur les bords de l'East River.&lt;br /&gt;À Brooklyn, on trouve aussi beaucoup de galeries artistiques, et nous avons eu la chance de participer au vernissage de quelques artistes dans l'une d'elles, &lt;a href="http://theinvisibledog.org/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;The Invisible Dog&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Le lieu et les expos présentées valent le détour. Une très belle expérience.&lt;br /&gt;Sans le savoir, nous avons dîné dans l'un des restaurants &lt;i&gt;in&lt;/i&gt; de Brooklyn, le &lt;a href="http://www.seathainyc.com/sea/brooklyn/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;SEA&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, qui offre une cuisine thaïlandaise raffinée et peu chère, dans un décor très recherché. Le guide Ulysse en parle également comme un bon resto au style très new-yorkais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voulez aller à New York et les punaises de lit vous font peur ? Sachez qu'il existe un registre des punaises de lit, visible &lt;a href="http://bedbugregistry.com/local/nyc/40.79770628/-73.8715948/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;Je n'ai pas vu la mention des punaises de lit dans le guide Ulysse, mais bon, c'est sûr que ce n'est pas très vendeur...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;En somme, un très bon guide sur New York, pour en avoir feuilleté plus d'un durant ce séjour, je le recommanderais vivement, et repartirai avec la prochaine fois. De plus, celui-ci est assez léger et peut donc se transporter facilement.&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, New York est un incontournable pour qui aime la vie urbaine, et on ne s'y ennuie jamais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, bon voyage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.listentofeist.com/metals/" target="_blank"&gt;Feist, Metals&lt;/a&gt; (Cherrytree / Interscope / Universal, 2011) &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4737969575930135027?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4737969575930135027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4737969575930135027' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4737969575930135027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4737969575930135027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/10/new-york-new-york.html' title='New York, New York'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-19C_t_uDU6s/TofSwTxYMGI/AAAAAAAABAI/wPv-MFS1Aaw/s72-c/ulysseNYcover150.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-6767414936930087533</id><published>2011-09-15T22:15:00.000-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.732-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Mon amoureux est une maison d'automne</title><content type='html'>&lt;i&gt;Mon amoureux est une maison d'automne&lt;/i&gt;, Mara Tremblay, Éditions Les 400 coups, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-SGTGEIdU0BQ/Tm9mIFj1vLI/AAAAAAAABAE/BUBlDW6BGAY/s1600/1201694-gf.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-SGTGEIdU0BQ/Tm9mIFj1vLI/AAAAAAAABAE/BUBlDW6BGAY/s200/1201694-gf.jpg" width="142" /&gt;&lt;/a&gt;Mettons tout d'abord les choses au clair : Ce roman n'est pas une autobiographie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;«Pas du tout, répond la principale intéressée. Je me révèle beaucoup  plus dans mes disques. Mes chansons sont toutes autobiographiques. Pour  moi, la musique et la littérature, ce sont deux types d’écriture  complè­tement différents. La première est connectée à mon cœur, à mes  émotions, tandis que la deuxième est reliée à mon imagination. Je me  suis mise dans la peau d’une autre personne. Je pouvais lui faire vivre  ce que je voulais.»&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui n'empêche pas d'avoir de la difficulté à "oublier" Mara derrière le personnage de Florence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Florence, début quarantaine, mère de deux enfants qu'elle chérit plus que tout, est aux prises avec le deuil (sa mère vient de mourir), la maladie (elle est bipolaire), la rupture amoureuse (elle est séparée du père de ses enfants et a de la difficulté à se stabiliser auprès d'un homme). Elle se cherche, beaucoup, et la plume de Mara Tremblay décortique ses gestes et pensées quotidiennes, et nous fait vivre les montagnes russes que Florence traverse. Cela comporte ses qualités et ses défauts. Qualités pour le fond : l'évocation de la réalité d'une personne bipolaire, des agressions sexuelles que l'on tait bien trop souvent, et des troubles sexuels et affectifs découlant de ces drames.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Défauts pour la forme : le côté décousu et narcissique de l'exercice, la multiplication excessive du pronom personnel je, plaqué là pour nous relater le quotidien et les émotions souvent redondants de Florence. Malheureusement, ces défauts de style empêchent l'attachement au personnage, qui au lieu de nous attendrir, semble nous étouffer en même temps qu'il s’essouffle lui-même.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce récit s'apparente à un journal, comme le dit Nathalie Petrowski (voir le lien sur l'article ci-bas), au « journal d'une bipolaire ». Thérapie probablement bénéfique pour son auteure qui, en évoquant la mort de la mère de Florence et en l'opposant à la naissance de son deuxième enfant, tente de provoquer son propre travail de deuil, qu'elle avoue avoir du mal à faire. Si le titre nous laisse imaginer une œuvre poétique, il s'agit surtout d'un récit cathartique pour Mara Tremblay, et il nous donne l'impression d'avoir été écrit dans l'urgence et peu retravaillé par la suite. Ce qui aurait pu faire la différence entre un projet d'écriture et un objet littéraire. &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'article (entrevue) de &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201109/13/01-4447101-mara-tremblay-et-le-journal-dune-bipolaire.php" target="_blank"&gt;Nathalie Petrowski&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; dans La Presse&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'entrevue à &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/plus_on_est_de_fous_plus_on_lit/2011-2012/archives.asp?date=2011-09-08" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Plus on est de fous, plus on lit !&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-6767414936930087533?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/6767414936930087533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=6767414936930087533' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6767414936930087533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6767414936930087533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/09/mon-amoureux-est-une-maison-dautomne.html' title='Mon amoureux est une maison d&apos;automne'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-SGTGEIdU0BQ/Tm9mIFj1vLI/AAAAAAAABAE/BUBlDW6BGAY/s72-c/1201694-gf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4753553192468729136</id><published>2011-09-01T10:06:00.000-04:00</published><updated>2011-09-01T10:06:44.300-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Manabé Shima</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Manabé Shima&lt;/i&gt;, Florent Chavouet, Éditions Philippe Picquier, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-getrbn-tsPQ/Tl2SpBWMj7I/AAAAAAAABAA/NT7rOxX4T7w/s1600/manabe-shima.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-getrbn-tsPQ/Tl2SpBWMj7I/AAAAAAAABAA/NT7rOxX4T7w/s200/manabe-shima.jpg" width="168" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;Coup de cœur BD de l'été&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Le Japon est tellement une île qu'il est un archipel. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dans le catalogue japonais, on trouve des îles industrielles, des îles  artificielles, des îles sacrées, des îles formol, des îles atoll, des  îles balnéaires, des îles bleu-vert, des îles sauvages, des îles sans  âge, des îles connues, Shikoku, et même des îles où l'on pêche et l'on  boit.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Parmi ces miettes de terre, il y a Manabeshima, une île dont on parle peu, mais où poussent très bien les poissons.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ainsi que nous est présenté le dernier ouvrage du bédéiste français Florent Chavouet, passionné de l'Asie et du Japon en particulier, qui a passé deux mois sur l'île de &lt;b&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manabeshima"&gt;Manabeshima&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, à l'été 2009.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n'avait que 2 000 euros en poche, et a souvent dû troquer ses dessins contre des services divers...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a dessiné et relaté le quotidien de cette petite île de pêcheurs traditionnels, dont la population décroît, contrairement à sa voisine Shiraishishima, qui se peuple chaque été de nombreux touristes balnéaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Florent Chavouet nous offre une vraie cartographie de l'ile de &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.manabeshima.com/#" target="_blank"&gt;Manabeshima&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, nous proposant même une magnifique carte grand format du village de Honmura, insérée à la fin du livre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Déjà créateur de &lt;a href="http://cafe-geo.net/article.php3?id_article=1687"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Tokyo Sanpo (Promenades à Tokyo)&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, que je me promets de lire bientôt (et qui a reçu le Prix Ptolémée 2009 au &lt;a href="http://www.saint-die.eu/le-festival.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Festival international de géographie&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de Saint-Dié-des-Vosges), Florent Chavouet parcourt actuellement la Corée du Sud et le Japon, &lt;a href="http://www.beecyclo.fr/category/remorque-beez-en-randonnee/japan-trip-2010-remorque-beez-en-randonnee/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;à vélo&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, et il se trouve en ce moment même à... Manabeshima ! Quelle coïncidence...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là-bas, il a probablement retrouvé tous ses amis, rencontrés lors de son séjour, et qui l'ont accueilli presque comme un membre de leur famille. Dans l'ouvrage de Florent Chavouet, nous faisons leur connaissance en lisant leur quotidien, dessiné avec un souci du détail étonnant. Les représentations des habitations - en particulier - sont saisissantes, tant il y a des détails à regarder et d'explications à lire. J'ai souvent retourné le livre pour ne perdre aucun élément présenté, ce qui m'a un peu rappelé l'ouvrage &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/07/feuille-de-chou.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Feuille de chou&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, de Matthieu Sapin, sur le tournage du film de Joann Sfar, &lt;i&gt;Gainsbourg, vie héroïque&lt;/i&gt;.&amp;nbsp; Mais la comparaison s'arrête là car les deux ouvrages n'ont rien à voir au niveau du style.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur nous relate le quotidien d'un petit village ordinaire, avec un humour souvent subtile, parfois décapant. Tout le monde y passe, y compris les chats du coin, et nous avons même droit, p.62-63, à une "Géopolitique de la griffe", où l'auteur nous explique les territoires et lieux de bataille de nos amis félins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ses dessins sont d'ailleurs très réalistes et ressemblent souvent à des photographies. Représentations des hommes, des chats, mais aussi de la nature, des plantes, de la nourriture, et des poissons, entre autres. Florent Chavouet, en plus d'être un géographe, un cartographe et un sociologue, se fait naturaliste, et s'approche en ce point du travail artistique de &lt;a href="http://i22.servimg.com/u/f22/11/82/45/54/l_homm10.jpg" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Taniguchi&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, dont le travail minutieux de représentation de la nature (notamment les arbres et la montagne) m'a toujours fascinée. L'arbre dessiné en p.82 - que je ne peux malheureusement pas vous montrer - est magnifique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;C'est finalement l’œuvre profondément humaniste d'un homme curieux, ouvert à l'Autre, qui nous fait découvrir avec passion un pays qu'il aime visiblement, et qu'il nous donne surtout envie d'aimer à notre tour, et de visiter. Florent Chavouet, comme nous le prouve son périple actuel à bicyclette, est un aventurier baroudeur comme il ne s'en fait presque plus (on pense à Nicolas Bouvier), et il nous fait partager, grâce à son don pour le dessin, ses observations simples, mais jamais simplistes, sur la condition humaine dans des contrées lointaines. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.florentchavouet.com/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Le site de l'auteur&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2124" target="_blank"&gt;Un très bon article&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;sur le site Cafés géographiques&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=3iXWfnDeVHw" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Une entrevue de l'auteur&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : poc...poc...poc...poc...poc...poc...POC (tournoi de tennis US Open oblige...)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4753553192468729136?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4753553192468729136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4753553192468729136' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4753553192468729136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4753553192468729136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/09/manabe-shima.html' title='Manabé Shima'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-getrbn-tsPQ/Tl2SpBWMj7I/AAAAAAAABAA/NT7rOxX4T7w/s72-c/manabe-shima.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3231115729725388558</id><published>2011-08-21T21:20:00.000-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.734-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur américain'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>La grande maison</title><content type='html'>&lt;i&gt;La grande maison&lt;/i&gt;, Nicole Krauss, Éditions du Boréal, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-91GyBbAU4HU/TlFAxMEahFI/AAAAAAAAA_g/HyiK26kfpAg/s1600/La+grande+maison.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-91GyBbAU4HU/TlFAxMEahFI/AAAAAAAAA_g/HyiK26kfpAg/s200/La+grande+maison.jpg" width="129" /&gt;&lt;/a&gt;Le dernier roman de la brillante auteure Nicole Krauss donne le vertige, par son ambition, sa complexité narrative, la lecture attentive qu'il nous impose. Roman exigeant, à l'histoire qui se déploie dans plusieurs directions, à différentes époques, dans différents pays, cette œuvre de la New-Yorkaise est éblouissante à plusieurs égards.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;L'histoire nous transporte de New York à Londres en passant par Jérusalem. Un énorme bureau d'acajou, aux multiples tiroirs, dont un seul ferme à clé, sert d'écritoire à une auteure américaine, Nadia. Une jeune femme, Leah, contactera la femme pour récupérer le bureau de son père, Daniel Varsky, un poète chilien assassiné, qui avait légué ce bureau à Nadia. Mais devant le trouble que l'absence de ce bureau provoque chez elle, Nadia décide de partir à Jérusalem, afin de retrouver la jeune Leah.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous rencontrons également Yoav, le frère de Leah, jeune homme mystérieusement traumatisé par son père, le collectionneur d'art Weisz, qui recherche des objets que les gens ont dû abandonner à cause de la guerre. Le fameux bureau est peut-être l'un de ces objets.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous lisons aussi la confession d'un père à son fils, parti étudier et vivre à Londres et qui exercera comme brillant avocat puis juge, tout en voulant devenir écrivain. Un père plein de regrets et qui souhaite se rapprocher de son enfant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et nous verrons aussi comment un homme se rendra compte que sa femme lui a caché tout un pan important de sa vie et quel traumatisme révèlera cette découverte.&lt;br /&gt;Tous ces destins se recoupent, d'une façon ou d'une autre, et les ficelles se démêlent à la fin du récit. Ces destins brisés, abimés par la guerre, par la solitude, par le deuil, déroulent le fil de leurs vies riches, qui trouvent toutes leurs points d'ancrage dans la transmission, l'héritage. Ils sont tous en réaction face à leurs traumatismes propres.&lt;br /&gt;L'auteure explique en effet :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Mes livres abordent tous la façon dont chacun réagit à une catastrophe, qu'il s'agisse comme dans &lt;i&gt;La Grande Maison&lt;/i&gt;  de la Shoah, de la dictature chilienne ou de la guerre de Yom Kippour.  Et ce qui m'intéresse en effet dans cette réaction au pire, c'est la  façon, chez ceux qui y ont survécu, dont ils ont dû se réinventer  eux-mêmes, souvent à travers des réinterprétations radicales du passé,  une réécriture de leurs souvenirs. »&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a reproché à Nicole Krauss « &lt;a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-grande-maison_991721.html" target="_blank"&gt;d'égarer ses lecteurs&lt;/a&gt; », à son roman d'être un « indigeste fourre-tout » (même article), mais on a aussi dit qu'il s'agit&amp;nbsp; « &lt;a href="http://www.nabbu.com/chronique/grande-maison,226.html" target="_blank"&gt;d'une expérience de lecture exigeante, certes, peut-être même  éprouvante, mais la richesse, la beauté et la justesse de ce que dit [le roman]  de l’expérience humaine vaut incontestablement le détour&lt;/a&gt;».&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les lecteurs qui s'accrocheront pour suivre le fil conducteur de cette histoire, qui exige que l'on se laisse emporter dans cette œuvre monumentale, que l'on fasse entièrement confiance à son architecte, qui, par son écriture si fine, si précise, évocatrice comme rarement, nous permet de toucher à l'essence même de l'humain, ceux-là s'orienteront vers ce dernier commentaire, et partageront une expérience de lecture totale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nicole Krauss nous pousse dans nos retranchements, dans nos fragilités, et ses personnages nous habitent longtemps après la lecture de son roman. Elle nous pousse aussi à nous abandonner dans les bras de Dame Littérature, et nous transmet son amour des livres et des mots.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À la fois suspense inquiétant autour d'un bureau, qui nous apparaît quasiment magique (il est source de l'inspiration de l'auteure du premier chapitre, son absence entraînant la panne sèche et le syndrome de la page blanche), et que l'on recherche dans tout le roman, et drame psychologique qui nous entraîne sur les rives de la Shoah, avec toutes les questions sur l'identité et la mémoire que cela implique, &lt;i&gt;La grande maison&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Great House&lt;/i&gt;), complexe et riche, ne peut laisser personne indifférent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après &lt;i&gt;L'histoire de l'amour&lt;/i&gt;, dont j'ai parlé &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2007/03/lhistoire-de-lamour-de-nicole-krauss.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, Nicole Krauss nous offre un roman plus complexe, moins drôle, mais les thématiques qui traversent les deux livres se rejoignent, et on y trouve le même amour que l'auteure a pour la vie et la littérature.&lt;br /&gt;Devant ce colossal travail et cette brillante et approfondie réflexion, je m'incline. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;« Le seul lieu auquel j'appartiens, c'est l'espace du livre que j'écris. Un lieu fictif que je reconstruis. »&lt;br /&gt;Nicole Krauss&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Une &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.telerama.fr/livres/la-grande-maison,68327.php" target="_blank"&gt;critique&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; à laquelle je m'identifie pleinement&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.telerama.fr/livre/j-aime-mieux-lire-67-rencontre-avec-la-romanciere-nicole-krauss,68305.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Une rencontre avec Nicole Krauss&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, à écouter absolument. Elle nous parle du processus d'écriture, entre autres&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous pouvez aussi lire &lt;a href="http://www.lesinrocks.com/livres-arts-scenes/livres-arts-scenes-article/t/64592/date/2011-05-10/article/survie-mode-demploi/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;cette entrevue&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; dans les Inrockuptibles&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;amp;v=BOV5jEa-vwc" target="_blank"&gt;Tinariwen&lt;/a&gt;, Tassili (V2, 2011). Tinariwen sera en tournée nord-américaine en novembre, et ce sera Sophie Hunger qui fera ses premières parties ! Surveillez les dates ici&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3231115729725388558?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3231115729725388558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3231115729725388558' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3231115729725388558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3231115729725388558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/08/la-grande-maison.html' title='La grande maison'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-91GyBbAU4HU/TlFAxMEahFI/AAAAAAAAA_g/HyiK26kfpAg/s72-c/La+grande+maison.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-6834430817007731375</id><published>2011-08-02T18:47:00.003-04:00</published><updated>2011-08-15T07:04:05.675-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur américain'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Into the Wild</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Into the Wild&lt;/i&gt;, Jon Krakauer, Anchor Books, 1996 (lu en anglais)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-h3c5GDyDhg4/Tjhw1uF2MgI/AAAAAAAAA_c/zHa6p8uDnWA/s1600/into-the-wild-affiche.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-h3c5GDyDhg4/Tjhw1uF2MgI/AAAAAAAAA_c/zHa6p8uDnWA/s200/into-the-wild-affiche.jpg" width="135" /&gt;&lt;/a&gt;Un an après en avoir débuté la lecture, j'ai enfin achevé &lt;i&gt;Into the Wild&lt;/i&gt; de Jon Krakauer. Non pas que ce livre soit inintéressant, mais l'aspect aventure qu'il instaure en fait un objet de route, que j'emmenais dans mes différents périples et que je rangeais à mon retour à la maison...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon plus récent voyage, dans la sauvage Nouvelle-Écosse, m'a replongée dans ce &lt;i&gt;Wilderness&lt;/i&gt; typiquement nord-américain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;The solitude and total freedom of the wilderness created a perfect setting for either melancholy or exultation.&lt;br /&gt;Roderick Nash, &lt;i&gt;Wilderness and the American Mind&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette nature sauvage a attiré et continue d'attirer de nombreux jeunes, surtout des hommes, sur les routes du globe, à la recherche d'un monde meilleur, et d'une façon de vivre différente. Attirance typiquement occidentale, pour le retour à une vie plus proche de la nature, plus proche de ce que l'on est réellement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Christopher McCandless est l'un de ces jeunes hommes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1992, Jon Krakauer, alors journaliste pour le &lt;i&gt;Outside Magazine&lt;/i&gt;, est chargé d'écrire un article sur la mort d'un jeune du nom de Christopher Johnson McCandless, dont le corps décharné vient d'être retrouvé en Alaska.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Fasciné par cette histoire, hanté par le jeune homme, le journaliste tente de comprendre ce qui a pu conduire ce jeune à finir sa vie de cette façon. Dans une enquête très poussée, Jon Krakauer dresse le portrait d'un jeune éduqué, intelligent et sensible, issu d'une famille plutôt stable malgré certains mensonges découverts par Christopher qui l'opposeront à son père. Refusant la vie qui lui est offerte, Christopher décide de quitter cette société qui ne lui convient plus, il souhaite se couper du monde matériel et de son entourage, pour tenter une expérience solitaire qui le mènera au bout de lui-même.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans son journal, Christopher McCandless, qui s'est rebaptisé Alexander Supertramp, ne parle pas de suicide, ni de volonté de passer toute sa vie dans la nature sauvage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il envisage plutôt un retour à la société, après une expérience de quatre mois qui lui permettrait de vivre un rêve qui l'habite depuis qu'il est tout petit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Influencé par de nombreuses lectures, qui l'accompagnent durant ses différents voyages, antérieurs à son voyage final en Alaska, tels les écrits de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Henry David Thoreau&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;Walden ou la vie dans les bois&lt;/i&gt;), McCandless semble tout de même avoir la tête sur les épaules, malgré un tempérament fougueux et imprévisible.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien sûr, le jeune homme possède ses contradictions, et sa naïveté étonne parfois. Comment penser par exemple qu'après avoir tué un orignal, on peut le conserver plusieurs jours en le fumant comme le faisaient les Indiens d'Amérique ? Et cela, sans l'avoir pratiqué avant ? Sa candeur et son comportement parfois mutique et déconnecté suggèrent&amp;nbsp; des troubles mentaux. Son dédoublement de personnalité dans ses écrits pourrait renforcer cette impression. Mais d'après l'auteur, il n'en est rien, ou, en tout cas, il n'y a pas assez d'éléments pour confirmer cette thèse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Durant son enquête, Jon Krakauer a interviewé de nombreuses personnes ayant côtoyé le jeune homme, de sa sœur (de qui il était très proche), à ses amis du secondaire, en passant par des voyageurs, qu'il a croisés durant ses pérégrinations. En effet, Christopher McCandless, avant d'aboutir en Alaska, a erré durant plusieurs mois à travers l'Amérique, travaillant même un bon bout dans une ferme du Dakota du Sud, à Carthage, où il s'est fait un bon ami (Wayne Westerberg). Toutes ces personnes parlent d'un être qui les a beaucoup marquées, quelqu'un semblant dégager beaucoup d'amour et de bonté. Ces individus semblent avoir été si touchés par Christopher McCandless que notre questionnement et notre incompréhension face à sa mort sont encore plus grands.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'histoire de Christopher McCandless a été popularisée en 2007 par le film de Sean Penn, très fidèle au livre de Jon Krakauer. Les deux hommes prennent le parti de McCandless, idéalisant en quelque sorte ses actes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est vrai qu'en voyant le film, sublimé par la musique d'&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?hl=en&amp;amp;v=pHcZ1wPsJYY&amp;amp;gl=US" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Eddie Vedder&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; et les magnifiques images, les&amp;nbsp; émotions sont fortes, et tristesse et incompréhension se mélangent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peu de gens ont "critiqué" les actes de McCandless (d'après un sondage très personnel dans mon entourage !). Il m'est arrivé cependant d'en discuter avec des amis l'année dernière, alors que j'étais dans l'Ouest Canadien, et ceux-ci mettaient en lumière l'irresponsabilité de McCandless. À plus large échelle, la discussion en est venue à critiquer l'émoi et l'admiration de la population en général pour le destin de ces jeunes hommes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu'est-ce qui nous fascine dans ces histoires ? Est-ce le courage de ces personnes, qui quittent souvent tout ce qu'elles ont, et suivent leur instinct ? Qu'est-ce qui motive ces jeunes personnes ? Mourir de faim dans la forêt fréquentée par les ours et les coyotes n'est pas franchement attirant...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Est-ce notre désir totalement refoulé par les sociétés occidentales de nous rapprocher de la nature, de notre état primaire, sauvage, complètement perverti par les technologies et la modernité ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui est certain, c'est que ces histoires nous secouent quand on en entend parler, en positif ou en négatif. Loin d'être un modèle à suivre, le cas de Christopher McCandless est emblématique d'une génération post-hippie et ressemble à un négatif des Beatniks des années 50/60, "génération perdue" qui parcourait les routes américaines, mais dans le but inverse de se regrouper et de créer de façon « vigoureuse et libertaire ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces deux groupes de personnes, aventuriers des temps modernes, ont toutefois le même objectif, même si les moyens employés pour y arriver diffèrent : trouver un mode de vie idéal et nouveau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors suicide, malchance, inconscience, bêtise ? Le livre n'apporte pas une réponse définitive à la mort de Christopher McCandless, mais permet de réfléchir à ce qui peut amener un homme de 24 ans à se perdre dans le bois, loin de tout, et à y mourir, d'empoisonnement ou de malnutrition (la cause exacte du décès de McCandless n'est pas claire elle non plus : il avait consommé des baies moisies devenues toxiques, mais il était également si décharné que la mort de faim semblait plus probable).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ouvrage, agrémenté de nombreux extraits de textes de Thoreau, de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Shepard" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Paul Shepard&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, Jack London, &lt;a href="http://clarke.cmich.edu/resource_tab/information_and_exhibits/i_arrived_at_detroit/estwick_evans.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Estwick Evans&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Roderick_Nash" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Roderick Nash&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, Mark Twain, et beaucoup d'autres, tous des aventuriers, environnementalistes, explorateurs, expérimentateurs de la nature sauvage, nous pousse à réfléchir au sens que nous souhaitons donner à nos vies. Il offre une réflexion philosophique sur le rapport que nous avons avec la nature, aux autres, à la société.&lt;br /&gt;On en ressort enrichi, habité à la fois par ces paysages magnifiques et ces choix de vie qui nous paraissent si simples, mais qui peuvent aussi s'avérer fatals.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://www.christophermccandless.info/#" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;site&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; consacré à Christopher McCandless&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.amazon.fr/Into-Wild-Bande-Originale-Film/dp/B000WDXNSQ" target="_blank"&gt;Eddie Vedder, Into the Wild&lt;/a&gt; (J Records, 2007) &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-6834430817007731375?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/6834430817007731375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=6834430817007731375' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6834430817007731375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6834430817007731375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/08/into-wild.html' title='Into the Wild'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-h3c5GDyDhg4/Tjhw1uF2MgI/AAAAAAAAA_c/zHa6p8uDnWA/s72-c/into-the-wild-affiche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-7442357248345726183</id><published>2011-07-11T12:02:00.001-04:00</published><updated>2011-07-11T12:03:50.377-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Je vois parfois des choses si belles...</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-vK4c6Qy9MI0/ThsedT61E-I/AAAAAAAAA_Q/luXl6dAOJ8E/s1600/un_assasin_blanc_comme_neig.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-vK4c6Qy9MI0/ThsedT61E-I/AAAAAAAAA_Q/luXl6dAOJ8E/s200/un_assasin_blanc_comme_neig.jpg" width="127" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;« Je vois parfois des choses si belles que je me réjouis de ne pas les posséder. » (p.45)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« J'attends d'un poème qu'il me tranche la gorge et me ressuscite. » (p.59)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« L'absolu a éclaté sur le carrelage dans un bruit de vaisselle précieuse. De toute façon on ne s'en servait jamais. » (p.67)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Lire, c'est ajouter au livre, découvrir, en s'y penchant, son propre visage dans la fontaine de papier blanc. » (p.76)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Chaque fois que de l'angoisse arrive, je la mets dans une valise que je glisse sous mon lit. De temps en temps je tire la valise, je la mets sur le lit, je l'ouvre : elle ne contient rien, ou bien un lumineux petit arbre fruitier. » (p.84)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Quand le peintre japonais Hokusai meurt en 1849 il a, par ses dessins, rendu la vie dix mille fois plus vivante qu'elle n'était avant lui. Sans doute est-ce là le travail que chacun doit accomplir par sa vie : frotter la pièce d'or mise dans notre main à notre naissance, afin qu'elle brille dix mille fois plus quand la mort nous la volera. » (p92) &lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nul besoin d'en rajouter après ces quelques passages glanés dans &lt;i&gt;Un assassin blanc comme neige&lt;/i&gt;, dernière parution de Christian Bobin chez Gallimard.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-être juste cette explication de l'auteur lui-même sur son livre, une très belle justification d'écriture...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="180" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xij2os?width=320" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xij2os_christian-bobin-un-assassin-blanc-comme-neige_news" target="_blank"&gt;Christian Bobin - Un assassin blanc comme neige&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Librairie_Mollat" target="_blank"&gt;Librairie_Mollat&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-7442357248345726183?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/7442357248345726183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=7442357248345726183' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7442357248345726183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7442357248345726183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/07/je-vois-parfois-des-choses-si-belles.html' title='Je vois parfois des choses si belles...'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-vK4c6Qy9MI0/ThsedT61E-I/AAAAAAAAA_Q/luXl6dAOJ8E/s72-c/un_assasin_blanc_comme_neig.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5376549189524725855</id><published>2011-07-07T10:23:00.000-04:00</published><updated>2011-07-07T10:23:03.951-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Renée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Renée&lt;/i&gt;, de Ludovic Debeurme, Édition Futuropolis, 2011&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-qTqK5GUD0BY/ThT_g7MckHI/AAAAAAAAA_E/5uL_TWHPDKs/s1600/1878542198.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-qTqK5GUD0BY/ThT_g7MckHI/AAAAAAAAA_E/5uL_TWHPDKs/s200/1878542198.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://ludovic.debeurme.free.fr/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Ludovic Debeurme&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; nous a donné en 2006 le sublime &lt;i&gt;Lucille&lt;/i&gt;, histoire d'amour entre une jeune fille anorexique et le fils d'un pêcheur, Arthur, marqué par le suicide de son père.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La suite était attendue depuis tout ce temps, et sans cesse reportée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le roman graphique de plus de 500 pages appelait une prolongation, le récit initiatique de nos deux héros nous laissant sur notre faim et dans l'expectative.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cinq ans plus tard, c'est donc avec une autre œuvre magistrale que nous retrouvons Arthur, Lucille, mais aussi Renée, personnage qui s'ajoute au livre fleuve de Ludovic Debeurme (les pages ne sont pas numérotées et je ne les ai pas comptées, mais c'est un livre énorme comme on les aime). Renée est une jeune femme éprise d'un musicien de jazz marié. Arthur, Lucille et Renée seront unis par un événement dramatique qui se déroulera lors du séjour en prison d'Arthur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'en dit pas plus sur l'histoire, mais je reviens sur la forme. Ludovic Debeurme est un jeune auteur de bande dessinée et illustrateur. Dans sa &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x9hzpa_la-lecon-de-dessin-par-ludovic-debe_creation" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;leçon de dessin&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, Ludovic Debeurme nous explique sa façon de travailler. Il nous dit entre autres que « &lt;i&gt;ce qui l'intéresse, ce sont les détails. Pas le détail pour le détail, mais le détail pour ce que ça a de rapport avec la folie.&lt;/i&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il poursuit : « &lt;i&gt;Quand je suis dans le rêve et que je parle davantage des fantasmes et du rêve, j'ai besoin d'avoir un dessin qui a plus de poids et plus de présence, presque formel et réel.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Alors que &lt;/i&gt;Lucille&lt;i&gt;, qui se passe dans un quotidien plus réel, social, appelle quelque part un dessin plus léger, plus épuré.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La suite de &lt;/i&gt;Lucille&lt;i&gt; (&lt;/i&gt;Renée&lt;i&gt;) aura deux écritures graphiques. J'introduis un nouveau personnage qui a un rapport aux fantasmes, au rêve qui surgit dans sa vie à la limite de la folie. Le trait plus gravé, plus précis lui convient bien. Avec le personnage de Lucille, je reviens à un trait plus simple. Du coup, ce qui est un peu schizophrène, c'est de passer de l'un à l'autre. Ça ne se fait jamais sans heurts&lt;/i&gt;. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On remarque, en feuilletant les pages de &lt;i&gt;Renée&lt;/i&gt;, l'absence totale de cases, inhérentes à la bande dessinée classique. Cela donne une impression de liberté totale pour l'auteur, qui parvient à développer son histoire sans carcan. Cela nous offre aussi de l'espace pour souffler, pour récupérer face à ce que l'auteur nous offre, et qui nous remue.&lt;br /&gt;D'autre part, tous les dessins sont effectués au crayon, noir et blanc. À ce sujet, l'auteur s'exprime également : « &lt;i&gt;Le crayon amène une immédiateté. Le geste peut vraiment être là. Et en même temps, il donne la possibilité de retravailler le dessin, sans cesse, grâce à la gomme.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La peinture à l'huile peut amener une certaine lourdeur. Dans le dessin au crayon, il y a une espèce de fraîcheur.&lt;/i&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On constate, d'autre part, dans cette suite de &lt;i&gt;Lucille&lt;/i&gt;, le peu de textes, laissant toute la place à la force du dessin. Les mots présents tout au long du récit viennent cependant appuyer avec efficacité les émotions complexes des personnages.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;« D'habitude, je ne pense jamais au vide qui m'entoure... Là, j'ai l'impression qu'il est plus important que moi! »&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un autre aspect qui marque l’œuvre de Ludovic Debeurme demeure l'onirisme, présent dans presque toutes les pages de ces deux tomes. L'auteur alterne entre réalisme et poésie, en représentant ses personnages aux prises avec leur passé, leurs racines, les troubles de leur âme, dessinés sous forme de corps qui se transforment parfois de façon monstrueuse. L'auteur, à ce sujet, explique «&lt;i&gt; qu'avec la transformation des personnages, notre propre regard se transforme&lt;/i&gt; ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les êtres de ce récit sont tour à tour chrysalides et papillons, monstres colériques et cicatrices béantes.&lt;br /&gt;Parfois, les corps disparaissent, ou deviennent minuscules, se glissent sous la peau ou ne font plus qu'un avec la nature. Des dessins quelquefois effroyables, qui viennent chercher les sentiments les  plus enfouis des personnages, à la limite de la psychanalyse. &lt;br /&gt;Pour les amener tranquillement vers plus de sérénité ? Tout comme dans &lt;i&gt;Lucille&lt;/i&gt;, la fin laisse entrevoir une lueur d'espoir, d'apaisement, mais cela reste bien instable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ludovic Debeurme, volontiers comparé à &lt;a href="http://www.adambaumgoldgallery.com/burns_charles/Burns_Charles.htm" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Charles Burns&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; pour le style, possède une voix unique. Loin de vouloir séduire son lectorat, il propose une singulière façon d'aborder les affres de la vie, de l'adolescence et de l'amour, mais aussi de canaliser la colère qui nous habite et l'angoisse qui nous traverse parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Un &lt;a href="http://videos.arte.tv/fr/videos/_renee_la_violence_selon_ludovic_debeurme-3637272.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;reportage&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; sur Arte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : Le mixtape de l'été par l'étiquette Bonsound, téléchargeable &lt;a href="http://www.bonsound.com/mixtape/summer2011/" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5376549189524725855?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5376549189524725855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5376549189524725855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5376549189524725855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5376549189524725855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/07/renee.html' title='Renée'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-qTqK5GUD0BY/ThT_g7MckHI/AAAAAAAAA_E/5uL_TWHPDKs/s72-c/1878542198.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3006976893251886325</id><published>2011-06-25T23:59:00.006-04:00</published><updated>2011-06-26T00:13:29.904-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) américain(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='auteur(e) égyptien(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>BD sur le Proche-Orient</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Cité d'argile&lt;/i&gt;, Milan Hulsing, Éditions Actes Sud - l'An 2, collection dirigée par Thierry Groensteen, 2011, 2004 pour le texte de Mohammed El Bisatie, sur lequel est basé cet ouvrage&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-9zfFigL9WC0/TgZDSSsticI/AAAAAAAAA-8/7XmpZhbZgok/s1600/9782742797585_1_75.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-9zfFigL9WC0/TgZDSSsticI/AAAAAAAAA-8/7XmpZhbZgok/s200/9782742797585_1_75.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'histoire, telle que décrite en quatrième de couverture : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Salem, un fonctionnaire égyptien corrompu, détourne de l'argent public soi-disant destiné à payer les forces de police d'une ville qu'il a imaginée de toutes pièces, Khaldiya. Obligé de rédiger des rapports sans fin pour abuser ses supérieurs, Salem construit dans son propre appartement, avec de l'argile, un modèle réduit de cette ville fictive. Peu à peu, il perd le sens des réalités.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Corruption, répression policière, commerce des femmes : Khaldiya concentre les maux qui caractérisent un régime bureaucratique et autocratique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quoique non située dans le temps, cette bande dessinée sur l'Égypte d'Hosni Moubarak apparaît prophétique à la lumière de la révolution survenue début 2011. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette BD est difficile à résumer et à comprendre d'un premier abord. Sa composition est plutôt originale, de par son graphisme tout d'abord, s'apparentant plus à un livre d'art, et c'est là que l'expression « roman graphique » prend tout son sens. Les couleurs dominantes oscillent entre l'ocre et le gris-jaune. Couleurs plutôt rares pour une bande-dessinée, mais qui nous offrent un résultat sublime.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai pensé quelquefois au roman &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2008/12/limmeuble-yacoubian.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;L'immeuble Yacoubian&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, d'Alaa El Aswany dans lequel la corruption égyptienne est décrite assez précisément. Dans ce roman graphique, celle-ci amène son personnage à la folie. Par le biais de cette folie, et de la poésie qui s'en dégage, l'auteur touche à des sujets politiques et graves, alternant entre la réalité, qu'il connaît bien puisqu'il vit en Égypte depuis cinq ans, et la fiction, créée par l'imagination de Salem. Une bande dessinée puissante et évocatrice. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.nabbu.com/chronique/cite-argile,230.html" target="_blank"&gt;critique intéressante&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, qui fait le parallèle avec &lt;a href="http://www.coinbd.com/images/couvertures/ibicus_t1.jpg" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Ibicus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Rabaté&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Comment comprendre Israël en 60 jours (ou&amp;nbsp; moins)&lt;/i&gt;, Sarah Glidden, Éditions Steinkis, 2010 (version originale), 2011 (traduction française par Fanny Soubiran)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-t69MZDu72CA/TgaiV4oOiiI/AAAAAAAAA_A/MsAXsN61RnA/s1600/51V%252Bz%252Bn9n5L._SL500_AA300_.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-t69MZDu72CA/TgaiV4oOiiI/AAAAAAAAA_A/MsAXsN61RnA/s200/51V%252Bz%252Bn9n5L._SL500_AA300_.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Sarah, une jeune New-Yorkaise d'origine juive, participe à un &lt;a href="http://taglit.fr/Taglit/Taglit.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Taglit&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, c'est à dire un voyage tout frais payé en Israël, voyage destiné à tous les jeunes juifs du monde, qui ne connaissent pas encore la Terre Sainte. Au programme, visite exhaustive du pays, de Jérusalem au Plateau du Golan, en passant par un Kibboutz et par la mer de Galilée, tout cela avec un guide attitré.&lt;br /&gt;L'intérêt principal de ce voyage initiatique pour la narratrice, est qu'elle part avec de multiples préjugés sur les Israéliens et sur le conflit israélo-palestinien. Elle n'est pas du tout objective, et en même temps, se pose de nombreuses questions qui lui permettront d'entrer en contact avec les personnes sur place et de discuter véritablement avec elles. Son voyage lui offrira également une réflexion sur son identité juive et son &lt;i&gt;américanité&lt;/i&gt;. De plus, son amoureux, resté à New York, est d'origine arabe, ce qui poussera la réflexion aux frontières de son intimité, surtout lorsqu'elle doit faire face à l'incompréhension de certaines personnes qu'elle croise sur sa route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les anecdotes vécues et racontées par Sarah Glidden sont parfois  cocasses ou drôles, mais reviennent toujours à cette question très  complexe du conflit israélo-palestinien. Alors, si cet ouvrage ne nous  permet pas de tout comprendre, l'auteure nous apporte au départ une vision saine  et assez nouvelle sur le sujet.&lt;br /&gt;Par contre, on reprochera le manque de dialogues avec des Palestiniens, probablement à cause de l'essence même du voyage organisé que Sarah effectue. Si elle craint - au début de son séjour - de participer à une excursion de propagande, elle s'éloignera de ce sentiment, aveuglée par les émotions qu'elle éprouve tout au long de son périple. Elle s'écartera peut-être alors quelque peu de son esprit critique, au fur et à mesure que son retour aux États-Unis approche.&lt;br /&gt;De plus, ce qui était le but ultime de son voyage, une incursion en &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cisjordanie" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Cisjordanie&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; pour observer la réalité et parce que (je cite) « &lt;i&gt;il en va de notre responsabilité d'aller voir ce qui se passe de l'autre côté de la ligne verte&lt;/i&gt;.» (p.17), n'aura finalement pas lieu, pour d'obscures raisons (le bus dans lequel elle doit embarquer ne se présente pas).&amp;nbsp; Petite déception donc, face à l'annulation de ce qui aurait pu apporter un contrebalancement judicieux et intéressant à cette histoire.&lt;br /&gt;Malgré tout, &lt;i&gt;Comprendre Israël en 60 jours (ou moins)&lt;/i&gt;, loin d'atteindre le but proposé (avec humour) par le titre de l'ouvrage, reste plaisant à lire et on saisit bien la bonne foi (peut-être la naïveté ?) de l'auteure qui résume probablement les questionnements de nombreuses personnes, juives ou non juives. Mais à cause de cette naïveté, Sarah Glidden est loin de défoncer des portes ou de provoquer des scandales. En contrepartie, elle nous offre un récit empreint d'émotions vécues, reproduites par un dessin très dense, aux nombreux textes qui enrichissent le récit d'histoire, de géographie et d'anecdotes sur Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un avis mitigé donc, qui ne doit cependant pas empêcher ceux qui s'intéressent au sujet de lire cette bande-dessinée, en attendant celle de &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.guydelisle.com/WordPress/" target="_blank"&gt;Guy Delisle&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, prévue en novembre 2011 (&lt;i&gt;Chroniques de Jérusalem&lt;/i&gt;, voir la couverture que l'auteur vient tout juste de terminer &lt;a href="http://www.guydelisle.com/blog/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : Laetitia Sheriff, &lt;a href="http://www.amazon.fr/Codification-Laetitia-Sh%C3%A9riff/dp/B0001NNL2A" target="_blank"&gt;Codification&lt;/a&gt; (Corida, 2004)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3006976893251886325?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3006976893251886325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3006976893251886325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3006976893251886325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3006976893251886325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/06/bd-sur-le-moyen-orient.html' title='BD sur le Proche-Orient'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-9zfFigL9WC0/TgZDSSsticI/AAAAAAAAA-8/7XmpZhbZgok/s72-c/9782742797585_1_75.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-1688239760955518001</id><published>2011-06-22T10:45:00.002-04:00</published><updated>2011-07-07T10:53:21.473-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Concert(s)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Intermède musical</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les lecteurs les plus assidus de ce blogue savent que la musique occupe une grande place dans ma vie. Je n'irais pas jusqu'à dire, comme Amélie Nothomb, que « j'aime la musique plus que tout autre chose », car lettres et notes se partagent également mon amour. La seule différence étant que je sais lire les lettres et les mots, alors que ma compréhension des notes est quasi inexistante sur papier, à mon grand regret.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais s'il me manque la technique, je n'en suis pas moins capable de ressentir la musique, et de me laisser emporter par elle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque le temps des festivals arrive à Montréal, c'est une grande joie pour moi de pouvoir profiter de toute la musique que l'on nous offre sur un plateau. Musique francophone ou jazz, pop-rock ou blues, tout se côtoie durant les trois mois les plus effervescents de Montréal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il m'est arrivé à plusieurs reprises, &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2007/09/rufus-wainwright.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2007/07/le-voyage-de-sahar.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;là&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, de vous faire partager mes émotions à propos d'un &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2006/06/camille-yann-perreau-9-juin-2006-au.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;concert&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; ou d'un &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/06/sophie-hunger.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;artiste&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les &lt;a href="http://www.francofolies.com/default-fr.aspx" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Francofolies&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; viennent de se terminer et j'ai pu voir plusieurs spectacles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.peterpeter.ca/nouvelles.php" target="_blank"&gt;Peter&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.myspace.com/peterpeterqc" target="_blank"&gt;Peter&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sous la tente slam des Francofolies, le jeune chanteur Peter Peter, au look Dolan (sans les lunettes), a pu nous crier sa rage dans ses chansons, que je pensais douces mais qui frisaient le punk... Le style ne m'a pas plus enthousiasmée que ça, c'était très répétitif et un peu gênant, le chanteur semblant souvent "ailleurs". Je ne crois pas que le lieu se prêtait à une prestation punk et le public ne s'attendait probablement pas à ça non plus. Le dandy révolté a cependant de la voix et sera à suivre pour la suite de ses projets, étant donné qu'il a signé avec Audiogram et que les professionnels du milieu croient beaucoup en leur jeune poulain... &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://philemonchante.com/nouvelles.php" target="_blank"&gt;Philémon&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.myspace.com/philemonchante" target="_blank"&gt;Chante&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un autre jeune artiste dans un tout autre style, romantique, doux, magnifique. Philémon Chante n'est pas une surprise pour moi, puisque je l'écoute depuis un moment déjà, ayant dégoté son disque avant même qu'il ne soit repêché par Audiogram (je l'ai évoqué la première fois à la fin de cet &lt;b&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/07/feuille-de-chou.html"&gt;article&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Son concert était véritablement réussi, alliant plaisir de la musique, avec ses acolytes Philippe Brault à la contrebasse et Joannie Labelle aux percussions, et un trompettiste dont je ne trouve pas le nom, et le charme timide de la confession à travers des chansons évoquant les peines d'amour et la difficulté d'être avec les autres. Rien de très original mais fait de cette façon, on ne résiste pas. Philémon Bergeron-Langlois nous a tous subjugués.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.bertrandbelin.com/" target="_blank"&gt;Bertrand&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.myspace.com/bertrandbelin" target="_blank"&gt;Belin&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une découverte pour moi que cet artiste français, qui connaît un grand succès semble-t-il dans l'Hexagone. J'ai beaucoup aimé la complicité entre les musiciens et particulièrement le jeu de batterie de Tatiana Mladenovich, ainsi que sa participation vocale, qui s'accordait parfaitement à celle de Bertrand Belin. Celui-ci m'a rappelé - tout en restant absolument unique - Rodolphe Burger, le chanteur de Kat Onoma, et aussi un peu Bashung, pour la façon de chanter et la subtilité des textes. Une grande et belle découverte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://jimmyhunt.ca/"&gt;Jimmy&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.myspace.com/jimihuntomb" target="_blank"&gt;Hunt&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Troisième concert pour moi de Jimmy Hunt, le deuxième en version "band". Pas de grand changement avec le &lt;a href="http://www.journalmetro.com/culture/article/792173--jimmy-hunt-nocturnes-du-mac" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;concert donné&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; au Musée d'Art Contemporain en mars dernier. Jusque dans la participation d'un artiste en art visuel, dessinant sur des rétroprojecteurs des motifs et croquis inspirés par les chansons. Une bonne trouvaille qu'il a réutilisée lors de ce spectacle des Francos. Jimmy Hunt semblait peut-être un peu fatigué et a enchaîné les chansons rapidement, sans grand échange avec le public. Il était plus à l'aise en version minimaliste au café culturel de la Chasse-Galerie de Lavaltrie ! Cependant, ses chansons, dont on ne se lasse pas, restent vraiment efficaces et nous rentrent dans la tête pour ne plus en sortir...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.calimusic.fr/Accueil" target="_blank"&gt;Cali&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Inutile de présenter Cali. C'est toujours un showman extraordinaire, qui utilise les mêmes trucs à tous ses concerts pour stimuler la foule. Le choix des chansons était un peu étrange, car mis à part &lt;i&gt;C'est quand le bonheur&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Mille cœurs debout&lt;/i&gt;, qui sont un peu ses hits les plus connus ici au Québec, les autres chansons étaient parfois très longues à démarrer. C'est rare que je trouve des temps morts dans un concert, mais là, j'ai ressenti des vides à plusieurs reprises. Étrange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : Bertrand Belin, &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xel0kb_bertrand-belin-hypernuit_music" target="_blank"&gt;Hypernuit&lt;/a&gt; (Wagram, 2010) - Le vidéo-clip est très beau !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-1688239760955518001?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/1688239760955518001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=1688239760955518001' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/1688239760955518001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/1688239760955518001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/06/intermede-musical.html' title='Intermède musical'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-705706779379446895</id><published>2011-06-11T09:48:00.002-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.735-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>La concordance des temps</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La concordance des temps&lt;/i&gt;, Évelyne de la Chenelière, Leméac Éditeur, 2011&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-bhpAG0uO-HY/TfNygr1lBBI/AAAAAAAAA-c/MEosYzEn-_Q/s1600/1136230-gf.jpg" target="_blank"imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-bhpAG0uO-HY/TfNygr1lBBI/AAAAAAAAA-c/MEosYzEn-_Q/s200/1136230-gf.jpg" width="120" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La quatrième de couverture nous dit : « &lt;i&gt;Avec une énergie loin du désespoir, lucide et vitale, Évelyne de la Chenelière explore dans son premier roman le gouffre qui éloigne et sépare, malgré eux, les êtres les plus semblables &lt;/i&gt;».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un mot me semble important ici, il s'agit d'« explore ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autant la forme que le fond semblent en effet résulter de recherches et d'explorations de la part de l'auteure, dont c'est le premier roman. On lui connaît plusieurs pièces de théâtre, dont certaines ont obtenu un grand succès et ont été traduites dans plusieurs pays (&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.erudit.org/culture/jeu1060667/jeu1109687/26395ac.pdf" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Des fraises en janvier&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, montée en 1999 pour la première fois).&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteure parle de la différence entre écrire pour le théâtre et l'écriture d'un roman :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Écrire pour le théâtre, c'est avoir la conscience d'écrire une  partition dont d'autres créateurs vont s'emparer, ce qui est très  heureux, mais c'est un matériau pour la scène, prévu pour un laps de  temps, explique-t-elle. Cette idée du temps est complètement brisée avec  le roman puisque, évidemment, chaque lecteur s'empare du livre dans une  temporalité qui est la sienne. Je trouvais que, mine de rien, dans la  construction d'un objet théâtral, il y a une partie de censure dans  l'écriture. J'avais envie d'une liberté totale, d'un espace, d'une  chambre à moi. »&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut trouver dans son roman plusieurs aspects théâtraux qui lui viennent de son expérience. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les personnages, qui avancent l'un vers l'autre (enfin, l'un avance, l'autre pas) pour se rencontrer et qui nous font part de leurs réflexions foisonnantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les différentes parties qui pourraient correspondre à différents actes, malgré un déséquilibre entre la première partie et les autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais surtout la langue et son maniement. Tout repose sur cet amour pour la langue française.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai pu entendre &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2010-2011/chronique.asp?idChronique=144028" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;quelques passages du livre magnifiquement lus&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, à la radio, par l'artiste Thomas Hellman (lui-même un amoureux de la langue et merveilleux lecteur) pour me rendre compte que ce livre révélait d'autres secrets à chaque différente lecture (lecture silencieuse ou lecture à voix haute).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;« Et si tout s'inversait, je veux dire la sexe des choses, la genre des mots qui nomment les gens les animaux les objets et les concepts ?&lt;br /&gt;Si, sans autre justification que la plaisir d'un expérimentation, nous nous mettions, toi et moi, à nous parler de ce façon, peut-être que les notions eux-mêmes nous apparaîtraient dans un perspective nouveau. Peut-être que nous découvririons par cette nouvelle langage, que certaines mots deviennent moins effrayantes quand elles changent de sexe...» (p.20)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce passage est si beau que j'aimerais vous le recopier en entier... Mais je vous laisserai le découvrir, en lisant le texte, ou bien en écoutant le lien ci-haut.&lt;br /&gt;Des perles comme celles-ci, ce roman en contient de nombreuses et si la lecture de l'ensemble m'a semblé par moment ardue, chacun de ces passages magnifiques me ressaisissaient et me ramenaient à la profondeur du texte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un homme marche vers une femme, qui l'attend dans un restaurant. Il est sans cesse retardé par des événements ou des rencontres inattendues. Cette attente, de part et d'autre, donne lieu à des réflexions sur l'amour, le couple, la famille. Ce qui rend la lecture plus difficile est le fait que les narrateurs alternent si souvent qu'à un moment donné, nous ne savons plus si c'est "il" ou si c'est "elle". Nous savons bien sûr que cela est voulu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce livre mérite plusieurs lectures, pour la beauté de la langue et l'exercice de style, mais aussi pour intégrer tous les thèmes et réflexions qui y sont abordés par l'auteure.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut ainsi ouvrir le livre à une page au hasard et méditer sur ce que l'on y trouvera.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Essayons pour voir :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;« J'ai demandé pardon à ma sœur, qui m'a pardonné. Je me suis rendu compte qu'il était bon d'être pardonné, même pour une faute qu'on n'avait pas commise ». (p.69)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une autre :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;« Je suis plutôt du type à constater la nature sans chercher sa proximité, ni sa transformation, ni sa possession. Les simplistes concluent à tort que la nature m'indiffère ou m'effraie » (p.29)&lt;/blockquote&gt;Alors, ça vous inspire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/201103/04/01-4376023-la-concordance-des-temps-vertiges.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;très bon article&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de Chantal Guy dans La Presse&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.myspace.com/princebonniebilly" target="_blank"&gt;Bonnie Prince Billy&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-705706779379446895?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/705706779379446895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=705706779379446895' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/705706779379446895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/705706779379446895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/06/la-concordance-des-temps.html' title='La concordance des temps'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-bhpAG0uO-HY/TfNygr1lBBI/AAAAAAAAA-c/MEosYzEn-_Q/s72-c/1136230-gf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3467577871676022417</id><published>2011-06-03T04:07:00.003-04:00</published><updated>2011-06-03T04:14:44.046-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>Sophie Hunger</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-x0u1zQ67O7U/TeiVeckyduI/AAAAAAAAA-Y/8IYGqSfZ13M/s1600/index.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="134" src="http://4.bp.blogspot.com/-x0u1zQ67O7U/TeiVeckyduI/AAAAAAAAA-Y/8IYGqSfZ13M/s200/index.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Dans un avion traversant l'Atlantique, je branche mon lecteur MP3 et débute l'écoute des deux albums de Sophie Hunger, reçus en cadeau juste avant de quitter Montréal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette artiste d'origine suisse ne m'est pas totalement inconnue, puisque son album &lt;i&gt;Monday's Ghost&lt;/i&gt; paru en 2009 fait déjà partie de mes albums préférés du moment. Et surtout, je l'ai vue en concert le 30 avril dernier à l'Astral, à Montréal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'ailleurs, &lt;b&gt;&lt;a href="http://mamereetaithipster.com/2011/04/30/sophie-hunger-lastral-29-avril-2011/" target="_blank"&gt;Ma Mère&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; parle très bien de ce spectacle sur son site.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette musicienne si jeune et déjà si talentueuse ma chavire littéralement, à la moindre écoute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me trouve dans cet avion, au moment ou j'écris ces lignes, ce qui pour moi constitue un événement extraordinaire, au sens de "hors de l'ordinaire" : comment peut-on traverser les nuages ainsi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sophie Hunger traverse elle-aussi le ciel, de sa voix tour à tour rauque ou aiguë, en suisse-allemand ou en anglais, accompagnée d'une instrumentation subtile et de musiciens généreux et talentueux. Une batterie aérienne et profonde à la fois, l'utilisation d'un cor anglais, du piano et de la guitare, pour créer des pièces uniques et qui prêtent au voyage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Monday's Ghost&lt;/i&gt;, bien que précédant l'excellent &lt;i&gt;1983&lt;/i&gt; (année de naissance de l'artiste), a ma préférence. Je ne me lasse jamais de la montée en puissance de &lt;i&gt;Shape&lt;/i&gt; ou de l'énergie communicatrice de &lt;i&gt;The Boat is Full&lt;/i&gt;. La chanson titre de l'album est sublime autant sur disque que sur scène.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur scène, l'artiste prend tour à tour le visage d'une jeune fille allumée, heureuse d'être là, et le visage d'une personne perturbée, fragile, obscure, lorsque son regard se durcit et que ses yeux deviennent fous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Issue d'une famille privilégiée, on sent chez cette jeune femme des zones de cassures, et si elle paraît très sûre d'elle lorsqu'elle gratte sa guitare avec rage, ses paroles, elles, expriment beaucoup de tristesse, un manque de confiance et un mal de vivre en filigrane.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À voir ou à revoir dans le cadre du &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.montrealjazzfest.com/artistes/artiste.aspx?id=7446" target="_blank"&gt;festival de jazz de Montréal&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; en première partie de Madeleine Peyroux le 29 juin et d'Éric Truffaz quartet le 4 juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Laetitia Le Clech] &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3467577871676022417?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3467577871676022417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3467577871676022417' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3467577871676022417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3467577871676022417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/06/sophie-hunger.html' title='Sophie Hunger'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-x0u1zQ67O7U/TeiVeckyduI/AAAAAAAAA-Y/8IYGqSfZ13M/s72-c/index.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-7744159354188468218</id><published>2011-05-18T14:03:00.000-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.736-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>J'haïs le hockey</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;J'haïs le hockey&lt;/i&gt;, François Barcelo, éditions &lt;a href="http://coupsdetete.com/index.php?id=45" target="_blank"&gt;Coups de tête&lt;/a&gt;, 2011&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Kpa9znOON_U/TdP6AwYYbMI/AAAAAAAAA-U/66yL2Xmwnk0/s1600/J%2527hais+le+hockey.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-Kpa9znOON_U/TdP6AwYYbMI/AAAAAAAAA-U/66yL2Xmwnk0/s200/J%2527hais+le+hockey.jpg" width="124" /&gt;&lt;/a&gt;Auteur prolifique, François Barcelo est le premier écrivain québécois publié chez Gallimard dans la collection « série noire », pour son livre &lt;i&gt;Cadavres&lt;/i&gt;, en 1998. Il écrit autant des histoires pour les petits, que des textes sanglants pour les adultes, tel que le même&lt;i&gt; Cadavres&lt;/i&gt;, qui a été adapté au cinéma, en 2009, par Érik Canuel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant d'être un auteur à temps plein, il a exercé la profession de rédacteur publicitaire, ce qui lui probablement permis de cultiver sa verve et son humour que l'on reconnaît fréquemment dans ses textes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que je collaborais un peu à la revue &lt;i&gt;Biscuit Chinois,&lt;/i&gt; dans ses glorieuses années, nous avions eu la chance de recevoir un texte de cet auteur, pour le thème « &lt;a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;amp;section=10&amp;amp;article=52719" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;roulottes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; ». Vous pouvez lire &lt;a href="http://www.erudit.org/culture/bc1000004/bc1000058/2377ac.pdf" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Pas si petite&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; sur le site Érudit (.Pdf).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec &lt;i&gt;J'haïs le hockey&lt;/i&gt; (et non pas Je hais le hockey, cela a toute son importance !), François Barcelo signe une très courte histoire dramatique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec un tel titre, on pourrait se penser dans un pamphlet très caustique au sujet du sport national du Québec, qui hante les chaumières tous les deux ou trois soirs, six mois par année, et tient le rôle de véritable religion pour tout un peuple. Mais il n'en est rien. Le titre ne sert que de prétexte pour raconter l'histoire d'un homme et de son fils. Antoine Vachon vient de se séparer et de perdre son emploi de vendeur d'automobiles. Il doit remplacer illico l'entraîneur de hockey (qui a été assassiné) de son fils Jonathan, 14 ans. Mais voilà, Antoine déteste le hockey et en plus, il n'y connaît rien. Par contre, l'assassinat de l'entraîneur et les histoires sordides qu'Antoine s'invente par rapport à cet homme qu'il ne connaît pas le motiveront à se rapprocher de son fils.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si la naïveté du personnage est un peu lourde et agaçante, l'histoire cependant garde un intérêt tout du long. Il n'y a pas vraiment de temps mort, et le style tranchant nous fait passer d'une situation cocasse à une autre. Les passages où l'auteur nous parle de sa haine du hockey sont les plus drôles :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Nom et logo archinuls, si vous voulez mon avis. Mais au moins ils ont un nom. Alors que les miens n'ont qu'une lettre à l'avant de leur chandail : Z. Pour Zénith, Zigotos, Zéphyrs ? J'ai peine à croire qu'on ait pu baptiser mon équipe les Zéphyrs de Saint-Zéphyrin. C'est encore plus nul que les Huards de Morinville. » (p.21)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au final, plusieurs questions restent sans réponse dans ce roman, notamment sur le fait que l'équipe de hockey gagne tous ses matches sans grands efforts ni conviction, mais peu importe, le propos porte plus sur le côté sombre de l'adolescence, ou les difficultés pour un père de faire sa place auprès de son jeune fils. L'auteur opte pour un style tragi-comique. On ne sait jamais de quel côté va chavirer le roman, jusqu'à la toute fin...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=e9l_eGhJ5q0" target="_blank"&gt;Un extrait audio&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.myspace.com/philippebb" target="_blank"&gt;Philippe B&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.philippeb.ca/" target="_blank"&gt;Variations fantômes&lt;/a&gt; (Bonsound, 2011)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-7744159354188468218?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/7744159354188468218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=7744159354188468218' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7744159354188468218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7744159354188468218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/05/jhais-le-hockey.html' title='J&apos;haïs le hockey'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Kpa9znOON_U/TdP6AwYYbMI/AAAAAAAAA-U/66yL2Xmwnk0/s72-c/J%2527hais+le+hockey.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3035512707269962421</id><published>2011-05-14T16:28:00.001-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.738-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de blues'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Je voudrais qu'on m'efface</title><content type='html'>&lt;i&gt;Je voudrais qu'on m'efface&lt;/i&gt;, Anaïs Barbeau-Lavalette, Éditions Hurtubise, 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-AipCSf4_bC4/Tc339p9KF2I/AAAAAAAAA-I/Sh7EdVCTI2c/s1600/je-voudrais-quon-mefface-10.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-AipCSf4_bC4/Tc339p9KF2I/AAAAAAAAA-I/Sh7EdVCTI2c/s200/je-voudrais-quon-mefface-10.jpg" width="118" /&gt;&lt;/a&gt;Pendant que certains déversent leur fiel sur les subventions accordées aux artistes et sur les artistes eux-mêmes (voir &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/nathalie-petrowski/201105/11/01-4398198-dun-sans-talent-a-lautre.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;la chronique de Nathalie Petrowski&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;), certaines œuvres nous ramènent, elles, à ce que l'art peut apporter à chacun d'entre nous. L'artiste et son œuvre deviennent alors réellement une porte sur le monde, sur notre monde, ou sur d'autres plus éloignés.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi ce lien, dans cet article sur &lt;i&gt;Je voudrais qu'on m'efface&lt;/i&gt; d’Anaïs Barbeau-Lavalette ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que l'art tient une place importante dans cette histoire d'enfants, à qui la vie n'a pas fait de cadeau. La musique, en particulier, sera la lumière au bout du tunnel pour au moins une des trois enfants que nous suivons dans ce roman.&lt;br /&gt;Parce qu'il faut montrer à quel point l'art et les artistes sont essentiels à la vie dans une société d'hommes et de femmes tous inégaux économiquement et socialement. Parce que l'art peut parfois être le seul trait d'union entre tous ces humains là. La seule thérapie pour certains, la seule réjouissance pour d'autres. Son accessibilité est primordiale.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceux qui ont vu &lt;i&gt;Le ring&lt;/i&gt;, film qu’Anaïs Barbeau-Lavalette a réalisé en 2007, reconnaîtront l'environnement d'Hochelaga-Maisonneuve : les prostituées, la drogue, la dureté, la pauvreté que l'on peut voir dans le film. La réalisatrice recrée ce cadre dans son livre et renoue avec ses personnages, enfants blessés, abîmés et délaissés par la société. Comme Kathy et Kelly, témoins des allées et venues de tout le monde dans le quartier, qui sont en orbite autour des trois personnages centraux, Kevin, Mélanie et Roxane. Mais elle a eu l'idée du livre avant le film.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;«Les premiers textes nés de cette rencontre [avec Hochelaga-Maisonneuve] ont servi de genèse à mon long métrage, &lt;i&gt;Le Ring&lt;/i&gt;. Puis sont arrivées d'autres trames, d'autres enfances.»&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On pense souvent au &lt;a href="http://www.fondationdrjulien.org/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Dr Gilles Julien&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; en lisant ce livre, le pédiatre qui a créé le premier centre de pédiatrie sociale en communauté dans Hochelaga-Maisonneuve, en 1997, et à l'un de ses projets, &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.fondationdrjulien.org/nos-actions/projets/le-garage-%C3%A0-musique.aspx" target="_blank"&gt;Le garage à Musique&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ou encore à &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.jeunesmusiciensdumonde.org/index.php?page=montreal&amp;amp;section=ecole" target="_blank"&gt;Jeunes musiciens du monde&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, qui a son école dans Hochelaga-Maisonneuve également.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À quel point la musique peut sauver, même si les parents de Roxane oublient l'un et l'autre d'aller la voir à son concert, à cause de l'alcool, compagne destructrice dont ils n'arrivent pas à se séparer. À quel point la puissance du violon pousse la jeune fille à fuir son milieu pour être sauvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je voudrais qu'on m'efface&lt;/i&gt;, depuis le titre, d'une tristesse absolue, jusqu'à la dernière ligne, est absolument décourageant et douloureux, par cette dureté infligée à de nombreuses familles, et qui s'inflige à nous par la proximité que nous avons avec elles. Mais il s'agit d'une lecture nécessaire, à la fois stylée et froide, mais très vivante, cinématographique. Un style sans pathos, direct, mais qui nous arrache des larmes d'impuissance. Anaïs Barbeau-Lavalette frappe fort et nous ouvre à un monde qui l'a bouleversée à jamais. Un monde où les enfants n'ont pas vraiment de vies d'enfants et nous donnent des leçons de résilience époustouflantes, mais aussi où la misère se répète, se transmet et pointe du doigt la responsabilité d'une société entière. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;« Je ne l'ai pas écrit pour éveiller les gens mais parce que je crois que ces &lt;i&gt;kids&lt;/i&gt; ont les plus grandes histoires au monde à raconter.»&lt;/blockquote&gt;Non seulement elle donne la parole à ces &lt;i&gt;kids&lt;/i&gt;, mais en plus, elle nous éveille... Et doublement, avec son film (qu'elle a pu réaliser avec quelques subventions bien méritées), et son livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201009/17/01-4316463-anais-barbeau-lavalette-eloge-des-petits-battants.php" target="_blank"&gt;Un article dans La Presse&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, par Marie-Claude Girard&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=3&amp;amp;section=10&amp;amp;article=73363" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;L'article de Tristan Malavoy-Racine&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; dans le Voir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale :&lt;a href="http://www.myspace.com/montrealchocolat" target="_blank"&gt; Chocolat&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3035512707269962421?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3035512707269962421/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3035512707269962421' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3035512707269962421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3035512707269962421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/05/je-voudrais-quon-mefface.html' title='Je voudrais qu&apos;on m&apos;efface'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-AipCSf4_bC4/Tc339p9KF2I/AAAAAAAAA-I/Sh7EdVCTI2c/s72-c/je-voudrais-quon-mefface-10.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-6912091103266919473</id><published>2011-05-11T14:50:00.002-04:00</published><updated>2011-07-07T10:45:27.396-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) suisse'/><title type='text'>Château de sable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Château de sable&lt;/i&gt;, Frederik Peeters et Pierre Oscar Levy, éditions Atrabile, Collection Bile Blanche, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-GpQ9JAfBg7c/TcrTPSF6U8I/AAAAAAAAA-E/eCmQ6Jp2uws/s1600/jpg_le_chateau_de_sable.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-GpQ9JAfBg7c/TcrTPSF6U8I/AAAAAAAAA-E/eCmQ6Jp2uws/s200/jpg_le_chateau_de_sable.jpg" width="148" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous avais déjà parlé de Frederik Peeters&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2006/05/pilules-bleues-frederik-peeters.html" target="_blank"&gt; &lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, au sujet de son livre &lt;i&gt;Pilules bleues&lt;/i&gt;, que j'avais adoré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y avait bien longtemps que je n'avais pas critiqué de bande dessinée sur ce blogue, laissant ce domaine à &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/search?q=fran%C3%A7ois" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;François&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais là... Je ne pouvais résister, ayant mis la main sur le dernier ouvrage de Frederik Peeters, &lt;i&gt;Château de sable&lt;/i&gt;, paru aux éditions &lt;a href="http://atrabile.org/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Atrabile&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, dans la collection Bile Blanche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne peux cependant pas vous raconter l'histoire sans en dévoiler trop d'éléments, car le récit, tour à tour lyrique, fantastique, mystérieux, dévoile son intrigue progressivement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dessin est superbe, noir et blanc, d'une sobriété remarquable, tout en décrivant par un trait subtil les émotions de chaque personnage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le scénario est alambiqué, digne d'un roman de science-fiction de Philip K. Dick. Pierre Oscar Lévy, le scénariste, a rencontré Frederik Peeters en travaillant sur un projet d'adaptation cinématographique de &lt;i&gt;Pilules bleues&lt;/i&gt;. Si &lt;i&gt;Château de sable&lt;/i&gt; est son premier scénario pour la bande dessinée, il n'en est pas à ses premières armes en cinéma documentaire. Et l'on sent bien cet univers cinématographique, avec une véritable ambiance, de plus en plus sinistre, un lieu bien incarné, cette plage magnifique et sauvage et une douzaine de personnages, ayant chacun un rôle bien précis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est donc encore une fois une œuvre impressionnante d'originalité, mise en dessin par un artiste hors-norme, qui a publié des albums aussi intéressants que fantaisistes tels que &lt;i&gt;Lupus&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Koma&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pilules bleues&lt;/i&gt; et maintenant &lt;i&gt;Château de sable&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Frederik_Peeters" target="_blank"&gt;Bibliographie intégrale&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;de Frederik Peeters&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Frederik Peeters, &lt;a href="http://frederik.peeters.free.fr/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;le site&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.telerama.fr/livres/chateau-de-sable,61755.php" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La critique de Jean-Claude Loiseau&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; pour Télérama&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : le dernier Moby, &lt;a href="http://3voor12.vpro.nl/speler/luisterpaal/44723762#luisterpaal.44723762" target="_blank"&gt;Destroyed&lt;/a&gt; (PIAS, 2011)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-6912091103266919473?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/6912091103266919473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=6912091103266919473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6912091103266919473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6912091103266919473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/05/chateau-de-sable.html' title='Château de sable'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-GpQ9JAfBg7c/TcrTPSF6U8I/AAAAAAAAA-E/eCmQ6Jp2uws/s72-c/jpg_le_chateau_de_sable.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3239248599678676041</id><published>2011-05-01T22:20:00.002-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.739-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Versicolor</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Versicolor&lt;/i&gt;, de Marc Forget, Éditions XYZ, 2011&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-iWAmwHbxCVQ/TboxhpaU66I/AAAAAAAAA94/F6IyBwZl5NM/s1600/n19a9n78.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-iWAmwHbxCVQ/TboxhpaU66I/AAAAAAAAA94/F6IyBwZl5NM/s200/n19a9n78.jpg" width="126" /&gt;&lt;/a&gt;David Dupuis, jeune médecin, s'engage avec un organisme humanitaire au Sud Soudan, après une rupture amoureuse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Réfractaire à toute reprise des rênes de sa propre vie, il s'occupera de celle des autres, enfants tuberculeux, familles diminuées par la maladie, la malnutrition, la pauvreté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marc&amp;nbsp; Forget, un ancien de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Course_destination_monde" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;La &lt;/b&gt;&lt;b&gt;Course destination monde&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; (en 1991-1992), nous décrit le monde de la coopération internationale, ses limites, ses réussites, le dévouement des personnes qui s'y engagent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Devenu médecin lui-même, Marc Forget a l'expérience des missions humanitaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parallèlement à David Dupuis, il met en scène Loïc, le meilleur ami de David. Celui-ci déroule le fil de sa vie sous forme épistolaire,&amp;nbsp; de sa jeunesse perturbée jusqu'à ses retrouvailles avec David, après plusieurs années de séparation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Versicolor&lt;/i&gt;, c'est le titre du film que Loïc rêve de réaliser.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Versicolor&lt;/i&gt; fait aussi référence aux couleurs que David ne peut plus voir. On peut trouver à ce titre plusieurs explications, tant il convient parfaitement à l'histoire qui nous est contée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur adopte un style télégraphique, sous forme de carnets, particulièrement dans la première moitié du livre, lorsque David se trouve au Sud Soudan. Petit à petit, le style s'apaise, se fait moins saccadé, l'urgence est moins présente. Mais elle est toujours là, prête à bondir, on sent que le drame surviendra probablement (peut-être un peu maladroitement par les lettres de Loïc ?).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les choix que font les protagonistes dans le roman auraient sans doute mérité plus d'explications, ce qui aurait donné plus de profondeur aux personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Versicolor&lt;/i&gt; démontre le talent indéniable de Marc Forget, pour raconter des histoires prenantes, qui sentent le vécu et nous amènent ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais mettre sur un pied d'égalité deux personnages forts qui vivent des choses totalement différentes était périlleux et ambitieux. En chemin, on y perd un peu en émotions. Particulièrement dans la partie où on les retrouve, ensemble, en Argentine. Chaque personnage pris séparément est fort et intéressant, mais la chimie entre eux transparaît moins bien dans le style de l'auteur.&lt;br /&gt;C'est dommage, mais ça ne gâche pas l'intérêt de ce livre, pour le monde qu'il nous fait entrevoir, et la découverte d'une nouvelle plume talentueuse québécoise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201103/18/01-4380589-marc-forget-le-choc-de-lhumanitaire.php" target="_blank"&gt;L'article de La Presse&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, par Marie-Claude Girard &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2010-2011/chronique.asp?idChronique=141033" target="_blank"&gt;L'entrevue avec Michel Désautels&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;sur Radio-Canada&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.myspace.com/markberubemusic" target="_blank"&gt;Mark Berube and the Patriotic Few &lt;/a&gt;(vu cette après-midi au lancement du &lt;a href="http://www.offta.com/" target="_blank"&gt;OffTA&lt;/a&gt;)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3239248599678676041?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3239248599678676041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3239248599678676041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3239248599678676041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3239248599678676041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/05/versicolor.html' title='Versicolor'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-iWAmwHbxCVQ/TboxhpaU66I/AAAAAAAAA94/F6IyBwZl5NM/s72-c/n19a9n78.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-137485218881402568</id><published>2011-04-14T22:22:00.004-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.740-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='auteur(e) haïtien(ne)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Les jardins naissent</title><content type='html'>&lt;i&gt;Les jardins naissent&lt;/i&gt;, Jean-Euphèle Milcé, Éditions Coups de tête, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-OV2AMwhiB3M/TaT3MNSQJWI/AAAAAAAAA9Y/fOM6bIG8If8/s1600/9782896710065FS.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-OV2AMwhiB3M/TaT3MNSQJWI/AAAAAAAAA9Y/fOM6bIG8If8/s200/9782896710065FS.gif" width="125" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?page=inviteshaiti&amp;amp;id_article=2303" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Jean-Euphèle Milcé&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, né le 14 janvier 1969 en Haïti, a publié une dizaine de livres dont deux romans en français : &lt;i&gt;L'Alphabet des nuits&lt;/i&gt; (&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.nyon.ch/fr/vivre/culture-histoire/prix-georges-nicole-622-3864" target="_blank"&gt;Prix George-Nicole&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; de la ville de Nyon, en Suisse, en 2004) et &lt;i&gt;Un archipel dans mon bain&lt;/i&gt;, aux éditions Bernard Campiche Éditeur, ainsi qu'un roman en créole aux Presses Nationales d'Haïti. L'univers de Jean-Euphèle Milcé est construit autour des drames de l'exil et des incertitudes de la traversée.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;i&gt;Les jardins naissent&lt;/i&gt;, on retrouve ce questionnement à travers le personnage de Marianne, jeune femme un peu perdue qui a décidé de s'engager dans un organisme de coopération internationale (le CICR - Comité International de la Croix Rouge) qui œuvre en Haïti. Là-bas, peu de temps avant la grande catastrophe du 12 janvier 2010, elle rencontre Daniel, en prison après avoir été arrêté au Canada, où il vivait illégalement. Le tremblement de terre lui rendra sa liberté et fera de lui un fugitif. Marianne décide de le suivre dans l'un de ses projets, consistant en la réappropriation de terrains vierges, où personne ne reconstruit encore, afin d'y planter des graines et créer des jardins de fruits, légumes, fleurs.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« - Ils veulent faire des jardins ? C'est super ! Depuis que je suis en poste ici, c'est la première fois que j'ai droit à une aussi bonne nouvelle !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Tu ne comprends rien. C'est beau, ce qui n'empêche pas qu'on soit en plein délire. » (p.31)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En s'engageant à ses côtés, elle enfreint toutes les règles de son travail. Par ailleurs, son organisme humanitaire croit ou veut faire croire à un enlèvement, afin de se désolidariser de l'attitude de son employée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire que Marianne n'est pas motivée par le travail qu'elle doit effectuer sur place, et l'attitude de sa cheffe la confronte souvent à ce manque de discipline :&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Je porte mal mon engagement. Depuis cette thèse en sciences po que j'ai abandonnée parce que j'étais en manque de références réelles et que j'étais incapable de prouver ma compréhension du monde. J'ai toujours été témoin et actrice de mes petites luttes pour le principe. Et pour l'honneur. » (p. 14)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par ce texte poétique, Jean Euphèle Milcé nous parle de son peuple haïtien, le mieux placé pour savoir de quoi il a besoin après la terrible catastrophe du 12 janvier 2010.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Dans ce pays, il n'y a que la folie et le courage qui vaillent. Tout  le reste est du faire semblant. Perte de temps. [...] Je n'ai pas besoin  d'experts étrangers et déportés pour faire un jardin. La terre est  disponible, mes hommes de la rue sont prêts et j'ai des semences à  revendre : du pois, du maïs, du sorgho ainsi que plein d'autres  ressources insoupçonnées. »&amp;nbsp; (p.66) &lt;/blockquote&gt;Il dresse également un portrait peu reluisant de la coopération internationale, dont les missions sont parfois dirigées par des personnes coupées de la réalité des pays dans lesquels elles sont sensés opérer. Cette critique de la coopération internationale n'est pas sans faire écho dans ma lecture actuelle, &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201103/18/01-4380589-marc-forget-le-choc-de-lhumanitaire.php" target="blank"&gt;&lt;i&gt;Versicolor&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, de Marc Forget, qui fera l'objet de ma prochaine critique sur ce blogue.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« &lt;i&gt;Résilience&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La dernière trouvaille pour frotter le dos des trop pauvres. Une belle manière de valoriser la survie sous des bâches mal tendues. Les missionnaires évangélistes ont inventé la résignation et les humanitaires ne jurent que par la résilience du peuple haïtien. Foutaises ! Le vent souffle trop fort, les Haïtiens meurent comme des mouches. &lt;/i&gt;» (p.79)&lt;/blockquote&gt;&lt;i&gt;Les jardins naissent &lt;/i&gt;est un court récit qui pose de bonnes questions sur la reconstruction d'un pays ruiné, où la violence demeure malheureusement quotidienne (comme cette Philomène, qui reçoit une balle dans la jambe, ou la rudesse de la cheffe de Marianne).&lt;br /&gt;Un roman assez noir, car ancré dans une réalité dont nous sommes les témoins impuissants (et comment juger, finalement, ceux et celles qui s'engagent pour aider, probablement avec sincérité ?). L'ouvrage se termine sur une légère note optimiste et lyrique parce que, malgré tout, la nature, elle, fait son travail, et qu'il y a « des jardins qui naissent », présage d'une vie meilleure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam--les-plus--de-rci/16-29_2011-04-13-le-livre-les-jardins-naissent/" target="_blank"&gt;entrevue très intéressante&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; avec l'auteur sur RCI&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur sera présent au &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.alterpresse.org/spip.php?article10888" target="_blank"&gt;Salon international du livre de Québec&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;du 13 au 17 avril. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-137485218881402568?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/137485218881402568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=137485218881402568' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/137485218881402568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/137485218881402568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/04/les-jardins-naissent.html' title='Les jardins naissent'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-OV2AMwhiB3M/TaT3MNSQJWI/AAAAAAAAA9Y/fOM6bIG8If8/s72-c/9782896710065FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3354981725796279100</id><published>2011-04-03T22:08:00.001-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.742-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur américain'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Bright Lights, Big City</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Bright Lights, Big City&lt;/i&gt;, Jay McInerney, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 1997 (Version originale, 1984)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Ceuv6iPb_1w/TZkhxO9e_MI/AAAAAAAAA9M/fLaNKCW08Yw/s1600/bright-lights-big-city-L-1.jpeg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-Ceuv6iPb_1w/TZkhxO9e_MI/AAAAAAAAA9M/fLaNKCW08Yw/s200/bright-lights-big-city-L-1.jpeg" width="138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Retour dans le passé pour moi avec ce livre de &lt;b&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jay_McInerney" target="_blank"&gt;Jay McInerney&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; au lyrique titre. &lt;i&gt;Bright Lights, Big City&lt;/i&gt;, premier ouvrage de l'Américain Jay McInerney, relate les frasques d'un jeune homme de 24 ans, abandonné par sa femme, qui se jette dans la drogue, les sorties, et le suicide professionnel dans un New York branché, au milieu des années 80.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce livre a propulsé en 1984 Jay McInerney (né en 1955) sur la scène littéraire américaine, avant même Bret Easton Ellis, qui s'est faufilé dans les mêmes voie / voix littéraires que lui en 1985 avec son livre &lt;i&gt;Less Than Zero&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Entièrement écrit au "tu", permettant une identification rapide au personnage principal, nous vivons ses déboires, ses malaises, ses maux de tête, ses deuils en même temps que lui. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bizarrement, j'ai connu Jay McInerney par son dernier roman (il a aussi publié un recueil de nouvelles après), &lt;i&gt;La belle vie&lt;/i&gt;, publié en 2007 aux Éditions de l'Olivier, et dont je vous ai parlé &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/07/la-belle-vie.html" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. Je m'étais bien juré d'y revenir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Bright Lights, Big City&lt;/i&gt; est un roman important dans le sens qu'il a initié une certaine littérature, regroupé par certains sous le nom &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Brat_Pack_%28litt%C3%A9rature%29" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;Brat Pack&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, écrite par des « morveux littéraires ». C'est un roman miroir d'une génération américaine désabusée, &lt;i&gt;génération X&lt;/i&gt; dont les idéaux passaient à travers les rails de cocaïne qu'elle était capable de sniffer. Bret Easton Ellis dira de cette période : «&amp;nbsp;Pure poudre aux yeux, j'étais épuisé par tout ce cirque&amp;nbsp;» (&lt;i&gt;Lunar Park&lt;/i&gt;, 2005).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;En 1986, le livre avait été publié en français sous le titre &lt;i&gt;Journal d'un oiseau de nuit&lt;/i&gt;. Celui-ci indique plus clairement le sujet du livre, puisqu'il est en effet question essentiellement des errements du personnage principal dans le milieu de la nuit. La plus grande partie du récit se contente de relater les différents épisodes de la déchéance de notre anti-héros, mais nous assistons progressivement à sa prise de conscience face au deuil qu'il vit après le décès de sa mère. L'avant-dernier chapitre (&lt;i&gt;La relève de la garde&lt;/i&gt;) représente en cela une parenthèse, à l'image du titre &lt;i&gt;Bright Lights, Big City&lt;/i&gt;, passage lyrique et bouleversant où le jeune homme verbalise finalement avec son frère tout ce qui l'a propulsé dans son malheur et dans son déni.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Avant d'apprendre la nouvelle, tu n'aurais jamais cru pouvoir survivre à la mort de ta mère. Déchiré comme tu l'étais entre ta conviction de devoir te jeter sur son bûcher funéraire, et son désir à elle, de ne pas être inutilement pleurée, tu ne voyais pas de réaction susceptible de satisfaire à ces deux conditions. Quand elle est morte, il y avait si longtemps que tu l'appréhendais que tu ne savais plus ce que tu éprouvais. Après son enterrement, tu as plongé en toi-même, cherchant des signes vitaux, pour ne trouver que vide et désolation. Tu as attendu que se manifeste ton chagrin. Tu commences à comprendre qu'il a mis neuf mois à éclater - à la faveur du départ d'Amanda. » (p 162)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un livre choc, aux personnages politiquement incorrects, qui se cherchent et ne se trouvent pas toujours dans la poudre blanche et d'autres plaisirs fugaces. L'histoire pourrait être redondante, mais par sa brièveté (182 pages), elle se lit rapidement, au même rythme que la vie du personnage qui se déroule sous nos yeux. Il s'agit également d'un témoignage foisonnant de nombreux détails relatifs aux années 80.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Bright Lights, Big City&lt;/i&gt; a été adapté au cinéma, par l'auteur lui-même, et réalisé par James Bridges en 1988. Le personnage principal était joué par Michael J. Fox. Il est question d'un remake qui devrait sortir en 2013, réalisé par Josh Schwartz, un jeune scénariste et réalisateur américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://mamereetaithipster.com/2011/04/01/creep-on-creepinon-timber-timbre/" target="_blank"&gt;Timber Timbre&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.telerama.fr/musiques/creep-on-creepin-on,67126.php" target="_blank"&gt;Creep On Creepin' On&lt;/a&gt; (Full Time Hobby/PIAS&lt;/b&gt;&lt;b&gt;, 2011)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3354981725796279100?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3354981725796279100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3354981725796279100' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3354981725796279100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3354981725796279100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/04/bright-lights-big-city.html' title='Bright Lights, Big City'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Ceuv6iPb_1w/TZkhxO9e_MI/AAAAAAAAA9M/fLaNKCW08Yw/s72-c/bright-lights-big-city-L-1.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-7381609403520035152</id><published>2011-03-29T16:33:00.000-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.743-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Leslie Muller ou le principe d'incertitude</title><content type='html'>&lt;i&gt;Leslie Muller ou le principe d'incertitude&lt;/i&gt;, Lynn Diamond, Éditions Triptyque, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-oah5t6HH31s/TZElK9Jhg1I/AAAAAAAAA9A/HJYEHYLIQvk/s1600/233766-pochette-livre-leslie-muller-principe.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="132" src="http://2.bp.blogspot.com/-oah5t6HH31s/TZElK9Jhg1I/AAAAAAAAA9A/HJYEHYLIQvk/s200/233766-pochette-livre-leslie-muller-principe.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans son dernier roman, Lynn Diamond brosse le portrait d'une génération engagée qui se désillusionnera progressivement et perdra de sa détermination. Le principe d'incertitude, ou théorème d'indétermination évoqué par le titre, fait référence à la &lt;b&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_d%27incertitude" target="_blank"&gt;théorie d'Heisenberg&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; appliquée à la mécanique quantique. Ici, on la voit plutôt appliquée à la mécanique du cœur, l'incertitude, le doute quant à l'engagement politique et personnel (dans le couple, dans l'amitié omniprésente dans le roman).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur plus de vingt ans, nous suivons Leslie, Anna, Josua, Tammy, Lili, Max et quelques autres (qui naissent en cours de récit), engagés à la fin des années 70 au &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/nicaragua.htm" target="_blank"&gt;Nicaragua,&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; qui traverse alors une période de troubles et de révoltes importantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Amorçant un tournant communiste avec Daniel Ortega, le pays livre une lutte face aux forces financées par les Américains, les Contras.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Josua, en tant que médecin et ancien du Vietnam, vient en aide aux populations locales (au Nicaragua et au Salvador). Tammy et Lili font des reportages vidéo sur le pays et sa révolution. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Leslie vivra, aux côtés de son amant Josua, un épisode violent et traumatisant qui les hantera toute leur vie. Ce chapitre du livre, d'une grande dureté, constitue le tournant de la réflexion de Leslie (épisode au Salvador, chapitres 8 et suivants) et posera les bases de sa relation avec Josua, qui restera instable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman circulaire est construit suivant la mémoire fragmentaire de Leslie. Si cela peut sembler déroutant d'un premier abord, la démarche devient véritablement intéressante une fois que les personnages sont bien ancrés dans l'histoire (et cela arrive vite), et que ce morcellement nous permet donc de suivre et de comprendre la pensée de Leslie. Il nous offre également la possibilité de mesurer la part de doute, de nostalgie, qui traverse la vie de Leslie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Harry s'était repris en précisant que le terme principe d'incertitude&amp;nbsp; n'était pas tout à fait juste, il fallait plutôt dire principe d'indétermination. Tammy lui avait demandé si cela pouvait expliquer le morcellement de la mémoire. » (p.197)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Leslie Muller ou le principe d'incertitude&lt;/i&gt; est un très beau portrait d'une certaine génération, qui a vécu les années 70 avec tous les espoirs qu'elles portaient, mais qui aujourd'hui se questionne sur la force de ses actions militantes. Ces flottements sont d'ailleurs bien résumés à la fin de l'ouvrage, dans cet échange entre deux hommes de deux générations différentes : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« - J'ai suffisamment milité pour savoir que l'intransigeance et la pureté des intentions ne vont pas toujours ensemble. je le dis sans amertume.&lt;br /&gt;- En somme, nous nous sommes bouché les oreilles, et vous, vous vous êtes fermé les yeux.&lt;br /&gt;- Les idéaux ne sont toujours qu'à la mesure des hommes, ni plus petits ni plus grands. La seule façon de se dépasser est dans l'engagement total, ne cherchons pas ailleurs. Le problème, c'est qu'à force de dépassement, un jour on ne se retrouve plus. On a dépassé notre liberté individuelle; tout se fait en dehors de nous, ce qui est le contraire du sens de la lutte, son antithèse, et si vous me permettez de conclure sans dialectique et pour parler comme les médecins : cela est très grave. En ceci, remarquez, je n'apporte aucune conclusion originale, en cela mon époque et la vôtre se rejoignent. » (p.178-179)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les désillusions politiques apparaissent chez notre narratrice dès le début des années 80 et assez tôt dans le roman, avec un propos très réaliste, loin de toute naïveté ou misérabilisme :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;« Les militants de l'organisation marxiste-léniniste à laquelle j'appartenais quittaient un à un les rangs. C'était une année charnière et l'idée d'une révolution prolétarienne dans un pays qui n'avait pas besoin de réforme agraire devenait nulle et non-avenue ; les nouveaux dirigeants de la Chine trahissaient nos idéaux et nos espoirs, et les syndicats d'ici, sous l'impulsion des luttes ouvrières, avaient, ces deux dernières décennies, bien travaillé. Est-ce que le communisme n'était qu'un moyen d'accéder de manière accélérée au capitalisme ? »&amp;nbsp; (p.54)&lt;/blockquote&gt;Tous ces extraits permettent de se rendre compte du style impeccable de Lynn Diamond, qui m'avait déjà impressionnée avec &lt;i&gt;Le corps de mon frère&lt;/i&gt;, publié en 2002 chez Triptyque. Surnommée la « chercheuse d'âme » par un critique, son talent s'exerce également dans son dernier texte, qui tombe à point nommé en cette période effervescente où les jeunes d'ici - malgré leur accès aux connaissances et à l'information - semblent peu impliqués et indignés, et les plus âgés, blasés.&lt;br /&gt;Quelques références - notamment littéraires - m'ont échappé, mais n'ont pas été un obstacle à la compréhension du propos ni&amp;nbsp; à l'attachement aux personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/critiques-de-livres/201101/28/01-4364670-leslie-muller-ou-le-principe-dincertitude-impression-de-grande-fragilite-12.php" target="_blank"&gt;La critique de Marie-Claude Girard&lt;/a&gt; dans La Presse&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lecollectif.ca/2011/03/15/lynn-diamond-ecrire-pour-vivre-ou-vivre-pour-ecrire/" target="_blank"&gt;Une entrevue très intéressante&lt;/a&gt; dans la revue Le Collectif (journal étudiant de l'Université de Sherbrooke) sur la démarche d'écrivain de Lynn Diamond&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.tv5.ca/public_html/clubsocial/ljl.php?no_livre=76" target="_blank"&gt;La chronique de Julie Laferrière&lt;/a&gt; dans Club Social&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.portishead.co.uk/" target="_blank"&gt;Portishead&lt;/a&gt;, Roads (Album Dummy, 1994) &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-7381609403520035152?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/7381609403520035152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=7381609403520035152' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7381609403520035152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7381609403520035152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/leslie-muller-ou-le-principe.html' title='Leslie Muller ou le principe d&apos;incertitude'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-oah5t6HH31s/TZElK9Jhg1I/AAAAAAAAA9A/HJYEHYLIQvk/s72-c/233766-pochette-livre-leslie-muller-principe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-385708716721736677</id><published>2011-03-27T16:30:00.001-04:00</published><updated>2011-07-07T10:47:12.727-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Le fils de l'ours père</title><content type='html'>&lt;i&gt;Le fils de l'ours père&lt;/i&gt;, un roman graphique de Nicolas Presl, Éditions The Hoochie Coochie, 2010&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xP4xHGgCb4o/TY-dJeS94YI/AAAAAAAAA88/A_RBRZEl7Qw/s1600/fils_ours_pere_hoochie_coochie.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-xP4xHGgCb4o/TY-dJeS94YI/AAAAAAAAA88/A_RBRZEl7Qw/s200/fils_ours_pere_hoochie_coochie.jpg" width="152" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le fils de l'ours père&lt;/i&gt; est un livre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un livre et pourtant il n'y a aucun mot.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas de mots, uniquement des images.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et l'histoire se déroule au travers de ces images, silencieuses, sans nul son pour édulcorer la terrible existence du fils de l'ours père.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le fils de l'ours père&lt;/i&gt; relate donc de façon purement visuelle l'existence de l'ours et son histoire, très humaine...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au travers d'un dessin particulièrement personnel, Nicolas Presl nous invite à partager toute la violence de l'existence d'êtres simples dont les espoirs se transformeront en calvaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il nous force à ouvrir les yeux, en grand ; à accepter ce que nous voyons et nous oblige à suivre sans que nous ne puissions jamais avoir le choix les angoisses, les questionnements et les accès de démence de l'ours, celui dont la mère est femme et dont le père, mort, était ours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle place a-t-il dans la société ? Quelle place peut-il obtenir, lui qui n'est ni homme, ni ours et pourtant les deux à la fois ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle place peut-il donner au chasseur qui aima puis tua son ours de père ? Que peut-il accepter de cet homme, qui est l'époux légitime de sa mère ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le fils de l'ours père&lt;/i&gt; est très certainement un roman existentialiste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il pose la question centrale du choix pour un être qui n'a certainement pas choisi de vivre ainsi, fruit du malheur et d'un moment d'oubli.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais plutôt que de s'enliser sur les problèmes de la tolérance de la société vis à vis du métissage, il s'en sert comme terreau pour donner de la profondeur à son personnage et l'obliger à rechercher au plus profond de lui ses propres racines, celles que personne ne lui accordera jamais... à part son père...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est certain que j'ai été très touché par l'incroyable richesse de cette histoire muette. Le graphisme, incroyablement riche et précis, offre la possibilité de contempler l'esprit des personnages. Puis, de les accompagner dans leur cheminement psychologique pour sombrer et se relever en même temps qu'eux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un roman redoutable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est puissant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ancré dans la terre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Le fils de l'ours père&lt;/i&gt;, les liens du sang, par Nicolas Presl&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[François Nicaise] &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-385708716721736677?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/385708716721736677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=385708716721736677' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/385708716721736677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/385708716721736677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/le-fils-de-lours-pere.html' title='Le fils de l&apos;ours père'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-xP4xHGgCb4o/TY-dJeS94YI/AAAAAAAAA88/A_RBRZEl7Qw/s72-c/fils_ours_pere_hoochie_coochie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-2334208545958525708</id><published>2011-03-26T15:27:00.002-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.745-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Il pleuvait des oiseaux</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-cUkdr_sGsDI/TY0A3PnUnlI/AAAAAAAAA84/LTLRFvc3GI0/s1600/l2knu138.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="https://lh6.googleusercontent.com/-cUkdr_sGsDI/TY0A3PnUnlI/AAAAAAAAA84/LTLRFvc3GI0/s200/l2knu138.jpg" width="128" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Il pleuvait des oiseaux&lt;/i&gt;, Jocelyne Saucier, Éditions XYZ, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il pleuvait des oiseaux, lui avait-elle dit. Quand le vent s'est levé et qu'il a couvert le ciel d'un dôme de fumée noire, l'air s'est raréfié, c'était irrespirable de chaleur et de fumée, autant pour nous que pour les oiseaux et ils tombaient en pluie à nos pieds. » (p. 81)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dernier roman de Jocelyne Saucier, auteure québécoise née en 1948, deux fois finaliste au Prix du Gouverneur général pour ses deux romans &lt;i&gt;La vie comme une image&lt;/i&gt; (en 1996) et &lt;i&gt;Jeanne sur les routes&lt;/i&gt; (en 2006), nous plonge dans les Grands Feux du Nord de l'Ontario (proche de l'Abitibi), qui ont eu lieu au début du XXe siècle (le plus documenté sur Internet est celui de 1922, qui a entièrement détruit &lt;a href="http://www.lexpress.to/archives/1816/" target="_blank"&gt;la ville de &lt;b style="font-weight: normal;"&gt;Haileybury).&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« À ce titre, c'est  le chapitre sur les Grands Feux qui a été le plus  difficile à écrire. "Il ne fallait pas trop en mettre, a-t-elle jugé,  c'était déjà assez  terrible comme ça." Car si tout est "inventé" dans  &lt;i&gt;Il pleuvait des  oiseaux&lt;/i&gt;, ce passage du livre, lui, est entièrement  vrai, même ce bout où  les oiseaux meurent en plein vol à cause du  manque d'oxygène. » (La Presse, article de Josée Lapointe, 11 février 2011)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;À partir de ces événements dramatiques, Jocelyne Saucier a imaginé la quête d'une photographe pour retrouver un des survivants à ces incendies, Ted Boychuck. Elle réalise un projet de photographies avec les personnes (âgées) qui ont vécu ces terribles événements. Boychuck est un élément important, puisque de nombreux témoins de l'époque l'ont connu comme « le garçon qui marchait dans les décombres fumants ». Malheureusement, Boychuck est mort depuis peu dans sa cabane près du lac Perfection, où il s'était retiré pour vivre dans la forêt, loin de la civilisation et de ses amours perdues et impossibles. La photographe est accueillie par Charlie et Tom, qui vivent également isolés du monde. Ils sont protégés des regards extérieurs par Steve et Bruno, qui s'occupent d'un hôtel, peu fréquenté hors période de chasse, et en profitent pour cultiver quelques plants de marijuana près des cabanes des deux vieux. L'arrivée inopinée de Marie-Desneige, la tante de Bruno, internée depuis 66 ans sans raison valable, vient compléter la petite « communauté du lac ». À eux six, ils découvriront et interpréteront les tableaux peints par Boychuck, en tout 367 tableaux racontant les Grands Feux.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;Ils passeront ainsi une année ensemble, au rythme des saisons, en harmonie avec la nature, découvrant l'amour pour certains, attendant la mort pour d'autres.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;Livre poétique sur la vieillesse, la mort, l'amour et la nature, &lt;i&gt;Il pleuvait des oiseaux&lt;/i&gt; se lit avec émotion et la marginalité de ses personnages éveille chez le lecteur beaucoup de tendresse.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;La photographe, Bruno, puis Steve nous offrent tour à tour leurs points de vue sur les événements et l'origine de cette rencontre improbable entre ces êtres solitaires et leurs sentiments sur les autres protagonistes.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;Puis le narrateur devient le témoin de la nouvelle vie qui s'organise dans cette petite communauté&amp;nbsp; improvisée du Nord de l'Ontario. Décidément, le Nord du Canada inspire de très beaux textes à nos auteurs (&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/la-nuit-sur-les-ondes.html" target="_blank"&gt;voir l'une de mes dernières chroniques&lt;/a&gt;).&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À ce sujet, l'auteure, née au Nouveau-Brunswick, mais Abitibienne depuis 30 ans, s'exprime : « Le Nord m'inspire. Si on sent cet esprit de liberté, c'est parce que c'est encore un pays neuf, où tout est possible. » (entrevue dans La Presse, avec Josée Lapointe, 11 février 2011)&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;« J'avais fait des kilomètres et des kilomètres de route sous un ciel orageux en me demandant si j'allais trouver une éclaircie dans la forêt avant la nuit, au moins avant que l'orage n'éclate. Tout l'après-midi, j'avais emprunté des routes spongieuses qui ne m'avaient menée qu'à des enchevêtrements de pistes de VTT, des chemins de halage forestier, et puis plus rien que des mares de glaise, des lits de sphaigne, des murs d'épinette, des forteresses noires qui s'épaississaient de plus en plus. » (p.11)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt; Œuvre remarquable, &lt;i&gt;Il pleuvait des oiseaux&lt;/i&gt; est à lire pour apprendre de nos aînés et saisir les précieux petits moments que la vie et la nature nous offrent. Encore une auteure québécoise incontournable !&lt;/b&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/201102/11/01-4369227-jocelyne-saucier-le-privilege-de-la-vie.php" target="_blank"&gt;L'article intégral dans La Presse&lt;/a&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : Smooth, &lt;a href="http://www.smooth.fr/index2.html" target="_blank"&gt;The Parade&lt;/a&gt; (Do You like?, 2009)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-2334208545958525708?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/2334208545958525708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=2334208545958525708' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2334208545958525708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2334208545958525708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/il-pleuvait-des-oiseaux.html' title='Il pleuvait des oiseaux'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-cUkdr_sGsDI/TY0A3PnUnlI/AAAAAAAAA84/LTLRFvc3GI0/s72-c/l2knu138.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-548040292078316840</id><published>2011-03-18T15:20:00.001-04:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.746-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) canadien(ne)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>La nuit sur les ondes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-e9qVbEpKUaI/TYEVpVp3lFI/AAAAAAAAA8k/ZipJo24RwFA/s1600/r_588.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="https://lh6.googleusercontent.com/-e9qVbEpKUaI/TYEVpVp3lFI/AAAAAAAAA8k/ZipJo24RwFA/s200/r_588.jpg" width="128" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La nuit sur les ondes&lt;/i&gt;, Elizabeth Hay, Éditions XYZ, 2011 (2007 pour la première parution en anglais), traduit par Hélène Rioux&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;2007&lt;a href="http://www.scotiabankgillerprize.ca/" target="_blank"&gt; Scotiabank Giller Prize&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;2008 &lt;a href="http://www.ottawa.ca/residents/arts/funding_awards/book_awards/past_winners_en.html" target="_blank"&gt;Ottawa Book Award&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;2008 &lt;a href="http://www.cbabook.org/libris-previouswinners.html" target="_blank"&gt;Libris Award&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;« T'arrive-t-il de te demander où va ta voix ?&amp;nbsp; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elizabeth Hay a vu cette question épinglée au mur où elle           travaillait dans les années 1970&amp;nbsp;alors qu’elle était           journaliste à Yellowknife pour la radio de CBC. Cette phrase           est plus tard devenue l’inspiration pour &lt;i&gt;Late Nights on Air&lt;/i&gt;,           roman pour lequel elle a remporté, en 2007, le Scotiabank Giller           Prize, le plus important prix littéraire au Canada pour les           textes de fiction&lt;span style="font-size: small;"&gt;. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Extrait de l'&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.oct.ca/publications/pour_parler_profession/septembre_2008/remarkable.asp" target="_blank"&gt;article très intéressant de Leata Lekushoff&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;publié en septembre 2008 dans la revue &lt;i&gt;Pour parler profession&lt;/i&gt;, revue de l'ordre des enseignantes et enseignants de l'Ontario)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Harry Boyd, animateur radio déchu, se retrouve coordonnateur puis directeur par intérim de la station locale de la CBC à Yellowknife, en 1974.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sa petite équipe comprend Eleanor Dew, fidèle secrétaire, Eddy, technicien californien énigmatique, Andrew McNabb, le monteur, le journaliste Bill Thwaite, Ralph Cody, pigiste responsable des recensions de livres et photographe à ses heures, et les animateurs Jim Murphy, Dido Paris et Gwen Symon, ces deux dernières nouvellement arrivées dans la capitale des Territoires du Nord-Ouest. Gwen préfère travailler dans l'ombre, mais elle sera propulsée - après beaucoup de travail - à l'animation de nuit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plusieurs événements dramatiques viendront bouleverser le petit groupe, sur fond de lutte politique contre la construction d'un pipeline sur le territoire des dénés (ethnie du nord-ouest du Canada qui a été la première à s'établir dans les Territoires du Nord-Ouest), et d'expédition dans le Grand Nord, inspirée par l'explorateur des régions Arctiques &lt;b&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Hornby" target="_blank"&gt;John Hornby&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, mort de faim près de la &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.chrs.ca/Rivers/Thelon/Thelon-F_f.htm" target="_blank"&gt;rivière Thelon&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, en compagnie de ses deux compagnons Edgar Christian et Harold Adlard.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce roman d'Elizabeth Hay, auteure canadienne qui a publié sept livres (nouvelles et romans) depuis 1989, explore tout d'abord le milieu de la radio, qu'elle connaît bien, ayant été elle-même animatrice et journaliste pour la radio de Radio-Canada à Yellowknife, Winnipeg et Toronto.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ayant moi-même tâté du micro pendant quelques années, notamment sur les ondes du &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.radiocentreville.com/" target="_blank"&gt;102, 3 FM&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; à Montréal, j'ai été très enthousiasmée par cet aspect du texte, qui nous propose dans une première et longue partie de nombreux superbes passages à propos de la voix :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« À quatre ans, Gwen avait une robe d'été jaune imprimée de cornets de crème glacée. Manger une glace vêtue de cette robe, la regarder fondre et se désintégrer pendant que les jolis cornets sur sa robe demeuraient gelés, impeccables, lui donnait une sensation assez semblable à celle qu'elle éprouvait en voyant les mots tapés sur la page devenir un gros dégât dans sa bouche.» (p. 76)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Tu dois entrer dans la nouvelle, dit-il à Gwen avec une touche d'impatience dans la voix. Entre en elle et laisse tes yeux bouger jusqu'à la fin de la ligne, puis à la ligne suivante, ta voix comprendra et suivra. Lis comme si tu cherchais le sens des mots. » (p. 77)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« En ondes, dans la lumière tamisée de la cabine, elle allait vers les maisons avec sa voix, le long de chemins couverts de feuilles, sous la voûte des arbres, et personne ne s'occupait d'elle. » (p. 110)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Cette fille était parvenue à lacer la chaussure souple de sa voix » (p. 111)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autant de passages où une traduction précise et fine était obligatoire. Pari réussi pour la traductrice &lt;b&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9l%C3%A8ne_Rioux"&gt;Hélène Rioux&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, également auteure. Hélène Rioux est aussi la traductrice du roman de Yann Martel, &lt;i&gt;Self,&lt;/i&gt; qui a été finaliste pour le prix du Gouverneur général en 1998.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elizabeth Hay nous présente donc un témoignage très vivant et réaliste de ce que furent le journalisme et la technique radiophonique dans les années 70. Comment se fabriquait une émission, comment se montait un reportage journalistique enregistré sur bandes, comment se faisait la mise en ondes, etc. Une réalité que nous ne connaissons plus aujourd'hui, ère de l'immédiateté et du numérique. C'est très plaisant de retourner, grâce à ce texte, à la lenteur, à l'observation, à la minutie. Gwen par exemple se plaît à enregistrer toutes sortes de sons dans la nature, des chants d'oiseaux au bruit des moteurs, en passant par des bribes de conversations dans un café, elle ne se sépare jamais de son enregistreuse...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les différents protagonistes apprennent à se connaître et plusieurs histoires d'amour et d'amitié se nouent et se dénouent, avec, dans leurs sillages, jalousie, mensonge, trahison et tristesse.&lt;br /&gt;Ils se sont tous retrouvés dans cette partie éloignée du monde, ce &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.canada-maps.org/northwest-territories/images/northwest-territories-map.gif" target="_blank"&gt;Grand Nord&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, pour des raisons différentes et parfois mystérieuses, mais ils partagent tous une profonde attirance pour ces contrées froides.&lt;br /&gt;Chacun mène son propre combat, Harry contre la télé qui prend de plus en plus d'importance face à la radio, Dido et Eddy un combat politique parfois radical contre la construction du pipeline, Gwen un combat contre elle-même et ce qu'elle ne veut pas être. Eleanor, de son côté, se tournera vers la spiritualité pour trouver un sens à sa vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La deuxième partie du livre voit se développer tous ces liens qui vont nous mener à l'ultime acte de cette histoire, consacré à une expédition qu'Harry, Gwen, Ralph et Eleanor préparent minutieusement, et où là encore, l'auteure nous offre de magnifiques descriptions du Grand Nord, qui la fascine visiblement. &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&amp;nbsp;« Quand ils se relevèrent, leur regard enregistra pleinement les espaces infinis nordiques. Chaque pied de ces plaines étales, de ces collines érodées était aussi détaillé que le petit fragment sur lequel ils se tenaient. » (p. 295)&lt;/blockquote&gt;L'auteure précise dans ses remerciements qu'elle avait en tête, durant l'écriture de son roman, la&amp;nbsp; « merveilleuse biographie » de Georges Whalley sur John Hornby, &lt;i&gt;The Legend of John Hornby&lt;/i&gt; (Macmillan of Canada, 1962), biographie à laquelle les personnages se réfèrent souvent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dernier combat de la petite équipe, cette difficile expédition (en canot, avec le portage que ça implique, et les rencontres inhérentes au Grand Nord : grizzly, caribous, &lt;a href="http://www.dinosoria.com/mammifere/boeuf-musque.jpg" target="_blank"&gt;boeufs musqués&lt;/a&gt;...) sur les traces de l'explorateur qu'ils admirent, les transformera radicalement et nous vivons ce drame final pleinement avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman enthousiasmant nous entraîne dans une contrée du Canada peu explorée dans la littérature contemporaine. Les éditions XYZ ont eu une belle initiative en publiant la traduction de ce magnifique texte, à la fois nostalgique d'une époque révolue, mais qui a également une certaine résonance aujourd'hui, notamment par sa vision de l'opposition de l'homme à la nature, et par sa fine étude des rapports humains, éternellement complexes... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/critiques-de-livres/201103/11/01-4378267-la-nuit-sur-les-ondes-tension-dans-le-grand-nord-12.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_romans_436_section_POS2" target="_blank"&gt;La critique de La Presse, par Josée Lapointe&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://elizabethhay.com/index.html" target="_blank"&gt;Le site de l'auteure Elizabeth Hay&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.editionsxyz.com/" target="_blank"&gt;Les éditions XYZ&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=qlIU-2N7WY4" target="_blank"&gt;Miles Davis&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kind_of_Blue" target="_blank"&gt;Kind Of Blue&lt;/a&gt; (Columbia, 1959), en hommage à ce chef-d'oeuvre du jazz &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;malencontreusement &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;rebaptisé dans le livre King of Blue... (p.109)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-548040292078316840?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/548040292078316840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=548040292078316840' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/548040292078316840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/548040292078316840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/la-nuit-sur-les-ondes.html' title='La nuit sur les ondes'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-e9qVbEpKUaI/TYEVpVp3lFI/AAAAAAAAA8k/ZipJo24RwFA/s72-c/r_588.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-2200413561379754379</id><published>2011-03-09T11:33:00.003-05:00</published><updated>2011-10-22T23:58:52.747-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) finlandais(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Purge</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-s9_78c4iIuE/TXWQgJGl2oI/AAAAAAAAA8Q/qldg3rJA_fY/s1600/sofi_oksanen_purge.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="https://lh3.googleusercontent.com/-s9_78c4iIuE/TXWQgJGl2oI/AAAAAAAAA8Q/qldg3rJA_fY/s200/sofi_oksanen_purge.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Purge&lt;/i&gt;, de Sofi Oksanen, Éditions Stock, Cosmopolite, 2010 pour la traduction française (traduit du finnois par Sébastien Cagnoli)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Zara, jeune femme de Vladivostok émigrée à Berlin avec l'espoir d'une vie meilleure, se retrouve exploitée par un proxénète mafieux, sadique et dangereux. À l'occasion d'un voyage en Estonie, elle s'enfuit et échoue chez Aliide Truu, près de Koluvere.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'Estonie, libérée depuis peu du joug russe (1991), après avoir été occupée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, vit des changements importants et essaie surtout de se remettre de plus de 50 ans de domination communiste violente et répressive.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Zara n'est pas arrivée chez cette vieille femme par hasard et le lien qui les unit sera dévoilé au lecteur au fur et à mesure, au moyen de retours dans le passé et de retranscriptions de lettres d'un certain Hans et de rapports secrets.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Si la lecture de la première partie m'a semblé laborieuse, l'évolution du drame et la compréhension historique du pays ne laissent pas indifférent par la suite. L'écriture s'attache aux petits détails insignifiants avec une telle précision que l'on ressent exactement ce qui est écrit, les odeurs, les sons, mais aussi les émotions beaucoup plus subtiles, peur, culpabilité, effroi. Et ce, malgré un style dur et froid, aux silences pesants et aux non-dits omniprésents, qui empêchent de tout de suite rentrer dans l'histoire.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteure explique&lt;i&gt; &lt;/i&gt;:&lt;i&gt; «Ce qui m'attire avant tout, ce sont les destins bâillonnés, les  personnages muets, les histoires tues. S'approcher du non-dit et tenter  de l'articuler, n'est-ce pas l'essence même de l'écriture ?»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(Le Monde - 09 septembre 2010) &lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'horreur est palpable à tous les chapitres de ce roman, souvent courts et aux titres curieusement anodins et légers (&lt;i&gt;Les tribulations d'Aliide Truu&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'armoire contient la valise de la grand-mère, laquelle contient l'anorak du grand-père...&lt;/i&gt;), de l'expérience de la jeune Zara comme "prostituée de l'Est", exploitée et méprisée, jusqu'à l'humiliation d'Aliide lors d'interrogatoires violents, en passant par le sort d'Ingel, la sœur d'Aliide, et de sa fille Linda, ou&amp;nbsp; bien encore les mensonges malsains dans lesquels s'enfonce Aliide. Tous ces drames - vécus à différentes époques - sont reliés par un fil ténu, celui de l'Histoire avec un grand h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce livre frôle et explore de nombreux sujets amenant une réflexion profonde, notamment sur l'exploitation des humains,&amp;nbsp; et particulièrement des femmes, que ce soit pour une idéologie, un régime, ou pour l'argent, le sexe ou le pouvoir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Pour purger ces abcès qui purulent en secret comme des rivières  souterraines, Sofi Oksanen a lu tout ce qu'elle a pu trouver sur le viol  en temps de conflit&lt;i&gt;. «Les victimes présentent toutes le même genre  de traumatismes, souligne-t-elle. Elles se lavent sans arrêt, le corps,  les mains, et évitent de regarder les autres dans les yeux...&lt;/i&gt;&lt;i&gt;  C'est pour ça qu'au début j'avais conçu Purge comme une pièce de  théâtre. Le théâtre vous force à regarder en face ce qui est fait pour  rester caché.»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(Le Monde - 09 septembre 2010)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les seules lumières que l'on entrevoit dans cet ouvrage sont l'amour absolu d'Ingel et Hans, personnages incarnant la pureté (idéologique et amoureuse) et la sincérité, et la rédemption de Zara, qui personnifie alors l'avenir d'une Estonie nouvelle et libérée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sofi Oksanen est Finlandaise et Estonienne. &lt;i&gt;Purge&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Puhdistus&lt;/i&gt;) est son troisième roman (à seulement 34 ans!) et elle a reçu de nombreuses distinctions, les plus prestigieuses étant celles reçues dans son pays (équivalentes au Goncourt français), ainsi que le prix Femina étranger en France.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.populationdata.net/indexcarte.php?option=pays&amp;amp;pid=63&amp;amp;mid=506&amp;amp;nom=estonie" target="_blank"&gt;L'Estonie&lt;/a&gt; n'est qu'à deux heures de bateau d'Helsinki, en Finlande. Aujourd'hui, c'est une destination très prisée par les Finlandais, particulièrement depuis le 1er janvier 2011, date à laquelle le pays a intégré &lt;a href="http://www.ecb.int/euro/intro/html/map.fr.html" target="_blank"&gt;la zone euro&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-zyr2uKRKWUo/TXex9H-cbuI/AAAAAAAAA8g/DSR-C-LBQgc/s1600/Tallinn.jpg" target="_blank" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="https://lh4.googleusercontent.com/-zyr2uKRKWUo/TXex9H-cbuI/AAAAAAAAA8g/DSR-C-LBQgc/s320/Tallinn.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Des dizaines de drapeaux estoniens flottent fièrement sur la place principale à Tallinn et plus personne n'est exécuté pour en posséder un chez soi. Les choses on changé pour le mieux et &lt;i&gt;Purge&lt;/i&gt; permettra de ne jamais oublier jusqu'où la guerre et la répression peuvent nous amener, dans les plus profonds retranchements de l'âme humaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La purge prend ici le sens de purification, de catharsis, et se passe à plusieurs niveaux : se purger de la domination soviétique, ou de l'occupation allemande, se laver de la culpabilité, se purger de la peur pour arriver à la rédemption. Elle fait aussi bien sûr référence aux &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_Purges" target="_blank"&gt;purges staliniennes&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/livres/01012293258-sofi-oksanen-aliide-de-l-autre-cote-du-miroir" target="_blank"&gt;Excellent article de Libération&lt;/a&gt;, par Frédéric Roussel &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://jimmyhunt.ca/" target="_blank"&gt;Jimmy Hunt&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.myspace.com/jimihuntomb" target="_blank"&gt;Jimmy Hunt&lt;/a&gt; (Grosse Boîte, 2010)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-2200413561379754379?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/2200413561379754379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=2200413561379754379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2200413561379754379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2200413561379754379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/03/purge.html' title='Purge'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-s9_78c4iIuE/TXWQgJGl2oI/AAAAAAAAA8Q/qldg3rJA_fY/s72-c/sofi_oksanen_purge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-388560841037985882</id><published>2011-02-27T21:04:00.000-05:00</published><updated>2011-02-27T21:04:48.269-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Nagasaki</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-5x3wN5vgGR4/TWcWH26CmMI/AAAAAAAAA8E/tphNgZ_Z8gw/s1600/9782234061668.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;i&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-5x3wN5vgGR4/TWcWH26CmMI/AAAAAAAAA8E/tphNgZ_Z8gw/s200/9782234061668.jpg" width="129" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Nagasaki&lt;/i&gt;, Eric Faye, Editions Stock, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le titre de ce très court roman ainsi que l'histoire présentée en quatrième de couverture m'ont incité à acquérir le dernier ouvrage d'Eric Faye.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Grand prix de l'Académie française, il narre un fait divers japonais assez insolite : un cadre d'une station météorologique vit seul son morne quotidien, entre un boulot qui l'occupe jusqu'au soir et sa vie tranquille tranquille quand il rentre chez lui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et c'est dans son habitation, précisément, qu'il constate des choses étranges. Des détails qui diffèrent entre son départ et son retour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a l'impression que son univers familier est chaque fois légèrement différent. Ainsi au bout de quelques temps il commence à se poser des questions...&amp;nbsp; : «Tiens j'avais pourtant rangé mes knackis ici ??!!» ou encore « Mais j'étais pourtant certain qu'il y avait 367 sucres blancs et 7 roux dans mon sucrier. Mazette ! »...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Se demandant s'il n'est pas en train de devenir fou, il décide de monter une petite caméra, de la connecter sur Internet et de voir ce qui se passe chez lui quand il n'y est pas, tout cela depuis son bureau...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et... Ta daaam ! Rapidement, il comprend pourquoi ses rations de weetabix maigrissent chaque jour un peu plus ; et ça c'est vraiment un mystère parce que je sais pas si vous avez gouté, mais c'est vraiment dégueu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, ben, il découvre le pot aux roses et puis après s'ensuit l'histoire malheureuse de la petite souris qui a mangé les weetabix et qui a oublié de bien refermer le paquet pour ne pas se faire prendre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, une fois la torture de son histoire passée - oui c'est vraiment triste, mais en même temps, que c'est ennuyeux! - le roman s'achève sur une condamnation de la méchante société capitaliste ? Non. Sur une critique alors ? Mouais. Je sais pas trop en fait. Ça se termine un peu comme un flan, à plat, très à la française, un peu en queue de poisson genre "là il faut que je finisse l'histoire et que je passe à autre chose".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors je suis un peu méchant, méchant. D'autant que j'ai beaucoup apprécié l'écriture et que le lieu et le sujet de départ avaient tout pour m'attirer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hélas, ce roman est mou, les personnages sont insipides et la morale à la française sonne comme une vieille rengaine à la Yann Arthus-Bertrand : que c'est fatiguant à la fin... Les gens ont des yeux, des oreilles et une cervelle qui fonctionnent dans la plupart des cas. Pas besoin d'en rajouter encore une couche supplémentaire...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est dommage et en même temps, j'avoue que j'ai envie de lire un autre livre de cet auteur, de lui donner une autre chance, parce qu'il écrit bien et que c'est quand même assez rare de nos jours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais peut-être ai-je trop baigné dans un univers nippon pour être dépaysé ? Il est vrai qu'en rajoutant le côté "exotique" de la société japonaise, les us et coutumes, les travers, le mode d'habitation, etc... Peut-être cela rend-il le récit moins faiblard ? Hélas, je suis assez mal placé pour le dire. J'attends bien évidemment vos remarques à ce sujet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se trouve que cet ouvrage faisait partie de ma petite sélection de voyage. Heureusement, il était bien accompagné... Très très bien accompagné par &lt;i&gt;Invisible&lt;/i&gt;, de Paul Auster... Qui n'a rien à voir. Que je ne pourrai donc pas comparer. Qui lui, m'a vraiment happé...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Nagasaki&lt;/i&gt;, Un Vide Japonais par Eric Faye&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[François Nicaise]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.antoinecorriveau.com/musique/"&gt;Antoine Corriveau, St-Maurice / Logan&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;(indépendant, 2011)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-388560841037985882?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/388560841037985882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=388560841037985882' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/388560841037985882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/388560841037985882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/02/nagasaki.html' title='Nagasaki'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-5x3wN5vgGR4/TWcWH26CmMI/AAAAAAAAA8E/tphNgZ_Z8gw/s72-c/9782234061668.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8847605917985771169</id><published>2011-02-23T09:56:00.003-05:00</published><updated>2011-02-23T10:02:38.145-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='art'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photographie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Pildiblog, blogue du photographe Remo Savisaar</title><content type='html'>&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://blog.moment.ee/" target="_blank" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="270" src="http://4.bp.blogspot.com/-e9LFFBJFyWI/TWUcLZP95fI/AAAAAAAAA8A/gkfd1mU5ZzQ/s400/Pildiblog.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Copyright Remo Savisaar&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'ai pas pour habitude de faire cela sur ce blogue, mais je vous présente aujourd'hui un blogue photographique que je ne me lasse pas de contempler chaque jour. C'est sûr, il faut aimer la nature et les animaux. L'auteur, Remo Savisaar, les aime tellement, qu'il arrive à en faire des clichés absolument magnifiques. Je ne sais même plus comment je suis tombée sur ce site, surtout qu'il s'agit d'un photographe animalier estonien et qu'on ne comprend donc rien aux textes. J'ai juste trouvé, en faisant quelques recherches, qu'il était né en 1978 à Tartu, en Estonie, et que depuis 2005, il photographie la nature, passion devenue métier. Il publie sur &lt;a href="http://blog.moment.ee/" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;son blogue&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; une nouvelle photo chaque jour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : Anouar Brahem, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=RGbINkei3Ww" target="_blank"&gt;Conte de l'incroyable amour &lt;/a&gt;(ECM Records, 2000) &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8847605917985771169?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8847605917985771169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8847605917985771169' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8847605917985771169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8847605917985771169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/02/pildiblog-blogue-du-photographe-remo.html' title='Pildiblog, blogue du photographe Remo Savisaar'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-e9LFFBJFyWI/TWUcLZP95fI/AAAAAAAAA8A/gkfd1mU5ZzQ/s72-c/Pildiblog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8817869221118201735</id><published>2011-02-22T15:23:00.002-05:00</published><updated>2011-10-22T23:59:44.808-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Partenariat BOB'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur mauricien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Polyte</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-GQ4BytaI7vE/TWPQtMCWgbI/AAAAAAAAA70/nAkSLMbiUEo/s1600/61832447.jpeg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-GQ4BytaI7vE/TWPQtMCWgbI/AAAAAAAAA70/nAkSLMbiUEo/s200/61832447.jpeg" width="126" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Polyte&lt;/i&gt;, Savinien Mérédac, 2011, éditions Jean-Claude Lattès pour la nouvelle édition. Livre reçu dans le cadre d'un partenariat entre &lt;a href="http://www.blog-o-book.com/" target="_blank"&gt;BOB (Blog-O-Book) &lt;/a&gt;et &lt;a href="http://www.editions-jclattes.fr/" target="_blank"&gt;les éditions JC Lattès&lt;/a&gt;. Merci à eux !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Écrit en 1926, cet ouvrage est considéré comme le chef-d'œuvre de la littérature mauricienne. Il a été perdu pendant de longues années, puis retrouvé et réédité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Savinien Mérédac, de son vrai nom Auguste Esnouf, est né à Port-Louis en 1880. Il mène, parallèlement à son métier d'ingénieur, une vie littéraire intense. Il fonde une revue, publie des essais et un livre pour enfants, puis en 1926 &lt;i&gt;Polyte&lt;/i&gt;. Il meurt en 1939 en laissant plusieurs manuscrits, dont un journal (notes de l'éditeur).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Polyte, c'est Hippolyte Lavictoire, un pêcheur dans la soixantaine, bourru et autoritaire, qui décide de se marier avec Rebecca Sansdésir, beaucoup plus jeune que lui, afin d'assurer la descendance que sa précédente femme ne lui a pas donnée avant de mourir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque Rebecca tombe enceinte, Polyte a tout à coup des doutes sur sa paternité. Soupçonneux et jaloux, il ignorera son enfant, Samuel, jusqu'à ses 15 ans où le dénouement sera forcément dramatique...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Écrit dans une langue savoureuse, ce roman étonne par son modernisme qui jamais ne nous fait penser que l'action se passe au début du XXème siècle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur parsème son récit de créole mauricien, qui, s'il n'est pas totalement compréhensible pour le lecteur lambda, se laisse apprivoiser par ses sonorités chantantes et ses images vivantes. D'ailleurs, même le français que l'on trouve dans ce livre est souvent imagé... Il y a même parfois un petit quelque chose du joual québécois (Astheure/A-c't'hère) !&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;- A-c't'hère, allons prendre un petit baquet au coin de la rue, là même-là ; nous l'avons bien gagné! Regardez, je «crache coton» ! (p.83)&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour qui a eu la chance de voyager à &lt;a href="http://www.voyage-ile-maurice.info/images/carte-ile-maurice.jpg" target="_blank"&gt;l'Île Maurice&lt;/a&gt;, il est agréable de retrouver tous ses noms magiques de villages et de lieux, tels que Grand Gaube (où se déroule principalement l'action, au nord de l'île), l'île Plate, l'île Ronde, le Coin-de-Mire, Triolet, Pointe aux Piments... Lieux magiques qui, aujourd'hui, sont des destinations de vacances prisées par les jeunes mariés...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Mais dans &lt;i&gt;Polyte&lt;/i&gt;, ce décor enchanteur ne sert justement que de décor, puisque toute la méchanceté et la rancœur humaines se retrouvent dans le personnage d'Hippolyte, qui en plus d'être jaloux de façon maladive, déteste violemment la population "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Malbars" target="_blank"&gt;Malbare&lt;/a&gt;", terme péjoratif (à l'île Maurice, car à l'Île de la Réunion voisine, il est très utilisé dans le langage courant) désignant les Indiens de l'Île Maurice, et fait preuve d'un racisme très affirmé face à eux.&lt;br /&gt;Le malaise nous tient en haleine tout au long du roman qui se lit d'ailleurs très rapidement. Quelques personnages lumineux ont beau traverser ce récit, l'ombre malveillante de Polyte revient sans cesse&amp;nbsp; hanter les pages de cette belle découverte littéraire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.thesenewpuritans.com/" target="_blank"&gt;These New Puritans&lt;/a&gt;, Hidden (Domino Records, 2010)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8817869221118201735?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8817869221118201735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8817869221118201735' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8817869221118201735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8817869221118201735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/02/polyte.html' title='Polyte'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-GQ4BytaI7vE/TWPQtMCWgbI/AAAAAAAAA70/nAkSLMbiUEo/s72-c/61832447.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5909129498021690258</id><published>2011-02-21T19:30:00.004-05:00</published><updated>2011-10-22T23:59:44.810-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) anglais(e)'/><title type='text'>L'indésirable</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-CL4_jXxEvpg/TWJxPBmdYmI/AAAAAAAAA7w/6K-GnajjTmk/s1600/indesirable-alto-10.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-CL4_jXxEvpg/TWJxPBmdYmI/AAAAAAAAA7w/6K-GnajjTmk/s200/indesirable-alto-10.jpg" width="131" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;L'indésirable&lt;/i&gt;, Sarah Waters, Éditions Alto, 2010, traduit de l'anglais par Alain Defossé (Titre original : &lt;i&gt;The Little Stranger&lt;/i&gt;)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Magnifique objet ainsi que magnifique lecture, &lt;i&gt;L'indésirable&lt;/i&gt;, le dernier de Sarah Waters, entraîne le lecteur dans une histoire effrayante où parapsychologie et chronique sociale se côtoient.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le Dr Faraday exerce dans une petite ville du comté de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Warwickshire" target="_blank"&gt;Warwickshire&lt;/a&gt;, juste après la Seconde Guerre mondiale. Il est appelé à Hundreds Hall, un immense manoir autrefois richissime, désormais en totale déréliction, afin de soigner Betty, la domestique du domaine. Ce sera l'occasion pour lui de se lier d'amitié avec la famille Ayres, qu'il a déjà côtoyée alors qu'il était jeune enfant. Caroline et Roderick vivent&amp;nbsp; désormais pauvrement avec leur mère et le chien de Caroline, Gyp. La fortune de la famille s'est envolée avec la guerre et ne permet plus de rénover cette bâtisse trop grande pour eux trois. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À partir de là et sur plus de 500 pages, le Dr Faraday sera le témoin de phénomènes inexpliqués et dramatiques se déroulant à Hundreds Hall. Parallèlement à ce récit troublant, les liens entre le Dr Faraday et la famille Ayres se développeront au delà des conventions sociales de l'époque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Sarah Waters, née au Pays de Galles en 1966, a été libraire et enseignante avant de se lancer dans l'écriture. Son premier roman, &lt;i&gt;Caresser le velours&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Tipping the Velvet&lt;/i&gt;) a eu un tel succès qu'il a été adapté pour la télévision anglaise (et les deux suivants également). Considérée comme une auteure de la littérature gaie et lesbienne, Sarah Waters s'est également - et surtout - intéressée à la vie londonienne au XIXème siècle (époque victorienne), puis à la Seconde Guerre mondiale et à l'après-guerre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle explore avec succès un nouveau style dans &lt;i&gt;L'indésirable&lt;/i&gt;, et même si le récit peut comporter quelques longueurs, son roman côtoie tour à tour Dickens,&amp;nbsp; Poe et Jane Austen...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Véritable chronique sociale de l'Angleterre de l'après-guerre, &lt;i&gt;L'indésirable&lt;/i&gt; poursuit là où &lt;i&gt;Ronde de nuit&lt;/i&gt; (son précédent roman) s'était arrêté : la portée dramatique de la Seconde Guerre mondiale et les drames personnels qui se jouaient dans &lt;i&gt;Ronde de Nuit&lt;/i&gt; éclipsaient quelque peu la transformation sociale de l'Angleterre de cette époque. Dans &lt;i&gt;L'indésirable&lt;/i&gt;, l'auteure met sur le même pied le côté fantastique et le côté social afin de développer toute la portée dramatique de son histoire. Si bien que même le lecteur se trouve confronté aux angoisses du narrateur, &lt;i&gt;flirtant&lt;/i&gt; avec la folie...&lt;br /&gt;Le vocabulaire est riche, et les descriptions d'Hundreds Hall absolument vivantes, faisant de la maison un personnage à part entière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édition offerte par la maison &lt;a href="http://www.editionsalto.com/catalogue/indesirable/" target="_blank"&gt;Alto&lt;/a&gt; est un véritable bijou, nous donnant l'impression de feuilleter un vieux grimoire. Sa tranche non ébarbée ressemble à beaucoup de livres des éditions anglophones et lui confère une touche vieillotte. &lt;br /&gt;Sarah Waters, avec &lt;i&gt;L'indésirable,&lt;/i&gt; était en nomination pour le &lt;a href="http://www.themanbookerprize.com/prize/archive/44" target="_blank"&gt;Man Booker Prize for Fiction 2009&lt;/a&gt;, pour la deuxième fois, après sa nomination en 2006 pour &lt;i&gt;Ronde de nuit &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;The Night Watch&lt;/i&gt;).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sarahwaters.com/" target="_blank"&gt;Le site de l'auteure&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'article dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201008/21/01-4308564-sarah-waters-lindesirable-pas-elle.php" target="_blank"&gt;La Presse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'article du &lt;a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/294319/fantomes-folie-et-vieille-campagne-anglaise" target="_blank"&gt;Devoir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Humeur musicale : &lt;a href="http://www.myspace.com/youngerbrothertwisted" target="_blank"&gt;Younger Brother, Vaccine&lt;/a&gt; (Twisted Records, 2011)&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5909129498021690258?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5909129498021690258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5909129498021690258' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5909129498021690258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5909129498021690258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/02/lindesirable.html' title='L&apos;indésirable'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-CL4_jXxEvpg/TWJxPBmdYmI/AAAAAAAAA7w/6K-GnajjTmk/s72-c/indesirable-alto-10.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3020812189503504044</id><published>2011-02-02T15:50:00.004-05:00</published><updated>2011-10-22T23:59:44.811-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livre lu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) canadien(ne)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Deux livres bien différents et excellents</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La petite et le vieux&lt;/i&gt;, Marie-Renée Lavoie, XYZ éditeur, Collection Romanichels, 2010 &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Infrarouge&lt;/i&gt;, Nancy Huston, Actes Sud / Leméac, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TUhcv3tyzQI/AAAAAAAAA7M/EpGCfd-wNXs/s1600/15753.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TUhcv3tyzQI/AAAAAAAAA7M/EpGCfd-wNXs/s200/15753.jpg" width="128" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les éditions XYZ proposent une petite collection appelée &lt;i&gt;Romanichels&lt;/i&gt;, qui nous fait découvrir de jeunes auteurs québécois. C'est le cas avec le roman de Marie-Renée Lavoie, &lt;i&gt;La petite et le vieux&lt;/i&gt;, publié l'année dernière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteure est née en 1974 dans le quartier Limoilou, à Québec.   Elle détient une maîtrise en littérature québécoise de l’Université   Laval. Elle enseigne présentement la littérature au collège Maisonneuve, à Montréal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce premier  roman (Marie-Renée Lavoie nous explique dans &lt;a href="http://culturils.com/v2/2010/05/09/ils-explorent-marie-renee-lavoie/" target="_blank"&gt;cette entrevue&lt;/a&gt; qu'elle a écrit d'autres romans, notamment un qui a été publié par son école secondaire), nous suivons les péripéties d'Hélène, petite fille de huit ans qui rêve d'une vie héroïque, comme dans son feuilleton préféré, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Rose_de_Versailles" target="_blank"&gt;Lady Oscar&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hélène prétend avoir dix ans, ce qui lui permet de distribuer les journaux dans son quartier de Limoilou, à Québec. Elle vit avec son père, un peu toujours triste et porté sur l'alcool, et sa mère très autoritaire, et puis «&lt;i&gt;c'é toute!&lt;/i&gt;», ainsi que ses sœurs qu'elle adore, surtout la petite dernière, Catherine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle se lie d'amitié avec le vieux Roger, son nouveau voisin qui attend tranquillement la mort à longueur de journée, accompagné de quelques bières. Cette relation va la confronter à plusieurs événements et l'aider à avoir un regard différent sur sa famille et sa vie. Hélène, qui préfère tout de même qu'on l'appelle Joe, va mûrir et grandir avec sa vision "allumée" de la vie et dans un imaginaire très coloré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le langage très vivant d'Hélène n'enlève rien à sa candeur ni à son romantisme. Hélène joue les p'tites &lt;i&gt;tough, &lt;/i&gt;mais au fond elle veut juste aider tout le monde, y compris ses parents en leur donnant l'argent qu'elle gagne en distribuant les journaux ou en travaillant au bingo du quartier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pierre Foglia, &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201004/19/01-4272130-la-religion-commune.php" target="_blank"&gt;dans sa chronique du 20 avril 2010&lt;/a&gt;, écrit à propos de ce livre : « &lt;i&gt;si vous ne lisez pas ce livre-là non plus, alors c'en est bien fini de  la lecture, celui-là a vraiment été écrit pour être lu, croyez-moi.&lt;/i&gt;»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La petite et le vieux&lt;/i&gt; est un effet un moment de lecture comme on les aime, frais, imaginatif et authentique. Un moment de plaisir, malgré les malheurs qui y sont narrés, les petits malheurs de la vie de tous les jours que la petite Hélène reçoit comme des épreuves à surmonter avec courage et humilité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'entrevue à l'émission &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/vous_men_lirez_tant/2009-2010/chronique.asp?idChronique=112507" target="_blank"&gt;Vous m'en lirez tant&lt;/a&gt;, le 6 juin 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La critique dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201004/30/01-4275773-la-petite-et-le-vieux-les-quatre-filles-de-limoilou-.php" target="_blank"&gt;La Presse&lt;/a&gt;, par Sylvie St-Jacques&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La critique du &lt;a href="http://www.ledevoir.com/non-classe/286674/litterature-quebecoise-coeur-sensible-et-rire-moqueur" target="_blank"&gt;Devoir&lt;/a&gt; par Suzanne Giguère&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TUhcQjwgE7I/AAAAAAAAA7I/GLGZjQMQLss/s1600/9782742791071.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TUhcQjwgE7I/AAAAAAAAA7I/GLGZjQMQLss/s200/9782742791071.jpg" width="105" /&gt;&lt;/a&gt;Dans un tout autre style, chez Leméac/Actes Sud, j'ai découvert le dernier livre de Nancy Huston, &lt;i&gt;Infrarouge&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;L'histoire est celle de Rena, photographe, passionnée de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Diane_Arbus" target="_blank"&gt;Diane Arbus&lt;/a&gt;, une photographe américaine au destin tragique, qui va passer une semaine à Florence avec son père et sa belle-mère. Elle laisse à Paris son jeune amoureux, Aziz.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le récit est découpé selon les jours de la semaine passés dans la ville italienne et se partage entre les moments présents que Rena passe avec son père et sa belle-mère, à la découverte des musées florentins et de la Toscane, et les évocations du passé de l'héroïne, pensées souvent provoquées par la vision des différentes œuvres d'art. Au moyen de confidences que Rena fait à son amie imaginaire Subra (anagramme d'Arbus), on découvre le passé trouble et tumultueux de Rena et sa famille, ce qui nous permet également de comprendre sa relation incertaine avec son père.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'enfer appréhendé par Rena se présente tel que prévu, l'entraînant dans la colère, l'incompréhension, puis peu à peu l'acceptation et le pardon. Parallèlement à la relation père/fille, Rena nous parle de son approche photographique, fixer sur une pellicule spéciale, infrarouge, les zones de chaleur des corps d'hommes qu'elle aime à photographier pendant la jouissance sexuelle ou juste après cette extase.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteure Nancy Huston nous livre ici une réflexion très intéressante sur plusieurs sujets qui traversent son œuvre de façon régulière : la sexualité, les rapports entre les hommes et les femmes, l'art, la maternité. Elle voulait montrer « &lt;i&gt;comment les femmes réfléchissent aux hommes&lt;/i&gt; », en leur donnant un regard propre, ce qui est plutôt rare dans la littérature, comme elle a pu le constater trop souvent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nancy Huston précise : &lt;i&gt;« Infrarouge est une grande déclaration d'amour aux hommes,  dit-elle. C'est un livre sur les hommes. Les machos ne sont pas les  vrais hommes. Les vrais hommes n'ont pas besoin de tous les atours dont  se servent les machos.»&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TUm_2d5q28I/AAAAAAAAA7U/ktaDfBWwU18/s1600/david.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TUm_2d5q28I/AAAAAAAAA7U/ktaDfBWwU18/s200/david.jpg" width="133" /&gt;&lt;/a&gt;Et si je m'attendais à un livre très sexuel, ces fameuses scènes très bien écrites et fort agréables (ce qui est rare) sont toujours intégrées de façon à servir le récit et à mieux connaître cette femme audacieuse (aux dires de l'auteure) mais aussi un peu perdue. &lt;br /&gt;Florence, la ville du beau, la ville du David parfait de Michel-Ange, merveilleusement bien décrite par l'auteure (ça donne envie d'y retourner!), se prête d'ailleurs elle aussi à des pensées sensuelles. Et dans cette ville, Rena ira à la rencontre de ses dernières résistances face aux hommes, face à son père et aussi face à une mère absente, disparue, pièce manquante dans le puzzle de la vie de l'héroïne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.feminisme.ch/article.php?sid=1795" target="_blank"&gt;Une critique suisse&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une entrevue dans &lt;a href="http://www.parismatch.com/Culture-Match/Livres/Actu/Nancy-Huston-tape-la-ou-ca-fait-male-193086/" target="_blank"&gt;Paris-Match&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La critique dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201006/04/01-4286740-nancy-huston-pure-et-crue.php" target="_blank"&gt;La Presse&lt;/a&gt;, par Éric Clément &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;En écrivant ceci, j'écoute &lt;a href="http://www.beirutband.com/" target="_blank"&gt;Beirut,&lt;/a&gt; Gulag Orkestar (Ba Da Bing, 2006)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3020812189503504044?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3020812189503504044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3020812189503504044' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3020812189503504044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3020812189503504044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/02/deux-livres-bien-differents-et.html' title='Deux livres bien différents et excellents'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TUhcv3tyzQI/AAAAAAAAA7M/EpGCfd-wNXs/s72-c/15753.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8366154824353752159</id><published>2011-01-30T10:34:00.001-05:00</published><updated>2011-01-30T10:36:48.005-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livre lu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexion livresque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liste(s)'/><title type='text'>Petit jeu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://mamereetaithipster.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Ma mère&lt;/a&gt; m'a invitée à jouer à &lt;a href="http://absurditesclaustrophobes.blogspot.com/2011/01/une-tag-yeah.html" target="_blank"&gt;un petit jeu littéraire&lt;/a&gt; pendant que j'étais à l'étranger, et puis, j'ai complètement oublié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je viens de m'en souvenir, et même si ce n'est plus vraiment d'actualité, je me suis prêtée à l'exercice. Même si, également, nous nous étions faits la remarque dans les commentaires sur ce jeu que ce palmarès était purement anglo-saxon et donc pas vraiment représentatif pour des lecteurs francophones.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais laissez moi vous expliquer le jeu : il s'agit de sélectionner dans une liste préétablie de 100 œuvres littéraires toutes celles que nous avons lues. Il paraît que c'est la BBC qui a commandité ce "sondage" en affirmant que la majorité des gens ont lu 6 livres ou&amp;nbsp; moins de cette liste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Have you read more than 6 of these books? The BBC believes most  people will have read only 6 of the 100 books listed here. Instructions:  Bold those books you've read in their entirety. Italicize the ones you  started but didn't finish or read only an excerpt.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Finalement, ça m'en fait 32 de cette liste que j'ai lus dans ma vie de lectrice qui est loin d'être terminée. Quelques livres de cette liste, pas encore lus, font partie des livres que je veux lire un jour (comme &lt;i&gt;Les enfants de minui&lt;/i&gt;t de Salman Rushdie, &lt;i&gt;Le Comte de Monte Christo&lt;/i&gt; d'Alexandre Dumas&lt;i&gt;, Mémoire d'une Geisha &lt;/i&gt;d'Arthur Golden, ou&lt;i&gt; Ulysses &lt;/i&gt;de James Joyce&lt;i&gt;).&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En étant un grand lecteur, on a toujours tendance à se dire qu'il y a plein de livres qu'on ne connait pas, surtout au niveau des livres dits "classiques". Mais cela ne veut pas dire que les auteurs plus contemporains que nous lisons peut-être plus volontiers ne sont pas bons eux aussi. Cela ne fait que nous montrer les trésors littéraires qui nous entourent, l'immense diversité de la littérature, et le bonheur que celle-ci peut nous procurer.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Chaque lecteur peut créer sa propre liste de 100 œuvres littéraires qui ont ou auront marqué sa vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tiens, si on s'essayait ? ;-)&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;1 Pride and Prejudice - Jane Austen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2 The Lord of the Rings - JRR Tolkien&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;(cela a été mon initiation à ce style et les seuls que j'ai lus...) &lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;3 Jane Eyre - Charlotte Brontë&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;4 Harry Potter series - JK Rowling&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;b&gt;(j'avoue, je suis fan) &lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;5 To Kill a Mockingbird - Harper Lee&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 &lt;i&gt;The Bible&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7 Wuthering Heights - Emily Brontë&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;8 Nineteen Eighty Four - George Orwell&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;(immense livre - lecture obligatoire à l'école je crois)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 His Dark Materials - Philip Pullman &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 Great Expectations - Charles Dickens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11 Little Women - Louisa May Alcott&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12 Tess of the D’Urbervilles - Thomas Hardy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13 Catch 22 - Joseph Heller&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;14 Complete Works of Shakespeare &lt;/b&gt;(j'ai eu un trip Shakespeare à l'adolescence et je crois avoir tout dévoré - c'était juste après avoir vu &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=7834.html" target="_blank"&gt;Beaucoup de bruit pour rien&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;au cinéma en 1993)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 Rebecca - Daphné Du Maurier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;16 The Hobbit - JRR Tolkien&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(voir le numéro 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17 Birdsong - Sebastian Faulks&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;18 Catcher in the Rye - JD Salinger&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;(Immense livre qui a créé tout un imaginaire dans ma tête autour de la ville de New York et de Central Park en particulier)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19 The Time Traveler’s Wife - Audrey Niffenegger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20 Middlemarch - George Eliot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21 Gone With The Wind - Margaret Mitchell&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 The Great Gatsby - F Scott Fitzgerald&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23 Bleak House - Charles Dickens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24 War and Peace - Leo Tolstoy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25 The Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy - Douglas Adams&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26 Brideshead Revisited - Evelyn Waugh&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27 Crime and Punishment - Fyodor Dostoyevsky&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;28 Grapes of Wrath - John Steinbeck&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;(lecture d'école) &lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;29 Alice in Wonderland - Lewis Carroll&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;30 The Wind in the Willows - Kenneth Grahame&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;31 Anna Karenina - Leo Tolstoy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;32 David Copperfield - Charles Dickens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;33 Chronicles of Narnia - CS Lewis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;34 Emma -Jane Austen&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;35 Persuasion - Jane Austen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;36 The Lion, The Witch and the Wardrobe - CS Lewis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;37 The Kite Runner - Khaled Hosseini&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;/b&gt;(lu récemment, j'en ai parlé &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2008/11/voyage-au-proche-orient-et-en-asie.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;38 Captain Corelli’s Mandolin - Louis De Bernieres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;39 Memoirs of a Geisha - Arthur Golden&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;40 Winnie the Pooh - A.A. Milne&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;41 Animal Farm - George Orwell&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;42 The Da Vinci Code - Dan Brown&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;43 One Hundred Years of Solitude - Gabriel Garcia Marquez&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;/b&gt;(lu récemment, j'en ai parlé &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2008/10/cent-ans-de-solitude.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;44 A Prayer for Owen Meany - John Irving&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(John Irving est l'un de mes auteurs préférés)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;45 The Woman in White - Wilkie Collins&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;46 Anne of Green Gables - LM Montgomery&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;47 Far From The Madding Crowd - Thomas Hardy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48 The Handmaid’s Tale - Margaret Atwood&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;49 Lord of the Flies - William Golding&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;50 Atonement - Ian McEwan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;51 Life of Pi - Yann Martel&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(lu en anglais, pour le coup)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;52 Dune - Frank Herbert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;53 Cold Comfort Farm - Stella Gibbons&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;54 Sense and Sensibility - Jane Austen&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(lu à l'adolescence après avoir vu &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0114388/" target="_blank"&gt;le film d'Ang Lee&lt;/a&gt; avec l'immense Emma Thompson)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;55 A Suitable Boy - Vikram Seth&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;56 The Shadow of the Wind - Carlos Ruiz Zafon&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;57 A Tale Of Two Cities - Charles Dickens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;58 Brave New World - Aldous Huxley&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;/b&gt;(livre culte pour moi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;59 The Curious Incident of the Dog in the Night-time - Mark Haddon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;60 Love In The Time Of Cholera - Gabriel Garcia Marquez&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;61 Of Mice and Men - John Steinbeck&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;62 Lolita - Vladimir Nabokov&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;/b&gt;(Lu après avoir vu le film d'Adrian Lyne en 1997)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;63 The Secret History - Donna Tartt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;64 The Lovely Bones - Alice Sebold&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;65 Count of Monte Cristo - Alexandre Dumas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;66 On The Road - Jack Kerouac&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;(livre culte)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;67 Jude the Obscure - Thomas Hardy&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(lu après avoir vu le &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0116722/" target="_blank"&gt;film incroyable&lt;/a&gt; réalisé par Michael Winterbottom, avec Kate Winslet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;68 Bridget Jones’s Diary - Helen Fielding&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;69 Midnight’s Children - Salman Rushdie&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;70 Moby Dick - Herman Melville&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(lu récemment)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;71 Oliver Twist - Charles Dickens&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;72 Dracula - Bram Stoker&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;73 The Secret Garden - Frances Hodgson Burnett&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;74 Notes From A Small Island - Bill Bryson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;75 Ulysses - James Joyce&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;76 The Inferno – Dante&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;77 Swallows and Amazons - Arthur Ransome&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;78 Germinal - Emile Zola&lt;/b&gt;(lecture obligatoire à l'école, ainsi que plusieurs autres de Zola. À l'époque j'avais du mal, j'ai appris à apprécier)&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;79 Vanity Fair - William Makepeace Thackeray&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;80 Possession - AS Byatt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;81 A Christmas Carol - Charles Dickens&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;82 Cloud Atlas - David Mitchell&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;83 The Color Purple - Alice Walker&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;84 The Remains of the Day - Kazuo Ishiguro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;85 Madame Bovary - Gustave Flaubert&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(voir le numéro 78)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;86 A Fine Balance - Rohinton Mistry&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(L'un de mes livres préférés au monde. Je l'ai évoqué &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2006/02/mon-classement-moi.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;, au tout début de ce blogue)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;87 Charlotte’s Web - E.B. White&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;88 The Five People You Meet In Heaven - Mitch Albom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;89 Adventures of Sherlock Holmes - Sir Arthur Conan Doyle&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;90 The Faraway Tree Collection - Enid Blyton&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;91 Heart of Darkness - Joseph Conrad&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;92 The Little Prince - Antoine De Saint-Exupery&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;(classique parmi les classiques)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;93 The Wasp Factory - Iain Banks&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;94 Watership Down - Richard Adams&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;95 A Confederacy of Dunces - John Kennedy Toole&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;96 A Town Like Alice - Nevil Shute&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;97 The Three Musketeers - Alexandre Dumas &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;98 Hamlet - William Shakespeare&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;99 Charlie and the Chocolate Factory - Roald Dahl&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;(ceux qui connaissent mon amour du chocolat ne seront pas étonnés de savoir que je me suis délectée de ce livre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;100 Les Misérables - Victor Hugo&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;En écrivant ceci, j'écoute Radiohead, Amnesiac (Parlophone, 2001), et en particulier &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=gAUMgureA6o" target="_blank"&gt;cette chanson&lt;/a&gt;, que l'on peut entendre dans le film &lt;i&gt;Incendies&lt;/i&gt;, de Denis Villeneuve, en nomination pour l'Oscas du meilleur film étranger ! &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8366154824353752159?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8366154824353752159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8366154824353752159' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8366154824353752159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8366154824353752159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/petit-jeu.html' title='Petit jeu'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4687706941454764753</id><published>2011-01-25T21:06:00.002-05:00</published><updated>2011-02-27T21:07:26.760-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniqueur invité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) canadien(ne)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Quelques riffs pour David Gilmour !</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TT-AwYi01aI/AAAAAAAAA7E/M0N5aW9aGFc/s1600/L%2527%25C3%25A9cole+des+films.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="132" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TT-AwYi01aI/AAAAAAAAA7E/M0N5aW9aGFc/s200/L%2527%25C3%25A9cole+des+films.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo prise au Salon du livre 2010&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;L'école des films&lt;/i&gt;, de David Gilmour, Éditions Leméac, 2010 (le livre se trouve en France sous le titre &lt;i&gt;Le film club&lt;/i&gt;, Éditions Leduc.S Littérature) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;i&gt;Jésus de Montréal&lt;/i&gt;, une rivalité entre deux critiques de théâtres les amène respectivement à dire des conneries. Je le sais, je l’ai vu au moins quinze fois. La première affirme que Daniel s’en tire avec un premier prix de conservatoire, là où la seconde prétend qu’il est autodidacte. C’est un peu gros, c’est une caricature. Un trait d’humour affectueux d’ailleurs, on reconnaît parmi ces critiques une Francine Grimaldi au bord de la syncope tant elle est ébouriffée par la prestation des acteurs et la profondeur de la mise en scène. Quand on aime, on ne compte pas. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du coup, je me méfie des critiques. J’y peux rien, je l’ai juste vu quinze fois. &lt;i&gt;Jésus de Montréal&lt;/i&gt;&amp;nbsp; s’entend. Tandis que cette semaine, j’ai terminé la lecture de &lt;i&gt;L’école des films&amp;nbsp;&lt;/i&gt; de David Gilmour. Aucun rapport,&amp;nbsp; sinon que lui en est un, de critique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah, on en apprend de belles à l’école des films. C’est autre chose que sur les bancs de classe livides. David Gilmour peut nous en parler, lui, le père avec son fils, se dépatouillent de leurs emmerdements respectifs, l’adulte et sa carrière fluctuante, le jeune avec ses blondes tantôt intransigeantes, tantôt frivoles et insatisfaites. Merde alors, c’est bien ça la vie, non ?  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À l’adolescence, les gars ont pas mal besoin d’une présence paternelle. C’est ce qu’on dit, en tout cas. Lui, il s’appelle Jesse. Il a tout l’avenir devant lui mais par-dessus tout, il s’ennuie à terminer son secondaire. Et David Gilmour s’en rend compte. À une époque où le modèle éducatif est constamment ébranlé, remis en cause par les défaillances d’un système de moins en moins crédible, par des réformes dont on ne sait plus ce qu’elles réforment, l’auteur prend sur lui de retirer son fils du milieu scolaire. Une condition : trois films par semaine et c’est papa qui choisit. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensemble, ils vont s’en cogner un paquet de cinoche, mais ce n’est pas ça le plus important. La relation qu’ils vont entretenir à partir de ce moment-là. En commençant par les doutes du père face à sa décision. N’a-t-il pas fait preuve d’une trop grande désinvolture ? Ne risque-t-il pas de tout foutre en l’air dans l’éducation de son p’tit gars ? De lui ouvrir toute grande la porte de la dégringolade ? Son fils peut-il s’épanouir en dehors du système ? Parce que du coup, j’en viens à me demander à quoi qu’il sert ce système. Merde alors ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne nous présente pas assez souvent un adolescent dans son milieu naturel. D’un point de vue éthologique, l’animal résiste à plusieurs gueules de bois, à quelques peines de cœur carabinées, à de nombreuses discussions avec son paternel de père qui, bon an mal an, s’escrime à partager avec lui les rudiments de la vie amoureuse. On ne nous présente guère plus de pères aux prises avec eux-mêmes, partagés entre leurs propres expériences dont on rigole avec le temps, et les affres de la communication intergénérationnelle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Est-ce parce que j’en suis rendu là ? Oh, je n’ai pas la disponibilité de David Gilmour mais veut, veut pas, la question du décrochage scolaire commence à se poser à la maison, pas frontalement mais pareil. Celle de comment partager son expérience ? Comment lui éviter les conneries qu’on n’a jamais su s’éviter soi-même ? Justement, David Gilmour n’a pas cette prétention. Il le laisse se vautrer si c’est par là que Jesse doit passer, il le laisse mais le regardant tomber, il peut lui tendre la main in extremis et amortir sa chute. Alors, oui, c’est touchant et oui, ça fait réfléchir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’autre personnage du récit, bien entendu, c’est le cinéma lui-même. Or, il se trouve que le premier film dont il parle est français, &lt;i&gt;Les 400 coups,&lt;/i&gt; mais c’est pratiquement le seul. Difficile d’en vouloir à David Gilmour, cet anglophone a baigné sa vie durant dans un jus à la sauce anglo-amerloque. C’est pas faute d’avoir enseigné le français dans une vie antérieure. Rien à faire, la preuve est faite sur ce point, il est fichtrement difficile de s’extraire de ses canons culturels. Pourtant. Le cinéma indien. Le cinéma soviétique. Le cinéma polonais. Le cinéma espagnol ou suédois. Le cinéma underground. Merde, le cinéma québécois ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autre aspect de la culture anglo-américaine, c’est le regard du spectateur qui lui-même vient de l’étude de la littérature anglo-américaine. C’est l’art de s’attacher aux détails comme révélant le tout. Comme légitimant le tout. Eh bien, je m’y perds, là-dedans. Le geste minuscule de James Dean dans &lt;i&gt;Giant&amp;nbsp;&lt;/i&gt; m’émouvrait peut-être si je me rappelais l’avoir remarqué. Ne pas le remarquer en soi ne m’empêche pas de prendre la mesure d’un film non plus que du jeu des acteurs. On dit souvent &lt;i&gt;wow&lt;/i&gt; face au jeu de certains acteurs, mais l’image au cinéma est si grosse que les détails nous échappent parfois et que certains aspects de l’interprétation peuvent passer pour plus joliets que nature. Ça vient peut-être de l’Actors Studio, comme de s’écrier à la gloire des quelques kilos qu’avait pris De Niro pour interpréter &lt;i&gt;Raging Bull&lt;/i&gt;. De savoir tout ça n’apporte vraiment rien à l’histoire que nous racontent les artistes, sinon que c’est une manière supplémentaire d’agrandir le cadre, d’en mettre un peu plus sur celui qui existe déjà et qu’on appelle l’écran. Et qui devrait s’auto suffire, non ? Est-ce pour cette raison que David n’emmène jamais Jesse au cinéma ? Si c’est le cas, il n’en parle pas. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire que l’approche est celle d’un critique, soumis, par la force des choix éditoriaux sans doute, à une certaine sélection. La part belles aux films cultes, ainsi soient-ils. Et encore, pas les plus osés. Pas les &lt;i&gt;Eyes Wide Shut&lt;/i&gt;, pas les &lt;i&gt;Dancer in the Dark&lt;/i&gt;, autrement dit, pas des films trop… Ceux qui justement donnent l’heure juste d’une société qui par ailleurs est sérieusement malmenée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Évidemment, il y a des films grandioses, des films qui nous ébranlent en profondeur, d’autres qui nous exposent un point de vue inédit, nous éclairant du même coup sur le truc qui nous turlupine, justement. David s’en sert à dessein, lorsque le silence s’installe entre son fils et lui, lorsque les mots d’un père pourraient choquer ou blesser, le cinéma prend le relais et pif paf pouf, la liaison père-fils est rétablie parce qu’in fine, le cinéma a toujours raison. Ici encore, le dialogue est important. Le dialogue est capital. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà d’ailleurs pourquoi ces quelques lignes, ce billet d’humeur, oh oh oh, en guise de remerciement à Laetitia – entre autres – qui m’en a procuré l’occasion et que je salue ici. So long, partner, et longue vie au roman !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Stéphane Petit] &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4687706941454764753?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4687706941454764753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4687706941454764753' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4687706941454764753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4687706941454764753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/quelques-riffs-pour-david-gilmour.html' title='Quelques riffs pour David Gilmour !'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TT-AwYi01aI/AAAAAAAAA7E/M0N5aW9aGFc/s72-c/L%2527%25C3%25A9cole+des+films.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-2114665749919894694</id><published>2011-01-21T15:41:00.002-05:00</published><updated>2011-01-21T15:46:39.486-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexion livresque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><title type='text'>BookCrossing, partage, don et pastilles vertes !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TTj0Hn9W0CI/AAAAAAAAA7A/TdbhT2Iue0c/s1600/t-pastille_verte.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TTj0Hn9W0CI/AAAAAAAAA7A/TdbhT2Iue0c/s1600/t-pastille_verte.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Chers lecteurs, chers lectrices,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;en lisant vos commentaires suite à mon précédent article, j'ai continué à réfléchir sur le &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je l'ai expliqué, je pense que le &lt;i&gt;bookcrossing&lt;/i&gt; ne propose pas tant un don que l'extension de la propriété à un entourage plus ou moins éloigné.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Suite à cet article, Sylvie F. proposa plutôt l'idée que les livres envoyés dans la nature l'étaient comme une bouteille qu'on jette à la mer, en espérant que quelqu'un la récupère. En clair, si j'ai bien compris, le but n'est pas tant le don que le fait de se sentir relié à l'autre par le biais du partage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai eu l'occasion de continuer ma discussion avec mon ami Benjamin en lui faisant part de l'idée d'extension de propriété. Nous avons dérivé sur une de nos discussions favorites : la notion de propriété sur les biens culturels (cd, livres, films, etc...).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous discutions donc et il m'expliqua le cas d'un de ses amis qui devait se séparer de ses livres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce dernier avait plusieurs options :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- les donner : mais qui allait être intéressé ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- les revendre : cela impose une logistique complexe et coûteuse en temps et énergie (relation client, envoi, suivi, etc...)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- les brûler : ce n'est pas vraiment évident...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut rajouter à cette liste :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- les jeter ou les recycler : mais il arrive qu'on en ait pas envie non plus, qu'on se dise que c'est quand même dommage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Grands partageurs dans l'âme, ayant l'habitude d'échanger massivement conseils musicaux et cinématographiques, ils sont arrivés à la conclusion que la meilleure des solutions était encore de laisser le choix. C'est à dire de proposer l'objet, de le laisser libre une fois "consommé".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour donner un exemple concret, imaginez que vous ayez des livres que vous relirez peu probablement mais que vous souhaitiez les partager. Vous vous retrouvez donc face aux hypothèses sus-mentionnées. L'idée alors est de proposer ces livres à ceux qui viennent vous rendre visite par exemple.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela étant, ce n'est pas forcément évident de dire : "Tiens au fait, si tu veux j'ai des vieux livres là, dont je ne veux plus. Si ça te dis...". Et là vous tendez votre index accusateur en direction de la pile de bouquins qui prend la poussière dans un recoin du salon. C'est un peu dépréciatif - et un peu exagéré -comme exemple. Quoique...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au lieu de cela, on applique les règles du "fabuleux système des pastilles vertes" (FSPV pour les intimes) !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah ?? Tiens mais qu'est-ce que c'est que ce "fabuleux système" ? Eh bien c'est simple : sur chaque objet que vous ne souhaitez pas conserver, vous apposez une pastille verte. Ensuite quand une personne vient chez vous, elle peut de façon très naturelle prendre l'objet qui devient sa propriété. Pas besoin de demander, &lt;i&gt;help yourself &lt;/i&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle peut ensuite décider de conserver l'objet ad-vitam æternam si cela lui chante ou laisser la pastille verte. Ça fonctionne pour les livres, les dévédés, les cédés, les cocottes-minutes, les tee-shirts. Bref, en gros tout ce que vous souhaitez partager.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Benjamin est allé même plus loin : imaginez dans la rue, une personne se balade avec une veste qui arbore fièrement la pastille verte. Hop, si vous le souhaitez, vous prenez la veste - j'imagine déjà le genre de situations rigolotes que cela pourrait provoquer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà pour le FSPV. En gros, tout comme la bouteille à la mer de Sylvie, les objets peuvent voyager une fois "libérés" et appropriés et on entre ainsi dans la sphère complètement désintéressée du partage. Sauf que contrairement au &lt;i&gt;Bookcrossing&lt;/i&gt;, on laisse tomber l'idée de "GPS" (imaginez d'ailleurs l'impact désastreux du &lt;i&gt;bookcrossing&lt;/i&gt; sous Nixon...).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Benjamin a émis l'idée de créer un petit site pour proposer le Fabuleux Système des Pastilles Vertes. Je pense que je vais l'essayer en "mode bêta" chez moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et vous qu'en pensez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Nicaise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;[Pour l'image, je n'ai pas résisté à l'envie de mettre une image de la petite pastille verte que nous devions apposer sur nos autos en France, quand elles étaient considérées comme non-polluantes... En fait ça signifiait que l'on pouvait prendre ces voitures ?:) Lætitia] &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-2114665749919894694?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/2114665749919894694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=2114665749919894694' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2114665749919894694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2114665749919894694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/bookcrossing-partage-don-et-pastilles.html' title='BookCrossing, partage, don et pastilles vertes !'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TTj0Hn9W0CI/AAAAAAAAA7A/TdbhT2Iue0c/s72-c/t-pastille_verte.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8307980624679651347</id><published>2011-01-20T11:30:00.004-05:00</published><updated>2011-01-25T21:08:55.194-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='événements littéraires'/><title type='text'>Pour une société de lectrices et de lecteurs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;2e Sommet sur la lecture : pour une nation de lecteurs &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TThi7wDh9aI/AAAAAAAAA68/5LeXsdAYBcQ/s1600/nrccsl-rvb-1.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="103" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TThi7wDh9aI/AAAAAAAAA68/5LeXsdAYBcQ/s200/nrccsl-rvb-1.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marie-Claude Girard&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Presse&lt;br /&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;(Publié le 20 janvier 2011 à 08h45&lt;/b&gt; )&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui démarre à la Grande Bibliothèque le 2e Sommet sur la lecture, deux jours de conférences et d'échanges visant à faire du Québec et du Canada une société de lecteurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant deux jours, près de 200 auteurs, chercheurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs, enseignants, chefs d'entreprises et autres acteurs du monde du livre mettront en commun leurs expériences d'accès à la lecture et discuteront des enjeux de l'alphabétisation lors de ce 2e Sommet sur la lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parmi eux, on compte les écrivains Antonine Maillet, John Ralston Saul, Rodney Saint-Éloi et les auteurs jeunesse Marie-Louise Gay, du Québec, et Jon Scieszka, des États-Unis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'objectif ultime: doter le Canada d'une véritable campagne nationale de la lecture appuyée par le gouvernement. Avant d'en arriver là, les organisateurs souhaitent d'abord sensibiliser la population et les dirigeants politiques à l'importance d'améliorer les capacités et pratiques de lecture des Canadiens de mettre en commun les différentes expériences d'accès à la lecture menées un peu partout au pays. Le Sommet de Montréal est le deuxième d'une série de trois. Le premier a eu lieu à Toronto l'année dernière, le prochain se tiendra à Vancouver en 2012.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«La situation est critique en ceci qu'on est une société très développée au plan économique, mais qu'on n'est pas fondamentalement une société de lecteurs. C'est vrai autant pour le Québec que pour le Canada anglais. On reste encore avec des taux d'analphabétisme absolu et fonctionnel très élevés», explique Jean-François Bouchard, éditeur chez Bayard Canada et coprésident du Sommet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne faudrait donc pas se laisser emporter par les résultats en lecture des jeunes canadiens qui, lors de la dernière enquête internationale du Programme international pour le suivi des acquis des élèves, en 2009, se situaient au 5e rang parmi 65 pays de l'OCDE. Au Québec, 800 000 personnes de 16 à 65 ans, soit 1 adulte sur 6, ont de sérieuses difficultés à lire, selon un rapport de l'Institut de la statistique publié en 2006.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«On est une société qui est arrivée à la modernité par l'économique et beaucoup par la médiation de la télévision, peu par la lecture, avance M. Bouchard. La pratique de la lecture, c'est la pratique du développement d'une pensée personnelle autonome. C'est le développement du jugement qui est en jeu. Or, dans une société où la circulation de l'information est devenue une affaire-clé, le développement d'une conscience personnelle, d'une liberté de pensée est très important.»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il constate que la mobilisation n'est pas facile «dans une société dont le confort de vie est relativement développé. Cela crée en partie l'illusion que finalement, on peut se développer sans ça».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pas à rougir&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les débats et conférences porteront sur les jeunes enfants et les garçons - qui accusent un retard sur les filles quant aux capacités de lecture -, les nouveaux arrivants, les communautés autochtones et les nouvelles technologies. Un expert chinois, Li Qingming, directeur de l'école Nanshan, affiliée à l'Institut national chinois de recherche en éducation, viendra expliquer la nature de son travail depuis 30 ans pour favoriser les compétences en lecture dans tous les domaines d'étude.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Demain, les résultats d'une recherche sur la lecture menée par la banque TD, commanditaire de l'événement, seront dévoilés par Craig Alexander, économiste en chef au Groupe financier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Au Québec, on est loin d'avoir à rougir de ce qu'on fait, rappelle toutefois M. Bouchard. C'est certainement la province canadienne où il y a le plus grand nombre d'initiatives organisées. Il y a au moins une quarantaine de programmes organisés d'accès à la lecture, sans compter tout ce qui se fait dans les bibliothèques locales.»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;**********************&lt;br /&gt;Pour en savoir plus, consulter le site &lt;a href="http://campagnesurlalecture.ca/" target="_blank"&gt;Campagne sur la lecture&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/bd-et-livres-jeunesse/201101/20/01-4361836-paul-a-angouleme.php" target="_blank"&gt;Et voici un autre article réjouissant en ce 20 janvier...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8307980624679651347?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8307980624679651347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8307980624679651347' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8307980624679651347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8307980624679651347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/pour-une-societe-de-lectrices-et-de.html' title='Pour une société de lectrices et de lecteurs'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TThi7wDh9aI/AAAAAAAAA68/5LeXsdAYBcQ/s72-c/nrccsl-rvb-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-428111970125209027</id><published>2011-01-16T22:07:00.002-05:00</published><updated>2011-10-22T23:59:44.813-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Les corpuscules de Krause</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TTIo0UQccdI/AAAAAAAAA6w/27yprkIE_Lw/s1600/1102168-gf.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TTIo0UQccdI/AAAAAAAAA6w/27yprkIE_Lw/s200/1102168-gf.jpg" width="129" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les corpuscules de Krause, Sandra Gordon, Éditions Leméac, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;D'après le dictionnaire Larousse, les corpuscules de Krause sont de «petits corpuscules arrondis que l'on trouve dans le tissu conjonctif et dans la muqueuse buccale.&lt;br /&gt;Ils paraissent jouer un rôle dans la perception du froid et de la pression.»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur le site de Wikipédia, on trouve une information supplémentaire : « Il semblerait que ces récepteurs jouent un rôle dans le plaisir puisqu'ils sont présents sur le gland du pénis et du clitoris.». Ah ben.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;«Je suis tombée par hasard sur le terme.&amp;nbsp; Je l’ai noté à quelque part et  j’ai fait un peu de recherche.&amp;nbsp; À l’époque je bossais dans un hôpital,  alors j’en ai profité pour faire quelques demandes d’emprunt au centre  de documentation – une espèce de petite bibliothèque où l’on pouvait  faire venir des articles dans des revues spécialisées en médecine.&amp;nbsp; Ça  m’a permis de pratiquer mon anglais.&amp;nbsp; Ce que j’ai lu m’a servi à bâtir  une partie de la charpente, de l’ambiance, de la cohésion et des  personnages.&amp;nbsp; En filigrane.&amp;nbsp; J’ai vu les corpuscules de Krause comme une  faculté désirante, un&lt;i&gt; check engine&lt;/i&gt; humain.&amp;nbsp; Et je suis partie principalement à partir de ça.» &lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lucie, jeune femme de 24 ans écorchée par la vie, quitte Montréal au volant de sa &lt;i&gt;rabbit&lt;/i&gt; vers le nord. Sa voiture tombe en panne dans un village des Laurentides, La Conception. En attendant qu'elle puisse rouler de nouveau, Lucie va s'installer dans une chambre au-dessus du restaurant du village et côtoyer quelques habitants de la place, tous plus attachants les uns que les autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, Henri Korsakoff, écrivain vieillissant et alcoolique, promène sa vieille carcasse à la recherche de ses propres livres qu'il veut anéantir dans un grand bûcher.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui frappe dans ce premier roman, ce n'est pas tant le style, parfois confus et alambiqué, que la grande tendresse de l'auteure pour ses personnages, qu'elle dépeint avec un réalisme plus grand que nature. De la serveuse au grand cœur&amp;nbsp; au cuisinier du restaurant, homme de multiples talents, sans oublier bien sûr le personnage central de Lucie, fragile et que l'on sent sur la mince ligne entre la noirceur et la lumière. Son goût prononcé pour le gin ne l'aidera pas toujours à aller mieux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tous ces êtres vont se rapprocher grâce à la présence de Lucie, et cette dernière trouvera en eux une nouvelle famille, loin du toc et du sexe fast-food qu'elle avait à Montréal avec Geoffroy, qui abusait d'elle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Si le style m'est apparu parfois opaque, on ne peut pas dire que Sandra Gordon n'a pas de talent de dialoguiste ni qu'elle ne possède pas un ton percutant. Mais il m'a semblé que certains passages auraient mérité d'être raccourcis et l'écriture resserrée par endroit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sandra Gordon écrit depuis plusieurs années sur son blogue et la langue s'avère y être parfois maniée avec plus de naturel que dans ce premier roman. Mais tout cela n'enlève rien au fait qu'elle reste une auteure québécoise à surveiller, et que ce livre, qui serait passé inaperçu sans le travail de &lt;a href="http://larecrue.net/" target="_blank"&gt;La recrue du mois&lt;/a&gt;, qui recense tous les premiers romans d'auteurs québécois,&amp;nbsp; est à découvrir pour entendre une nouvelle et originale voix.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://larecrue.net/2010/12/sandra-gordon-questionnaire/" target="_blank"&gt;Une savoureuse entrevue de Sandra Gordon&lt;/a&gt; pour le site La recrue du mois&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lacourascrap.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Le blogue de Sandra Gordon &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'article dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/critiques-de-livres/201101/14/01-4360102-les-corpuscules-de-krause-dialogues-dune-rare-justesse-.php" target="_blank"&gt;La Presse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Lætitia Le Clech]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-428111970125209027?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/428111970125209027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=428111970125209027' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/428111970125209027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/428111970125209027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/les-corpuscules-de-krause.html' title='Les corpuscules de Krause'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TTIo0UQccdI/AAAAAAAAA6w/27yprkIE_Lw/s72-c/1102168-gf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-5992817575378021919</id><published>2011-01-10T08:30:00.002-05:00</published><updated>2011-01-10T08:41:29.288-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Masse critique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Biographie'/><title type='text'>Janine Sutto, Vivre avec le destin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TSpkMs8EdnI/AAAAAAAAA6k/-9leMW37G74/s1600/20_aj_m_24.jpeg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TSpkMs8EdnI/AAAAAAAAA6k/-9leMW37G74/s200/20_aj_m_24.jpeg" width="132" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Janine Sutto, Vivre avec le destin&lt;/i&gt;, biographie par Jean-François Lépine, Libre Expression, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un livre offert dans le cadre de Masse Critique par Babelio.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les immigrants, dans leur pays d'adoption, peuvent trouver en la littérature un moyen extraordinaire d'en apprendre sur la culture "locale" et l'identité de leur nouvelle terre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il en va ainsi, au Québec, avec l'œuvre de Michel Tremblay, et particulièrement&amp;nbsp; &lt;i&gt;Les Chroniques du Plateau Mont-Roya&lt;/i&gt;l, qui comme je l'ai déjà exprimé plusieurs fois sur ce blogue, devraient être une lecture obligatoire pour tout nouvel arrivant, même si tout le contenu n'est pas facile à comprendre du premier coup. La langue et la réalité québécoise élargissent la vision que l'on peut avoir de notre propre expérience d'immigration.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les biographies et autobiographies jouent un peu le&amp;nbsp; même rôle : situer une personne - connue ou moins connue - dans un lieu précis, ancré dans une réalité particulière. Souvent, une biographie va couvrir une période historique plus ou moins longue, plus ou moins importante. Mais toujours, elle regorgera de détails, souvent nouveaux et instructifs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par cette digression, j'en viens à vous parler d'une de mes dernières lectures, &lt;i&gt;Janine Sutto, Vivre avec le destin&lt;/i&gt;, écrite par jean-François Lépine, journaliste bien connu qui travaille pour Radio-Canada depuis de nombreuses années, actuel présentateur de l'excellente émission &lt;i&gt;Une heure sur terre&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce billet a tardé à paraître car la lecture du livre de Jean-François Lépine a été ardue et parce que, d'autre part, je ne savais pas comment exprimer mon ambiguïté suite à cette lecture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet, ce livre se révèle une mine d'informations qui nous entraînent dans le milieu du théâtre québécois, dont on connaît souvent trop peu de choses, mais qui pourtant a établi les bases de la culture populaire québécoise. "Notre-Dame du Théâtre" (surnom donné à Janine Sutto par son ami Gilles Latulippe) porte bien son nom, et c'est avec admiration que nous suivons l'actrice passionnée dans sa vie professionnelle riche et variée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais voilà, l'auteur, qui est le beau-fils de l'actrice, en est resté à un alignement de faits, écrits dans une langue relativement pauvre, ou du moins sans aucune originalité, et alignant les lieux communs et des transitions tragiques exagérées et répétitives. Il a choisi de présenter la vie de Janine Sutto dans un ordre chronologique, or, après cette lecture fastidieuse, une présentation moins linéaire et orientée sur des thématiques aurait probablement été plus captivante. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Dès le moment où Janine m'a demandé de faire ses mémoires, j'ai  accepté, mais avec une condition. En tant que journaliste, je voulais  absolument aller au fond des choses, autant dans sa vie privée que dans  sa vie professionnelle. Elle a revisité beaucoup de moments de sa vie  avec moi, et sa fille Mireille [Deyglun] en a appris beaucoup sur sa  mère».&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Concernant la vie privée de l'actrice, l'auteur traite autant de son alcoolisme que de ses amants, et de sa relation difficile avec sa fille Mireille, qui lui a toujours reproché d'avoir été une mère absente. Absente ou trop centrée sur son autre fille, Catherine, jumelle de Mireille, et trisomique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On se doute que le fait que Jean-François Lépine soit le gendre de Janine Sutto a fait en sorte qu'il avait accès à un grand nombre d'informations. Mais on sent aussi une certaine réserve dans ses commentaires notamment concernant les relations entre Janine Sutto et sa fille Mireille Deyglun (sa propre épouse).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Constatant cela, on peut se poser la question du recul nécessaire du biographe vis à vis de son sujet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceci dit, la carrière de Janine Sutto reste exceptionnelle et sa contribution au théâtre québécois singulière. Aujourd'hui âgée de presque 90 ans, elle est aussi une fière porte-parole pour l'&lt;a href="http://www.amdi.info/" target="_blank"&gt;AMDI (Association de Montral pour la déficience intellectuelle)&lt;/a&gt; et marraine de l'&lt;a href="http://www.baluchonalzheimer.com/" target="_blank"&gt;Association Baluchon Alzheimer&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut souvent la croiser lors de spectacles de théâtre ou de musique, et elle est encore sur scène dans &lt;i&gt;Belles-sœurs&lt;/i&gt;, l'adaptation musicale par René-Richard Cyr et Daniel Bélanger de la pièce de Michel Tremblay &lt;i&gt;Les Belles-sœurs&lt;/i&gt;, mise en scène en 1968 par André Brassard au Théâtre du Rideau Vert, et interprétée déjà à l'époque par Janine Sutto (entre autres)...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette biographie assez conventionnelle brosse donc le portrait d'une femme unique, au caractère bien trempé. Elle ne révolutionne pas le genre, mais nous permet de réaliser à quel point la vie de comédien de théâtre était difficile et loin des projecteurs et des fantaisies que l'on peut imaginer parfois. Les comédiens de cette époque - collègues et amis de Janine Sutto - ont tous participé à l'amélioration de la condition d'artiste au Québec (création de l'&lt;a href="http://www.uniondesartistes.com/pages/uda/public/a-propos/historique.html"&gt;Union des Artistes&lt;/a&gt;), et posé les jalons d'une vie théâtrale qui ne cessera jamais au Québec, avec ses hauts et ses bas.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/dossiers/salon-du-livre-de-montreal-2010/201011/13/01-4342381-janine-sutto-notre-dame-du-theatre.php" target="_blank"&gt;Un article dans La Presse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ruefrontenac.com/spectacles/livres/30147-sutto-biographie-lepine" target="_blank"&gt;L'article de Rue Frontenac&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/chroniques/2010/12/vu-dici-le-syst%25C3%25A8me-solaire-est-un-peu-petit-ou-quelques-mots-sur-les-bios.html" target="_blank"&gt;Une critique par une autre blogueuse&lt;/a&gt; (pour Babelio), avec laquelle je suis totalement en accord, et qui aborde des points que j'ai mis volontairement de côté (le fameux D.) mais qui m'ont choquée aussi... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="Bcorps" style="border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 10px 5px; width: 150px;"&gt;&lt;div class="Belement" style="list-style: none outside none; margin: 0px; overflow: hidden; padding: 10px; text-align: center;"&gt;&lt;div class="Bcouv"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Lepine-Janine-Sutto-Vivre-avec-le-destin/214704" target="_blank"&gt;&lt;img alt="Janine Sutto, Vivre avec le destin par Jean-François Lépine" src="http://www.babelio.com/couv/20_aj_m_24.jpeg" style="background-color: white; border: 1px solid rgb(204, 204, 204); padding: 3px; width: 80px;" title="Janine Sutto, Vivre avec le destin par Jean-François Lépine" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Boeuvre" style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px; font-weight: bold; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Lepine-Janine-Sutto-Vivre-avec-le-destin/214704" style="text-decoration: none;"&gt;Janine Sutto, Vivre avec le destin&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bnote"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/livres/Lepine-Janine-Sutto-Vivre-avec-le-destin/214704" target="_blank"&gt;&lt;img alt="Janine Sutto, Vivre avec le destin" border="0" src="http://www.babelio.com/images/Star2.gif" style="border: medium none; width: 100px;" title="Janine Sutto, Vivre avec le destin" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bauteur" style="color: grey; font-size: 12px; margin: 0px 3px 5px 5px;"&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/auteur/Jean-Francois-Lepine/114102" style="text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Jean-François Lépine&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bspacer" style="clear: both;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Bfooter" style="clear: both; font-size: 0.8em; margin: 0px; padding: 5px; text-align: center;"&gt;Critiques et infos sur &lt;a href="http://www.babelio.com/" target="_blank"&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;En écrivant ceci, j'écoute &lt;a href="http://www.the-drone.com/magazine/k-x-p/" target="_blank"&gt;K-X-P, K-X-P&lt;/a&gt; (Smalltown, 2010)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-5992817575378021919?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/5992817575378021919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=5992817575378021919' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5992817575378021919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/5992817575378021919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/janine-sutto-vivre-avec-le-destin.html' title='Janine Sutto, Vivre avec le destin'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TSpkMs8EdnI/AAAAAAAAA6k/-9leMW37G74/s72-c/20_aj_m_24.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4358233361109049923</id><published>2011-01-08T18:40:00.000-05:00</published><updated>2011-01-08T18:40:36.943-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexion livresque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><title type='text'>Le bookcrossing</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TSjjP9Js8LI/AAAAAAAAA6g/AwdFDto4TMA/s1600/bookcrossing.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="168" src="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TSjjP9Js8LI/AAAAAAAAA6g/AwdFDto4TMA/s200/bookcrossing.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chères lectrices, chers lecteurs, bonne année à toutes et à tous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je profite de cette nouvelle année pour aborder un des sujets qui me tient à cœur et à propos duquel je souhaiterais échanger avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu le titre de l'article, vous l'avez compris, il s'agit du &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt;. Alors qu'est-ce que c'est ?&lt;br /&gt;Eh bien c'est simple, le &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt; consiste à prendre un de ses bouquins et à le libérer, c'est à dire à le faire passer à une personne qui le fera ensuite passer à une autre personne. Ainsi de suite.&lt;br /&gt;La "libération" peut se faire à la main ou dans un lieu choisi. Par exemple, je peux déposer un livre dans un parc.&lt;br /&gt;Une fois ce dernier disparu, il entamera une "seconde vie".&lt;br /&gt;Le concept derrière est bien entendu l'échange mais aussi le suivi géographique du livre au gré des personnes qui le récupèrent.&lt;br /&gt;A l'origine, le &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt; a été créé par Ron Hornbaker, un américain qui a décidé de créer &lt;a href="http://www.bookcrossing.com/" target="_blank"&gt;un site web dédié&lt;/a&gt; en 2001.&lt;br /&gt;Sur ce site, après avoir créé un compte, on peut enregistrer son livre dans une bibliothèque virtuelle. Ensuite, quand on décide de libérer l'ouvrage, on obtient un code qu'on inscrit sur le livre et qui permettra aux futurs lecteurs de pouvoir dire : "j'ai trouvé telle œuvre à tel endroit".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors moi aussi j'ai tenté l'expérience &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt;, parce que j'aime bien l'idée double d'échanger et de voir mes livres voyager.&lt;br /&gt;J'avoue : j'ai commencé par libérer les livres que de toute façon je n'aurais jamais relus, voire ceux que mon entourage m'a fait passer. Puis, une fois les premiers San Antonio et autres "Sélection du mois" "libérés" dans des endroits clé de Bordeaux, j'ai enfin décidé de passer à des œuvres issues de ma propre bibliothèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour être certain que tous ceux qui trouveraient les livres, comprendraient le principe du &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt;, j'ai commandé de &lt;i&gt;zolies&lt;/i&gt; étiquettes sur le site que j'ai collées en quatrième de couverture.&lt;br /&gt;Sur ces étiquettes, on rappelle le principe de fonctionnement, dans dix langues, et on inscrit le code du livre qui permettra de le retrouver sur le site www.BookCrossing.com.&lt;br /&gt;A chaque livre libéré, j'ai consulté avec impatience la page web concernée pour voir combien de tours du globe il avait fait dans la journée.... Bon je sais, je suis un peu optimiste.&lt;br /&gt;Au bout de deux semaines, après m'être assuré que le livre avait bien disparu du banc où je l'avais posé, toujours aucune nouvelle ! Rien ! Pas de &lt;i&gt;greetings&lt;/i&gt; américains, pas de bises d'Antarctique et encore moins de cartes postales de Papouasie ! Arghhhh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a fallu me rendre à l'évidence, mon livre avait juste disparu de la surface de la planète !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après réflexion, j'ai imaginé les hypothèses suivantes :&lt;br /&gt;- Soit je suis impatient et il faut laisser le temps au "découvreur" de lire le livre avant d'aller sur le site indiquer qu'il a bien été trouvé&lt;br /&gt;- Soit le bouquin libéré va se retrouver emprisonné sans un mot dans une autre bibliothèque... Snif...&lt;br /&gt;- Soit les gars de la voirie ont bien fait leur boulot...&lt;br /&gt;- Soit une brigade anti-terroriste a décrété que mon paquet plastique contenant le livre était en fait de l'anthrax ou une bombe ou dieu sais-je quoi encore.&lt;br /&gt;- L'hypothèse précédente fonctionne pour la brigade anti-drogue...&lt;br /&gt;- Des extra-terrestres !! Des extra-terrestres, mes aïeux !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un an plus tard, toujours pas de nouvelles. Pour aucun des livres libérés... Ont-ils été pris en otage ?&lt;br /&gt;Malgré la déception, cela ne m'a pas empêché d'élargir un peu le concept et de laisser tomber le côté "marketing".&lt;br /&gt;En gros, j'ai arrêté d'enregistrer mes bouquins sur le site. Finis les numéros isbn, les descriptions, les commentaires, etc... Et puis, j'ai juste donné mes livres.&lt;br /&gt;En fait, c'est ma chérie qui a posé les bouquins au café du coin et puis comme on n'a pas eu de nouvelles non plus, on a laissé tomber les étiquettes.... Pour finir par apprendre que la maison de retraite d'à côté était satisfaite.&lt;br /&gt;Donc nos bouquins rendent heureux nos proches retraités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En discutant un peu à droite, à gauche, et après réflexion je me suis rendu compte que si le concept de base du &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt;, voir son livre passer de main en main et peut-être faire le tour du moooonde est vraiment attirant, dans la pratique c'est finalement un peu restrictif et surtout très consumériste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait le partage de livre tel qu'il est proposé par la plateforme est un don sous conditions. On donne le livre à la condition que celui-ci voyage et qu'on puisse se rendre compte à quel point on a été généreux. En gros, c'est un don intéressé, un don qui flatte l'égo, un don certes, mais inscrit dans ce XXème siècle porté sur la propriété, sur le besoin de vivre par et au travers des objets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un de mes amis qui aime posséder des livres et ne souhaiterait pas se retrouver privé de la joie de pouvoir les relire, les feuilleter, sentir peut-être l'odeur de leurs pages, un parfum peut-être, de la poussière parfois, a trouvé comme forme de partage l'achat multiple : un pour lui, trois ou quatre à offrir à ses proches.&lt;br /&gt;Il conserve la propriété mais propose aux autres de découvrir l'œuvre et de l'inscrire à leurs patrimoines personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir ce court article. Finalement peu convaincu par le &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt; et pas assez collectionneur pour vouloir conserver à tout prix tous mes bouquins, j'ai décidé comme je l'ai dit de purement et simplement les donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment est-ce possible ?&lt;br /&gt;Eh bien je suis parti des constats suivants :&lt;br /&gt;- Il y a très peu de livres que je relirai effectivement&lt;br /&gt;- Si j'ai besoin de retrouver un livre que j'ai donné, j'ai toutes les chances, à part cas très particulier, de les retrouver plus tard dans une bibliothèque ou dans une librairie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avoue : tout comme le &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt;, cela n'a pas été évident au départ. Donner n'est jamais un acte évident, surtout quand ce que l'on donne semble être un miroir de soi. En l'occurrence, dans chaque livre je retrouve un peu de mon âme. Les livres que j'ai lus ont tous réussi à me faire partager une histoire, à m'entraîner dans un autre univers. J'ai vécu avec chacun d'eux une relation intime, unique. Comment me défaire de toutes ces passions ?&lt;br /&gt;Dans la douleur d'abord. Puis par envie que d'autres vivent la même chose et quelque part se rapprochent de moi, sans forcément me le dire, mais juste par l'acte, le passage d'une main à une autre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, je crois que j'ai trouvé, pour moi en tout cas, la méthode pour à la fois échanger et rendre les auteurs immortels ! Rien que ça !&lt;br /&gt;Par contre, je ne suis pas certain que cela remplisse leurs poches ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;i&gt;BookCrossing&lt;/i&gt;, comment faire compliqué quand on peut faire vrai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous qu'en pensez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Nicaise &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;[en mettant ce texte de François en ligne, j'écoute &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x8qgo9_calexico-roka-live-benicassim-2007_music" target="_blank"&gt;Calexico, Garden Ruin&lt;/a&gt; (Quarter Stick, 2006)]&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4358233361109049923?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4358233361109049923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4358233361109049923' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4358233361109049923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4358233361109049923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/le-bookcrossing.html' title='Le bookcrossing'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TSjjP9Js8LI/AAAAAAAAA6g/AwdFDto4TMA/s72-c/bookcrossing.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-6328366646073283763</id><published>2011-01-01T15:57:00.005-05:00</published><updated>2011-01-01T17:03:48.282-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de blues'/><title type='text'>Snow Day for Lhasa</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TR-Vjr2LZ4I/AAAAAAAAA6Q/Z3upR3q8UBI/s1600/index_r7_c2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="121" src="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TR-Vjr2LZ4I/AAAAAAAAA6Q/Z3upR3q8UBI/s200/index_r7_c2.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt; Du pays lointain où je me trouve (et où il neige beaucoup aussi), je pense moi aussi à Lhasa, disparue il y a un an aujourd'hui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;http://www.snowdayforlhasa.com/&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-6328366646073283763?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/6328366646073283763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=6328366646073283763' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6328366646073283763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6328366646073283763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2011/01/snow-day-for-lhasa.html' title='Snow Day for Lhasa'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TR-Vjr2LZ4I/AAAAAAAAA6Q/Z3upR3q8UBI/s72-c/index_r7_c2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4988390352871353492</id><published>2010-12-27T09:55:00.002-05:00</published><updated>2010-12-27T09:55:57.065-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>Les musiciens disparus cette année</title><content type='html'>Le New York Times a réalisé un petit film qui nous montre les principaux disparus de 2010 dans le monde de la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.nytimes.com/interactive/2010/12/26/magazine/2010lives.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4988390352871353492?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4988390352871353492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4988390352871353492' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4988390352871353492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4988390352871353492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/12/les-musiciens-disparus-cette-annee.html' title='Les musiciens disparus cette année'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-6803251080919079292</id><published>2010-12-19T14:20:00.001-05:00</published><updated>2011-04-10T06:41:50.712-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bilan de fin d&apos;année'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Bilan de fin d'année</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Chers amies, chers amis,&lt;br /&gt;Noël approche et nombre d'entre vous ont  déjà commandé plein de belles choses pour garnir la hôte du vieux  coquin. Cependant, il y a toujours une chance pour que certains soient  en retard ou que d'autres reçoivent leurs cadeaux après coup. &lt;br /&gt;Aussi  nous avons décidé de faire une petite liste de nos coups de cœur pour  cette fin d'année. La sélection n'est pas forcément très récente,  néanmoins vous trouverez-là ce qui nous a vraiment plu. &lt;br /&gt;Pour votre  information, il a été difficile de sacrifier tant de créateurs sur  l'autel du choix. Mais nous avons réussi (plus ou moins). &lt;span style="color: #351c75;"&gt;Je suis juste totalement déchirée par mes choix. Et déçue de ne pas avoir sélectionné plus de femmes (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #351c75;"&gt;(note de Lætitia).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;Donc s'il ne devait en rester que dix-huit  - livres, bédés et films - voici ceux qui ont gagné notre estime.&lt;br /&gt;Nous en profitons pour mettre en avant &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aya de Yopougon&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shutter Island&lt;/span&gt; que nous avons tous les deux sélectionnés sans concertation... &lt;span style="color: #351c75;"&gt;Bon, j'avoue, Shutter Island, j'y ai pensé en voyant la liste de François... (note de Lætitia)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: #351c75;"&gt;Les liens vous mèneront sur les articles déjà écrits au sujet de ces livres, BD et films. Ceux qui ne sont pas associés à des articles sont brièvement décrits entre parenthèses, juste histoire de vous donner un aperçu du style de l'œuvre en question.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #351c75;"&gt;Bonnes vacances, bonnes Fêtes de fin d'année, et surtout, bonnes lectures ! &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large; font-weight: bold;"&gt;Livres &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQ5UVXxrnFI/AAAAAAAAA6E/ey6Dd6IUp9I/s1600/et_que_le_vaste_monde.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQ5UVXxrnFI/AAAAAAAAA6E/ey6Dd6IUp9I/s200/et_que_le_vaste_monde.jpg" width="123" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/02/et-que-le-vaste-monde-poursuive-sa.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Et que le vaste monde poursuive sa course folle&lt;/i&gt;, de Colum McCann&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Éditions Belfond, 2009 &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/09/dautres-vies-que-la-mienne.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;D'autres vies que la mienne&lt;/i&gt;, d'Emmanuel Carrère&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;Éditions P.O.L., 2009&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/02/lenigme-du-retour.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;L'énigme du retour&lt;/i&gt;, de Dany Laferrière&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Éditions du Boréal, 2009&lt;/span&gt; &lt;span style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Dans le scriptorium&lt;/i&gt;, de Paul Auster, Actes sud, 2007 &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;L'annulaire&lt;/i&gt;, de Yôko Ogawa, Actes sud, 2005 &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/09/dans-la-nuit-brune.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Dans la nuit brune, &lt;/i&gt;d'Agnès Desarthe&lt;/a&gt;, Éditions de l'Olivier, 2010&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Bédés&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQ5UQMlvpUI/AAAAAAAAA6A/mXiN-5xRVpc/s1600/511PVYB6K2L._SL500_AA300_.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQ5UQMlvpUI/AAAAAAAAA6A/mXiN-5xRVpc/s200/511PVYB6K2L._SL500_AA300_.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/10/une-excellente-moisson-de-bd.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Aya de Yopougon,&lt;/i&gt; de Marguerite Aboué et Clément Oubrerie&lt;/a&gt; (choix unanime !), &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Éditions Gallimard, Collection Bayou, 2005-2009&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/05/tuer-velasquez.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Tuer Vélasquez&lt;/i&gt;, de Pascal Girard&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;Glénat Québec, 2009&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/10/une-excellente-moisson-de-bd.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Essex County&lt;/i&gt;, de Jeff Lemire&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;ditions Futuropolis, 2010&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/sophia-libere-paris-capucine-et-libon.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Sophia Libère Paris,&lt;/i&gt; de Capucine et Libon&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;Collection Shampooing ( éditions Delcourt ) 2010&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/10/la-parenthese-elodie-durand-editions.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;La parenthèse&lt;/i&gt;, d'Elodie Durand&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;Éditions Delcourt, 2010&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/07/feuille-de-chou.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Feuille de chou, journal d'un tournage&lt;/i&gt;, de Mathieu Sapin&lt;/a&gt;, Guy Delcourt Productions, Collection Shampooing (dirigée par Lewis Trondheim), 2010&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit; font-size: large; font-weight: bold;"&gt;Films&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Tous ces films sont bien entendu disponibles en dévédés :)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQ5Ul1i6zSI/AAAAAAAAA6I/sQCdhXObAPE/s1600/affiche-shutter-island.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQ5Ul1i6zSI/AAAAAAAAA6I/sQCdhXObAPE/s200/affiche-shutter-island.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;i&gt;Shutter Island&lt;/i&gt;, de Martin Scorsese (choix unanime !) &lt;/span&gt;(excellent thriller, glauque et surprenant)&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Welcome&lt;/i&gt;, de Philippe Lioret (Drame social sur les immigrés clandestins, film profondément humain et bouleversant)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=qpd9J-hDnpI" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Incendies&lt;/i&gt;, de Denis Villeneuve&lt;/a&gt; (À l'origine pièce de théâtre de Wajdi Mouawad. Film choc, âmes sensibles s'abstenir. L'histoire d'une quête identitaire et familiale qui révèlera des secrets bien enfouis)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Breathless&lt;/i&gt;, de Yank Ik-Joon (voir ci-dessous)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Departures,&lt;/i&gt; de Kazuko Yoshiyuki (voir ci-dessous)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/03/fish-tank.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Fish Tank&lt;/i&gt;, d'Andrea Arnold&lt;/a&gt; (Drame social anglais, superbes images)&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Comme  certains de ces films n'ont pas été présentés sur le blogue, vous trouverez en  suivant une courte description pour vous aider dans vos choix.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit; font-weight: bold;"&gt;Breathless de Yang Ik-Joon&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Film coup de poing qui nous vient de Corée du Sud, Breathless est l'histoire de Sang-hoon, un recouvreur de dettes qui n'hésite pas à employer la violence. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Je  ne vais pas vous raconter l'histoire mais sachez que si vous cherchez  un film qui vous estomaque non par la violence visuelle (omniprésente  cependant) mais par la violence de cet univers de couches défavorisées  de séoul, alors jettez vous dessus. Quitte à me répéter, c'est un film  coup de poing ! Il faut le voir pour comprendre ce que je veux dire: )&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit; font-weight: bold;"&gt;Departures de Kazuko Yoshiyuki&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Daigo,  violoncelliste, perd son emploi brutalement et décide de retourner dans  son village d'enfance avec sa compagne. Là, il répond à une annonce  d'emploi pour aider les gens à partir (&lt;i&gt;departures&lt;/i&gt;). Sauf qu'il ne s'agit  pas d'une entreprise de déménagement...&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ce  film, qui aborde un sujet plutôt particulier, offre un grand coup d'air  frais dans notre vision de l'autre et de ceux qui sont déjà partis.  C'est à la fois tendre et drôle et très humain. Un bon coup de cœur. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;br style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Voilà, nous espérons que vous passerez de joyeuses Fêtes et que vous ne mangerez pas trop de daims afin de laisser le père noël effectuer sa mission.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lætitia et François&lt;/div&gt;&lt;span class="__wave_paste" data-wave-annotations="0,27,style%2FfontWeight,bold:14,109,style%2FfontFamily,verdana%2C+arial%2C+helvetica%2C+sans-serif:109,546,style%2FfontFamily,Tahoma%2C+Lucida%2C+Arial%2C+sans-serif:546,576,style%2FfontWeight,bold:546,1200,style%2FfontFamily,verdana%2C+arial%2C+helvetica%2C+sans-serif:" data-wave-xml="Breathless de Hong Seung-il&amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;Film coup de poing qui nous vient de Corée du Sud, Breathless est l'histoire de Sang-hoon, un recouvreur de dettes qui n'hésite pas à employer la violence. &amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;Je ne vais pas vous raconter l'histoire mais sachez que si vous cherchez un film qui vous estomaque non par la violence visuelle (omniprésente cependant) mais par la violence de cet univers de couches défavorisées de séoul, alors jettez vous dessus. Quitte à me répéter, c'est un film coup de poing ! Il faut le voir pour comprendre ce que je veux dire: )&amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;&amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;Departures de Kazuko Yoshiyuki&amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;Daigo, violoncelliste perd son emploi brutalement et décide de retourner dans son village d'enfance avec sa compagne. Là il répond à une annonce d'emploi pour aider les gens à partir (departures). Sauf qu'il ne s'agit pas d'une entreprise de déménagement...&amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;Ce film qui aborde un sujet plutôt particulier offre un grand coup d'air frais dans notre vision de l'autre et de ceux qui sont déjà partis. C'est à la fois tendre et drôle et très humain. Un bon coup de coeur.&amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;&amp;lt;line&amp;gt;&amp;lt;/line&amp;gt;Voilà, nous espérons que vous passerez de joyeuses fêtes et que vous ne mangerez pas trop de daims afin de laisser le père noël effectuer sa mission."&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;En éditant ce billet, j'écoute les Nocturnes de Chopin N°1-11, par Nikita Magaloff&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-6803251080919079292?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/6803251080919079292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=6803251080919079292' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6803251080919079292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6803251080919079292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/12/bilan-de-fin-dannee.html' title='Bilan de fin d&apos;année'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQ5UVXxrnFI/AAAAAAAAA6E/ey6Dd6IUp9I/s72-c/et_que_le_vaste_monde.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-7241233009221781649</id><published>2010-12-12T22:20:00.003-05:00</published><updated>2011-10-22T23:59:44.814-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) québécois(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Pages à brûler</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Pages à brûler&lt;/i&gt;, de Pascale Quiviger, Éditions Boréal, 2010&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQUubVcqApI/AAAAAAAAA5s/d9EyzfxpPt8/s1600/1102654-gf.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQUubVcqApI/AAAAAAAAA5s/d9EyzfxpPt8/s200/1102654-gf.jpg" width="128" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je l'ai parfois mentionné sur ce blogue, Pascale Quiviger fait dorénavant partie de mon panthéon personnel d'auteurs que je vénère (presque). En effet, depuis la lecture de &lt;i&gt;&lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2009/04/la-maison-des-temps-rompus.html" target="_blank"&gt;La maison des temps rompus&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, qui m'avait jetée à terre, j'ai rattrapé mon retard en lisant &lt;i&gt;Le cercle parfait&lt;/i&gt;, paru en 2004 aux Éditions de l'Instant même,&amp;nbsp; et qui m'a aussi énormément plu, et à la parution du dernier livre de la Québécoise exilée à Londres, j'ai sauté de joie et me suis empressée de me le procurer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec &lt;i&gt;Pages à brûler&lt;/i&gt;, Pascale Quiviger nous entraîne dans un nouveau genre, plus proche au départ du polar, puisque nous essayons avec l'inspecteur Bernard Lincoln de comprendre la disparition d'une femme, Clara Chablis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans une lettre qu'il adresse à sa femme Louise, l'inspecteur lui explique les raisons de ses absences répétées et de sa presque folie dans le cadre de cette enquête plutôt non conventionnelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis, dans les différents chapitres, nous nous glissons dans la peau du chien de l'inspecteur, de la meilleure amie de la femme disparue, du père du conjoint de Clara, et dans celle de Daniel, le conjoint en question et principal suspect dans l'affaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, nous découvrons la mystérieuse Clara par la bouche de ceux qu'elle a côtoyés (bon, sauf pour le chien). Et à chaque fois dans un style différent : le style précis de l'inspecteur (p.11) laisse place à l'urgence de la meilleure amie de Clara, Rose Jordan (p.75) et à la poésie de Daniel (p.191). Avec Constance Fullum (p.117), nous nous retrouvons dans un livre de Dickens...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteure ajoute une dimension fantastique à l'histoire avec des références à une éventuelle gémellité entre Daniel et Clara, qui ont la même date de naissance et un code génétique très semblable. De plus, Clara dispose d'étranges pouvoirs, et une certaine influence sur tous les gens qu'elle croise. Elle représente l'altruisme et la compassion à l'extrême, ne possédant aucun bien matériel (condition nécessaire à la liberté selon l'auteure), perçant les gens dans leurs plus grandes fragilités, et devinant leurs vies. Ce dénuement et cette compassion représentent une fascination et un "presqu'idéal" de vie, cher à l'auteure, qui pratique le bouddhisme et la méditation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque personne qui côtoie Clara ressort de cette relation complètement transformée. Il en va ainsi de son amie Rose, bipolaire, qui nous décrit sa maladie : «&lt;i&gt;C'est au cours de la même année qu'un psychiatre a diagnostiqué mon trouble bipolaire, et le reste de ma vie est tout en forme d'escaliers qui montent, descendent et s'arrêtent à l'improviste.&lt;/i&gt;» (p.86-87). Rose est celle qui vit le plus mal la disparition de Clara.&lt;br /&gt;La folie - ou la quasi-folie - est souvent présente dans les œuvres de Pascale Quiviger, et dans celui-ci en plus de Rose qui a d'importants problèmes nerveux, nous côtoyons un schizophrène pyromane qui au contact de Clara s'apaisera. L'auteure explique : «&lt;i&gt;Pour moi, les catégories "santé mentale" et "folie", c'est un peu comme  le vrai et le faux. On avance sur une crête beaucoup plus étroite qu'on  ne le pense&lt;/i&gt;» (article du Devoir par Caroline Montpetit)&lt;br /&gt;Par Daniel, le conjoint de Clara, celui qui est le dernier à l'avoir vue avant sa disparition, nous accepterons et comprendrons mieux le fonctionnement de cette jeune femme pas comme les autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces pages à brûler, quelles sont-elles ? Les pages d'un mystérieux cahier rouge, fil conducteur de ce roman, cahier reliant les générations, les êtres, les femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Celle qui a déjà dit en entrevue que &lt;span style="color: black;"&gt;«&lt;i&gt;L’écriture est transportable. Ça  m’ouvre des horizons. Vivre ailleurs fait que nous n’appartenons à aucun  espace. Ça rend mon travail plus malléable. Mon identité est en doute.  Tout est familier et, en même temps, ne l’est pas du tout. Ma vision  n’est pas celle de l’appartenance, mais elle est liée à des solidarités  planétaires.&lt;/i&gt;»&lt;/span&gt; livre encore une fois un roman dont on ne connait pas le lieu géographique précis. Cela pourrait se passer à Londres, à Paris, ou à Montréal. À ce sujet, l'auteure précise : «&lt;i&gt;J'aime l'idée du non-dit, je trouve que cela rend les humains plus  universels. J'ai l'impression de voler quelque chose au lecteur, si je  lui en dis trop sur les personnages.&lt;/i&gt;»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui est sûr, c'est qu'elle nous livre encore une fois un très beau roman, puissant et poétique, parfois mystérieux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.emorageimagazine.com/old/bouquinerie/quiviger-pascale" target="_blank"&gt;La critique d'Emoragei&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201009/10/01-4314254-pascale-quiviger-au-nom-de-tous-les-siens.php" target="_blank"&gt;Un article dans La Presse&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;amp;section=10&amp;amp;article=72846" target="_blank"&gt;La critique du Voir&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/295552/sur-la-crete-etroite-entre-le-reve-et-la-realite" target="_blank"&gt;L'article dans Le Devoir&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petite note sur l'auteure : Pascale Quiviger, également artiste peintre et enseignante, a publié en 2007 un livre intitulé &lt;a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/146760/litterature-quebecoise-la-naissance-des-formes"&gt;Un point de chute&lt;/a&gt;, qui se présente comme une réflexion sur la naissance des formes, et qui intéressera probablement les artistes parmi vous... pour moi, ça n'en rajoute que plus à mon admiration pour l'écrivaine. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;En écrivant ceci, j'écoute Dead Can Dance, le concert à Montréal enregistré le 4 octobre 2005 au Théâtre Saint-Denis (j'y étais !). &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-7241233009221781649?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/7241233009221781649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=7241233009221781649' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7241233009221781649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7241233009221781649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/12/pages-bruler.html' title='Pages à brûler'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TQUubVcqApI/AAAAAAAAA5s/d9EyzfxpPt8/s72-c/1102654-gf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8495841983633439385</id><published>2010-12-10T07:55:00.003-05:00</published><updated>2010-12-10T07:58:58.970-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) asiatique'/><title type='text'>Les tendres plaintes</title><content type='html'>&lt;i&gt;Les Tendres Plaintes&lt;/i&gt;, Yôko Ogawa, Actes Sud 2010, traduction du japonais par Rose-Marie Makino et Yukari Kometani                              &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7uTPnvWTI/AAAAAAAAA5g/8u3B1-I8bDA/s1600/9782742791545.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7uTPnvWTI/AAAAAAAAA5g/8u3B1-I8bDA/s200/9782742791545.jpg" width="106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chers lectrices, chers lecteurs, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;aujourd'hui je dois vous parler de ces auteurs que j'affectionne de façon un peu masochiste, ces auteurs que je vénère alors même qu'ils m'ennuient.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui ! Il existe une catégorie particulière d'auteurs qui ont cette double capacité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces auteurs ne m'agacent même pas. Je ne leur en veux pas et pour cause : chaque fois, je m'immerge le plus profondément possible dans leurs styles, je parcours leurs constructions au gré du courant que créent leurs plumes et dans le sillage de ces dernières, me laisse dériver pour atteindre des continents inconnus où le verbe, la proposition, l'adverbe et le nom sortent des flots, s'étirent naturellement tels des arbres savants pour atteindre la lumière la plus vive ou plonger le monde dans l'ombre la plus dense...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien entendu, vu le titre de mon article vous allez me dire : "vous allez voir, il va nous parler de Yôko Ogawa et l'ajouter à cette fameuse liste très personnelle des auteurs qui l'ennuient ! Quel enquiquineur !  Il pourrait plutôt nous parler du bouquin, on a déjà perdu neuf cent trente neuf caractères ! C'est pas très éco-litté-gique !" Rassurez-vous. J'y viens, j'y viens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, il y a très précisément trois auteurs auxquels je pense qui entrent dans cette liste. Trois auteurs qui ont pour point commun d'écrire de façon supérieure, d'écrire de façon à la fois si subtile et si juste qu'une simple phrase, qu'une simple succession de mots révèlent les profondeurs de l'âme humaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trois auteurs qui par contre arrivent à m'ennuyer de temps à autre, pour une raison inconnue ; sans doute un trait de génie ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais de qui est-il question ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien il y a Yôko Ogawa - Paf ! Je le savais ! - Paul Auster et Amélie Nothomb. Tous trois réussissent à capter mon attention, à me bercer de leur douce écriture pour des fois finir par me balancer dans un mur avec violence. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là, il faut quand même que je précise quelque chose. Comment puis-je évaluer la qualité d'écriture de deux parmi les trois sachant qu'ils n'écrivent pas en français ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien pour Paul Auster, ce n'est pas compliqué, j'ai la chance de lire les livres en anglais et ces  versions originales sont sublimes. Compte tenu de son succès j'imagine que les traductions sont bonnes...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par contre, pour Yôko Ogawa, c'est un peu plus compliqué étant donné que si je "parlote" le japonais, je ne le lis pas.  Aussi je me vois obligé de passer par les traductions, françaises ou anglaises, afin de pouvoir goûter au nectar de son style. Donc je dois faire confiance aux traducteurs...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour en finir avec mon idée et atteindre ainsi le deux mille deux cent sixième caractère, ces trois auteurs ont donc également la capacité à me plonger dans l'ennui. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Souvent - heureusement pas toujours - leurs histoires ne m'intéressent pas tant que leurs mots. C'est douloureux et terriblement frustrant. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par exemple, j'ai eu beaucoup de mal avec la &lt;i&gt;Trilogie New-Yorkaise&lt;/i&gt; d'Auster alors même que j'ai littéralement adoré &lt;i&gt;La Musique du hasard &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Dans le scriptorium&lt;/i&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que dire d'Amélie Nothomb ? Je fonds littéralement à chaque phrase, mais dès que je sors une antenne pour voir de quoi il s'agit eh bien je suis des fois assez surpris. Par exemple, son dernier livre m'a laissé de marbre (&lt;i&gt;Une forme de vie&lt;/i&gt;) alors même que j'ai dévoré &lt;i&gt;Acide Sulfurique&lt;/i&gt;.     &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Concernant ces "Tendres Plaintes" de Madame Ogawa, eh bien c'est un peu ça. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Les Tendres Plaintes&lt;/i&gt;, c'est l'histoire de Ruriko, calligraphe qui décide de quitter son mari qui la trompe et la bat pour trouver refuge dans un chalet familial. Là, elle fait la connaissance d'un facteur de clavecin et de son assistante. Celui-ci, ancien pianiste virtuose, ne joue plus devant le public, handicapé à vie par une phobie. Ruriko tombe amoureuse de lui mais ne tirera qu'une relation physique et amicale alors que son assistante, elle, l'entendra jouer... S'ensuit l'histoire d'une relation ambiguë entre les trois protagonistes, suivie par le vieux chien aveugle de l'assistante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette œuvre, qui date de 1996 et tout juste traduite, est pour moi un double mystère. Tout d'abord, je ne retrouve pas la côté froid, chirurgical des relations humains que j'affectionne chez Ogawa. Ensuite, l'histoire d'amour est un peu plan-plan. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je sais, je suis pas gentil. Mais vraiment il n'y a pas de quoi fouetter un vieux chien aveugle  !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rien à voir avec Une parfaite chambre de malade, &lt;i&gt;La grossesse&lt;/i&gt; et encore moins &lt;i&gt;Hotel Iris&lt;/i&gt;. Sans compter l'impressionnant, le sublissime, l'incontournable &lt;i&gt;Annulaire&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'arrive enfin à la conclusion de mon article. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis à la fois un lecteur et une victime de ces auteurs incroyables. Et même si je n'ai pas tout lu, et même si je sais que j'ai très envie de tout lire, et même si je connais les risques que j'encours à me jeter corps et âme dans leurs univers, eh bien je suis heureux de les lire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis heureux que ces auteurs trébuchent de temps à autre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que c'est dans leurs erreurs, dans ce retour à la condition humaine que je prends conscience de leur génie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Surtout, n'oubliez pas chers lectrices, chers lecteurs, surtout n'oubliez pas que vous venez simplement de lire un avis très subjectif sur ces auteurs. Cet avis semblera certainement étrange, déplacé, de mauvaise foi pour beaucoup. D'autres s'y reconnaîtront.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans tous les cas, s'il ne devait en rester que trois...         &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Les Tendres Plaintes&lt;/i&gt;, un blague de la traductrice ou un manque de tolérance de ma part, par Yôko Ogawa.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;François Nicaise &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8495841983633439385?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8495841983633439385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8495841983633439385' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8495841983633439385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8495841983633439385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/12/les-tendres-plaintes.html' title='Les tendres plaintes'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7uTPnvWTI/AAAAAAAAA5g/8u3B1-I8bDA/s72-c/9782742791545.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-3686465614966055022</id><published>2010-12-07T21:22:00.005-05:00</published><updated>2010-12-17T08:03:52.939-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jazz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Concert(s)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Rappel - Jazz</title><content type='html'>Tous les mercredis soirs, de 17 h à 19 h, au &lt;b&gt;Café Lézard sur Beaubien (&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1335, rue Beaubien Est)&lt;/span&gt;, se déroulent des concerts de jazz très sympathiques, dirigés par Adrian Vedady, contrebassiste, et Kate Wyatt, pianiste. D'autres musiciens passant par là les accompagnent parfois...&lt;br /&gt;J'ai fait de ces soirées mes petits moments musicaux introspectifs de ma semaine, relaxant sur le canapé avec une bonne bière ou papotant discrètement avec les amis présents de temps à autre.&lt;br /&gt;Des propres compositions du contrebassiste aux classiques de Miles Davis (So What, All is Blue), les musiciens revisitent ces morceaux au gré de leur inspiration. Ils s'amusent, passent du bon temps dans un lieu qui habituellement, n'est pas dédié au jazz. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les concerts, en photo...(Hier soir, le quatuor s'est agrandi en quintet, grâce à la présence du guitariste Gabriel Lambert)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7raOuIgPI/AAAAAAAAA5I/WnIi2jTgYIU/s1600/Adrian.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7raOuIgPI/AAAAAAAAA5I/WnIi2jTgYIU/s320/Adrian.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Adrian Vedady&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rY9QhWlI/AAAAAAAAA5E/qswtas0oocg/s1600/Sax.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rY9QhWlI/AAAAAAAAA5E/qswtas0oocg/s320/Sax.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Andrew Schirasi au saxophone alto&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7ra1VoE3I/AAAAAAAAA5M/oUBG8MMSKKU/s1600/Andrew.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7ra1VoE3I/AAAAAAAAA5M/oUBG8MMSKKU/s320/Andrew.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Andrew Schirasi&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rb7fmo0I/AAAAAAAAA5Q/eu8LUj9MjGc/s1600/batterie.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rb7fmo0I/AAAAAAAAA5Q/eu8LUj9MjGc/s320/batterie.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tony Spina à la batterie&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rdU0P6tI/AAAAAAAAA5U/8e93sLtFsW8/s1600/batteur+fant%25C3%25B4me.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rdU0P6tI/AAAAAAAAA5U/8e93sLtFsW8/s320/batteur+fant%25C3%25B4me.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Tony Spina&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7reXAEl1I/AAAAAAAAA5Y/cJrTYm-UUiQ/s1600/Kate+and+Adrian.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="215" src="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7reXAEl1I/AAAAAAAAA5Y/cJrTYm-UUiQ/s320/Kate+and+Adrian.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Kate Wyatt et Adrian Vedady&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rfafWI3I/AAAAAAAAA5c/kQ7KApZ5-tw/s1600/quatuor.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="224" src="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7rfafWI3I/AAAAAAAAA5c/kQ7KApZ5-tw/s320/quatuor.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Le quatuor des 3 dernières semaines &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-3686465614966055022?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/3686465614966055022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=3686465614966055022' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3686465614966055022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/3686465614966055022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/12/rappel-jazz.html' title='Rappel - Jazz'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TP7raOuIgPI/AAAAAAAAA5I/WnIi2jTgYIU/s72-c/Adrian.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4189999303981780583</id><published>2010-11-30T21:44:00.001-05:00</published><updated>2011-10-22T23:59:44.816-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Le cœur régulier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TPRiuIk4I5I/AAAAAAAAA4c/0SZsMZOrnCs/s1600/5949203275_le-coeur-regulier-d-olivier-adam-aux-editions-de-l-olivier.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TPRiuIk4I5I/AAAAAAAAA4c/0SZsMZOrnCs/s200/5949203275_le-coeur-regulier-d-olivier-adam-aux-editions-de-l-olivier.jpg" width="149" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt; Le cœur régulier&lt;/i&gt;, Olivier Adam, Éditions de l'Olivier, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque nouveau livre d'Olivier Adam est une révélation pour moi. Cet auteur est l'un des rares qui m'émeut autant. Depuis que j'ai lu &lt;i&gt;Falaises&lt;/i&gt;, d'une traite, chacun de ses livres me fait pleurer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu'a vécu cet homme pour relater de manière aussi sensible des vies d'hommes et de femmes brisés, des personnages souvent à un tournant dramatique et capital de leur existence ?&lt;br /&gt;Comment ce jeune auteur (né en 1974) extrasensible peut-il se glisser si parfaitement dans la peau de ses personnages ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Chaque histoire qu'Olivier Adam nous raconte comporte donc son point de départ dramatique : la perte d'un conjoint (&lt;i&gt;Des vents contraires&lt;/i&gt;), le sort des immigrés illégaux (&lt;i&gt;À l'abri de rien&lt;/i&gt;), la survie et le deuil (&lt;i&gt;Falaises&lt;/i&gt;), le deuil encore (&lt;i&gt;Le cœur régulier&lt;/i&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais les êtres qui doivent composer avec ces drames, ces survivants en quelque sorte, ressortent toujours grandis et enrichis de leur expérience. L'aventure humaine n'est jamais toute noire ou toute blanche, Olivier Adam s'attarde toujours dans les zones grises, dans les méandres et les fissures qui apparaissent face à un grand vent, à l'image de ces falaises rugueuses qu'il aime tant décrire, imparfaites et sauvages, et près desquelles il vit maintenant, à St-Malo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;i&gt;Le cœur régulier&lt;/i&gt;, nous rencontrons Sarah, dévastée par la mort de son frère Nathan, qui n'allait pas bien et qu'elle se sent coupable de ne pas avoir aidé et de n'avoir pas su empêcher de partir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bord du gouffre, découvrant que sa vie lisse auprès d'un mari tout aussi lisse et d'enfants qui ne la voient plus ne la rend plus heureuse, elle décide de partir elle aussi, au Japon, sur les traces de son frère disparu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sèche et morte, voilà ce que j'étais devenue (p.67)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle rencontre là-bas Natsume, chez qui son frère a séjourné. Cet homme, retraité de la police, a décidé de sauver les candidats au suicide voulant se jeter du haut des falaises (encore des falaises !) de ce village japonais. Nathan semblait avoir trouvé la paix auprès de cet homme.&lt;br /&gt;Olivier Adam relate ce qui pousse Sarah à partir au Japon, la lente  descente vers la folie et la dépression à l'annonce de la mort du frère  adoré, les mensonges, la souffrance, l'incompréhension, jusqu'à la  rencontre avec Louise, l'amoureuse de Nathan, qui donnera à Sarah la  possibilité - et la raison - de partir au Japon, que Nathan appelait sa  Terre promise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À travers la description de ces deux êtres si différents des autres, presque asociaux, l'un se dirigeant tout droit vers un mur, l'autre se sauvant par les conventions sociales (mariage, enfants, métier stable mais qu'elle déteste), l'auteur nous parle des différentes sociales de plus en plus marquées entre les gens, du monde du travail de plus en plus inhumain, de l'ascension sociale à travers celui-ci, et du suicide, à travers son personnage de "sauveur", décrit par petites touches : «Personne n'a envie de mourir. tout le monde veut vivre. Seulement, à certaines périodes de votre vie, ça devient juste impossible.» (p.137)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si j'ai appris quelque chose du monde de l'entreprise, et du travail en général, c'est qu'on y tolère mal les faibles, que toute faille doit être camouflée, toute fragilité niée, toute fatigue combattue et oubliée, qu'une part non négligeable de nous-mêmes doit être laissée au vestiaire, comme un costume qu'on ne renfilerait qu'une fois le soir venu (p.99)&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le retour sur la vie de Sarah et Nathan donne lieu à quelques réflexions touchantes sur la fraternité :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Je ne rentrais plus que le week-end. Pour ma sœur. Ce n'était encore qu'une enfant et j'avais l'impression de l'abandonner et de la perdre. Il me semblait que le mot sœur n'avait pas le même sens pour Nathan.(p.170)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;et quelques réflexions mordantes sur le fait d'être une femme, particulièrement en France (Ah, mon cher pays ! Que je ne te regrette pas de ce point de vue là!), lors de ce "séminaire de motivation" avec les collègues de Sarah qui frisent la misogynie, ou au restaurant :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;[...] J'ai commandé un whisky, le garçon m'a lancé un regard réprobateur, je me suis demandée ce qu'il pouvait en avoir à foutre, je me suis demandé s'il m'aurait lancé le même regard si j'avais été un homme. (p.119)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec &lt;i&gt;Le cœur régulier&lt;/i&gt;, Olivier Adam nous livre encore un excellent roman qui se lit d'une traite, un roman reconnaissable entre tous. Oui, Olivier Adam écrit du Olivier Adam.&lt;br /&gt;Le trait peut paraître un peu forcé concernant particulièrement le personnage de Nathan, écorché vif en rébellion contre tout et tout le monde, alcoolique de surcroît et écrivain raté...&lt;br /&gt;Mais mise à part ces petites impressions de déjà vu, c'est une écriture toujours profondément touchante.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&amp;nbsp;Je sais ce dont j'ai besoin. Me délester, sentir. M'oublier, m'ouvrir. Recueillir. Laisser le soleil chauffer ma peau, l'air pénétrer mes poumons, l'eau me diluer. Sentir battre en moi un cœur régulier. (p. 187) &lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.telerama.fr/livres/le-coeur-regulier,59090.php" target="_blank"&gt;La critique de Télérama&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;En écrivant ceci, j'écoute &lt;a href="http://www.myspace.com/shannonwright" target="_blank"&gt;Shannon Wright&lt;/a&gt;, Secret Blood (Vicious Circle/Munich, 2010)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et puis, un &lt;a href="http://www.cultureequitable.org/%20" target="_blank"&gt;&lt;b&gt;petit lien&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; pour que vous alliez signer la pétition pour protéger les droits d'auteur au Québec...&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4189999303981780583?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4189999303981780583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4189999303981780583' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4189999303981780583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4189999303981780583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/le-cur-regulier.html' title='Le cœur régulier'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TPRiuIk4I5I/AAAAAAAAA4c/0SZsMZOrnCs/s72-c/5949203275_le-coeur-regulier-d-olivier-adam-aux-editions-de-l-olivier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-8117963186113967396</id><published>2010-11-28T21:56:00.006-05:00</published><updated>2010-12-17T08:05:32.173-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Concert(s)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Alexandre Désilets</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TPF-cSdTn-I/AAAAAAAAA4Y/DJzFeu9Gkgs/s1600/Alexandre+D%25C3%25A9silets.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="132" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TPF-cSdTn-I/AAAAAAAAA4Y/DJzFeu9Gkgs/s200/Alexandre+D%25C3%25A9silets.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alexandre Désilets - 25 novembre 2010 - Cabaret Juste pour rire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi soir avait lieu la première montréalaise d'Alexandre Désilets, artiste que j'admire énormément depuis plusieurs années maintenant, et que j'ai eu l'occasion de voir en concert à plusieurs reprises.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a un mois, le musicien nous a offert son dernier album, &lt;i&gt;La garde&lt;/i&gt;, que je mets un peu de temps à apprivoiser tant il est différent de son premier, &lt;i&gt;Escalader l'ivresse&lt;/i&gt;, qui pour moi frôle le chef-d'œuvre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La garde&lt;/i&gt;, pour reprendre un commentaire entendu plusieurs fois, se situe quelque part entre le premier album, atmosphérique et alternatif à souhait, et un côté résolument plus pop et plus commercial, mais pas tout à fait, ce qui fait qu'il ne touche ni à l'un ni à l'autre, ne rejoint pas tout à fait les fans du premier album et n'atteint pas tout à fait les standards pop qui le feront tourner en radio par exemple.&lt;br /&gt;Le spectacle a débuté avec, en première partie, David Martel, coup de cœur anglophone (malgré son nom francophone) d'Alexandre Désilets, qui m'a déstabilisée par sa ressemblance vocale avec Damien Rice (mêmes envolées lyriques, mêmes progressions dans les chansons, même genre de choriste féminine, et présence d'un violoncelle) et qui m'a bien plu pour cette même raison.&lt;br /&gt;Puis le groupe d'Alexandre Désilets est arrivé, revu et augmenté pour l'occasion, avec la présence de Liu Kong Ha aux percussions (du groupe Random Recipe) et Marianne Houle au violoncelle (du groupe Monogrenade) qui ont accompagné sur plusieurs chansons les autres membres habituels du groupe, Steve Caron à la batterie, Jérôme Hébert&amp;nbsp; et Daniel Baillargeon aux guitares, et François Lessard à la basse, conférant au tout une bonne puissance musicale.&lt;br /&gt;Alexandre Désilets a enchaîné les chansons de son dernier album et encore une fois, l'évidence m'a frappée : cet album contient moins de subtilités dans les rythmiques et il m'a semblé parfois entendre les mêmes morceaux. Certaines mélodies sont accrocheuses, plus accessibles que les chansons du premier album peut-être, mais je n'ai pas eu la sensation de frémissement que peuvent me procurer des chansons comme &lt;i&gt;Mission Apollo&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;J'échoue&lt;/i&gt;, que le groupe nous a d'ailleurs offertes en milieu de spectacle.&lt;br /&gt;Nous avons aussi pu entendre deux chansons qui ne sont pas sur les deux albums d'Alexandre Désilets : &lt;i&gt;Où vent nous mène&lt;/i&gt; (qui existe en &lt;i&gt;single&lt;/i&gt;) et &lt;i&gt;Cracher dans l'eau&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;C'était donc très complet, même si j'aurais aimé plus de titres du premier album (désir bien illusoire puisque je suis consciente que c'était une rentrée pour le deuxième album!), enfin, vous l'aurez compris je crois...&lt;br /&gt;Alexandre Désilets était visiblement ému (présence de la famille et des amis) et nous a offert une prestation généreuse, conclue par une performance acoustique au milieu du public, accompagné par Jérôme Hébert à la guitare sèche.&lt;br /&gt;En bref, les articles qui ont été écrits dans les divers médias, et notamment l'article de &lt;a href="http://www.ruefrontenac.com/spectacles/musique/30757-alexandre-desilets" target="_blank"&gt;Rue Frontenac&lt;/a&gt;, expriment plutôt bien les petites imperfections que j'ai pu ressentir (ordre des chansons entre autres). Je vous invite donc à les lire (liens ci-dessous). Ceci étant dit, tout le monde s'accorde à dire - et moi la première - qu'Alexandre Désilets est un &lt;i&gt;must&lt;/i&gt; sur scène, en accord parfait avec ses musiciens, en constante exploration artistique comme le prouvent ses différentes productions, et qui recherche également des collaborations sérieuses et originales, notamment pour ce qui concerne l'éclairage (Mathieu Roy, qui a collaboré avec Karkwa entre autres). Il est reconnu aussi pour avoir beaucoup amélioré son jeu de scène, passant d'une attitude plutôt timorée à une gestuelle bien personnelle et une façon de bouger assez fascinante et belle à voir. D'ailleurs, il me semblait que la scène était trop petite pour lui jeudi soir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'anecdote, ayant eu l'autorisation de prendre des photos ce soir là, j'étais toute énervée et j'ai vécu une expérience très enrichissante. Quelle chance d'avoir pu vivre cela pour un concert tel que celui-ci !Je vous offre donc avec cet article une photo originale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alexandre Désilets poursuivra sa tournée un peu partout au Québec en 2011. À ne pas louper. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://mamereetaithipster.blogspot.com/2010/11/alexandre-desilets-cabaret-juste-pour.html" target="_blank"&gt;Une autre critique du même concert&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, par Ma Mère, qui m'accompagnait &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(Non Maman, je ne suis pas folle ! :D)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201011/26/01-4346841-alexandre-desilets-les-defis-de-laigre-doux.php" target="_blank"&gt;La critique d'Alain Brunet dans La Presse&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.ruefrontenac.com/spectacles/musique/30757-alexandre-desilets" target="_blank"&gt;L'article de Rue Frontenac&lt;/a&gt; &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-8117963186113967396?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/8117963186113967396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=8117963186113967396' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8117963186113967396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/8117963186113967396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/alexandre-desilets.html' title='Alexandre Désilets'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TPF-cSdTn-I/AAAAAAAAA4Y/DJzFeu9Gkgs/s72-c/Alexandre+D%25C3%25A9silets.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-2433965493151985871</id><published>2010-11-23T22:04:00.007-05:00</published><updated>2010-11-24T11:31:59.675-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) asiatique'/><title type='text'>Sorcellerie et dépendances</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOyBEHnxSKI/AAAAAAAAA4U/L4jTb3iN_wk/s1600/9782800148014-G.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOyBEHnxSKI/AAAAAAAAA4U/L4jTb3iN_wk/s200/9782800148014-G.JPG" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Sorcellerie et Dépendances&lt;/i&gt;, Sandrine Revel, éditions Dupuis, 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Résumé de l'éditeur : « San Francisco, de nos jours. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Accro à la sorcellerie, Eva essaie de rompre avec cette dépendance en fréquentant les sorciers anonymes. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire : la sorcellerie améliore tellement la vie de celles qui s'y adonnent qu'il n'est pas évident d'y renoncer ! De bonnes résolutions en rechutes, elle finit par signer un pacte avec Satan... mauvaise idée.»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chers lectrices, chers lecteurs,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;c'est avec une joie non dissimulée que je vais aujourd'hui vous parler de &lt;i&gt;Sorcellerie et Dépendances&lt;/i&gt;, une bande dessinée à ne pas balancer au bûcher  !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors pour tout vous dire, et parce que je me dois d'être honnête avec vous, j'hésitais entre ça et faire une petite rétrospective sur &lt;i&gt;Lady Snowblood&lt;/i&gt; de Kazuo Koike et Kazuo Kamimura. Finalement je me suis dit que la gymnastique suédoise et les perversions japonaises pouvaient bien attendre un peu d'autant que les trois volumes sont déjà parus depuis deux bonnes années.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc je vous préviens, il ne sera pas question ici et maintenant de l'histoire d'une mère violée que sa fille, née en prison, va venger. Non, moi je préfère vous parler des petits atermoiements de la bobogeoisie californienne narrée par notre très française - du moins de ce que je sais... - Sandrine Revel et... Ah pardon, mais on m’interrompt pour me dire que l'auteure est bordelaise ! Ah tiens, c'est pas loin de chez moi ça, Bordeaux. Oui... Oui... d'accord... Oui, attendez je leur dis : alors je dois aussi vous communiquer l'adresse de &lt;a href="http://sandrinerevel.over-blog.com/" target="_blank"&gt;son blogue&lt;/a&gt;. Bon, voilà qui est fait... Ah ! non, mademoiselle ! Non, ça suffit maintenant, je sais que je devrais la connaître mais bon vous savez, moi je ne connais pas tout le monde à Bordeaux et je fréquente peu cette ville surtout depuis que le maire a décidé de se tirer un boulet dans le pied en torpillant ses promesses. Alors bon, maintenant hop ! Un coup de baguette et je repars à écrire ma critique comme par enchantement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, je vous disais que moi, j'ai bien aimé la bédé de Sandrine, parce que l'histoire est rigolote : dans un monde où la sorcellerie est reconnue, utilisée et même soignée comme une addiction, une femme pas bien dans son couple, pas bien dans sa peau décide de faire un pacte avec le diable pour rajeunir, reconquérir son mari et retrouver une digne position dans la société... Bien entendu on pourra y voir nombre de parallèles avec nos modes de vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le trait et le choix des couleurs sont sympas, très américains. Ça tombe plutôt bien, je ne suis pas difficile : j'aime bien la bédé alternative américaine (Ghost World, Black Hole, Ice Haven, Blankets... ) dont je reparlerai à l'occasion. Et puis mince alors, c'est quand même plus sympa de relater les petites cachotteries d'une femme mûre dans une société où tout doit être parfait que de découper des vilains môssieurs à grand coups de katana, quand même !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je sais, je sais, chacun ses goûts. Il paraît que Quentin Tarantino préfère les katanateries féminines, lui. Moi, personnellement, je me sens mieux à braver les interdits en Californie qu'à voir des femmes se faire découper leur... Enfin, bref j'avais dit que je ne parlerai pas de &lt;i&gt;Lady Snowblood&lt;/i&gt;. Donc je ne dirai rien de plus... Allez, si quand même une impression très personnelle comme toujours, mais vite, hein, parce qu'on est ici pour présenter la bédé de Sandrine, je vous le rappelle ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, je fais vite : Kazuo Koike, le scénariste, est une gros pervers et donc attendez-vous à un scénario toujours limite, prêt à dévoiler les charmes de l'héroïne et des autres personnages féminins au beau milieu de mâles apparentés à des taureaux, pas franchement fins, qui n'attendent pas pour remuer tout ce qui bouge. Bref, ce n'est certainement pas de la haute voltige. Et c'est là qu'intervient la finesse, la douceur et la volupté du dessin de Kazuo Kamimura en complète opposition : sous sa plume, &lt;i&gt;Lady Snowblood&lt;/i&gt; se dote d'une âme, d'une sensibilité, d'un esprit. Et c'est ce qui fait qu'on a envie de suivre ses aventures jusqu'au bout des perversions du scénariste, juste pour ses beaux yeux et sa fluidité. C'est tout le paradoxe de cette oeuvre qui est donc à lire, mes cher-e-s ami-e-s.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà, j'ai fini de vous parler de &lt;i&gt;Lady Snowblood&lt;/i&gt;, et puis j'ai également fini de vous parler de &lt;i&gt;Sorcellerie et Dépendances&lt;/i&gt;, oeuvre originale, contemporaine, intelligente qui plaira san doute à ceux qui aiment bien lire des bédés comme on regarde un film ou comme on lit un livre ; des bédés avec une âme, des bédés pour adultes donc...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Allez, sur ces bonnes paroles, je vais lire le dernier tome paru de &lt;i&gt;Pluto&lt;/i&gt; de Naoki Urasawa... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Sorcellerie et Dépendances&lt;/i&gt;, un coup de botox magique, par Sandrine Revel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Lady Snowblood&lt;/i&gt;, un grand n'importe quoi tout en finesse, par Kazuo Koike et Kazuo Kamimura (trois tomes, éditions Kana, 2007-2008 )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Nicaise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;[Note de Lætitia : en mettant le texte de François en ligne, j'écoute le dernier album de Kanye West, My Beautiful Dark Twisted Fantasy (Universal, 2010) sur le site &lt;a href="http://3voor12.vpro.nl/luisterpaal/"&gt;Luisterpaal&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;. Les critiques de cet album sont dithyrambiques et comme ce n'est pas du tout mon style habituel de musique, j'ai bien hâte de me faire ma propre opinion... fin de la note...]&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-2433965493151985871?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/2433965493151985871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=2433965493151985871' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2433965493151985871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/2433965493151985871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/sorcellerie-et-dependances.html' title='Sorcellerie et dépendances'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOyBEHnxSKI/AAAAAAAAA4U/L4jTb3iN_wk/s72-c/9782800148014-G.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4189654809928218303</id><published>2010-11-18T13:54:00.013-05:00</published><updated>2011-10-22T23:59:44.817-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='auteur germanophone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>La nuit de l'illusionniste</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOV5LKF0hiI/AAAAAAAAA4E/qvMY37oOwnI/s1600/9782742789344.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" target="_blank"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540968149143553570" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOV5LKF0hiI/AAAAAAAAA4E/qvMY37oOwnI/s200/9782742789344.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 200px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 106px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Nuit de l'illusionniste&lt;/span&gt;, Daniel Kehlman, traduit de l'allemand (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beerholms Vorstellung&lt;/span&gt;) par Juliette Aubert, Éditions Actes Sud, 2010 (l'édition originale date de 1997, mais l'auteur l'a entièrement remaniée en 2007)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce premier roman du jeune auteur prodige germano-autrichien Daniel Kehlman (né en 1975 et déjà 9 romans ou essais, dont 4 traduits en français), nous suivons le récit d'Arthur Beerholm, jeune homme qui va se consacrer à la magie.&lt;br /&gt;D'enfant adopté à jeune orphelin s'apprêtant à devenir prêtre, le destin peu commun d'Arthur nous est raconté par lui-même, dans ce qui semble une confession rédigée dans l'urgence.&lt;br /&gt;Nous apprendrons ainsi comment Arthur est devenu magicien, de ses  débuts avec un jeu de cartes jusqu'à ses cours pris avec son maître Jan Van Rode, de son découragement jusqu'à la parfaite maîtrise et l'assurance totale.&lt;br /&gt;Arthur est un tel maître de l'illusionnisme (ou devrais-je dire de l'illusion ?) que son récit lui-même semble être un vrai tour de prestidigitation, transgressant la barrière entre la fiction et la réalité à plusieurs reprises&lt;span style="font-style: italic;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«La certitude n'existe pas. Jamais. Et encore moins pour les magiciens.»&lt;/blockquote&gt;Lui-même atteint un tel sommet dans son art qu'il en arrive à interagir sur la réalité, à moins que ce ne soit qu'un rêve, ou la folie qui l'a atteint. Car comment rester sain quand on peut déformer la réalité de cette façon ? Quand on a une vision de la vie totalement métaphysique ? Comment ne pas être pris pour un fou quand on s'adresse à Vivianne, une fée créée par Merlin l'Enchanteur ? À moins que Vivianne n'existe réellement ? Toutes ces questions nous traversent l'esprit tout comme elles traversent l'esprit mathématique d'Arthur. Mathématiques auxquelles Arthur se réfère souvent, leur conférant un rôle de première importance, presque sacré...&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Crois moi : il y a peu de raisons plus valables de faire des cauchemars que de découvrir, caché au cœur des mathématiques, le germe de la folie. Ou celui de la révélation.»&lt;/blockquote&gt;Si j'avais été déçue par &lt;a href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2008/03/petite-dception.html" style="font-weight: bold;" target="_blank"&gt;Les arpenteurs du monde&lt;/a&gt;, au sujet ambitieux et pourtant terriblement attirant pour moi, celui-ci m'a beaucoup plu. Sa brièveté et son sujet original n'y sont pas pour rien. Le style, on le sent, est très travaillé (pas étonnant quand on apprend que l'auteur a entièrement revu son livre 10 ans après l'avoir écrit), et cela me fait un choc de lire que je n'avais justement pas aimé le style des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arpenteurs du monde&lt;/span&gt; (en réalité, je ne me souvenais plus de ne pas l'avoir aimé!).&lt;br /&gt;Cependant, la progression du récit d'Arthur dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nuit de l'illusionniste&lt;/span&gt; est assez chaotique, l'idéal est certainement de lire le livre d'une traite pour ne pas se perdre trop. Cela accentue encore une fois l'urgence de ce récit, le besoin de raconter ou d'expliquer quelque chose de difficile à saisir, comme une illusion finalement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En écrivant sur ce livre, j'écoute &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.vulgairesmachins.org/" style="font-weight: bold;" target="_blank"&gt;Les Vulgaires Machins&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, Requiem pour les sourds (India Records, 2010)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4189654809928218303?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4189654809928218303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4189654809928218303' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4189654809928218303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4189654809928218303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/la-nuit-de-lillusionniste.html' title='La nuit de l&apos;illusionniste'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOV5LKF0hiI/AAAAAAAAA4E/qvMY37oOwnI/s72-c/9782742789344.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-460209563785210663</id><published>2010-11-15T17:22:00.010-05:00</published><updated>2010-11-15T18:07:59.420-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Infos blogue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><title type='text'>Comment ça marche ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOG32CdeZHI/AAAAAAAAA30/Wj86lUC4VJU/s1600/blogue.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 259px; height: 173px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOG32CdeZHI/AAAAAAAAA30/Wj86lUC4VJU/s320/blogue.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539911155643737202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le blogue existe depuis maintenant 4 ans et demi. Ça fait beaucoup de billets (234 exactement) ! Beaucoup de critiques et surtout, beaucoup de lectures...&lt;br /&gt;J'ai essayé, au début et pendant les 4 premières années, de classer les billets par les noms d'auteurs des bouquins.  Cela donnait une liste qui, bien sûr, ne cessait de s'allonger...&lt;br /&gt;Il y a 6 mois, j'ai décidé de classer mes billets par genre et/ou par nationalité. J'aime cela car ça offre plus de hasard quand on clique sur  un libellé, comme "auteur(e) américain(e)" par exemple. On découvre alors tous les billets se rapportant à des auteurs américains. Et on peut avoir alors de belles surprises. Si vous cherchez tous les articles écrits par François, vous n'avez qu'à cliquer sur le libellé "François". Il faudrait que je fasse la même chose pour moi d'ailleurs !&lt;br /&gt;Vous pouvez trouver ces libellés à droite, dans la colonne "thématiques".&lt;br /&gt;De plus le moteur de recherche situé tout en haut de la page permet aussi de faire des recherches plus précises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l'arrivée de &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/10/francois.html" target="_blank"&gt;François&lt;/a&gt; sur ce blogue, beaucoup de nouvelles idées ont été mises en place progressivement, dont &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le groupe Lectures d'ici et d'ailleurs&lt;/span&gt;. Pour vous y inscrire, il suffit de vous enregistrer en haut à droite de cette page. Cela vous permettra de rester informés de toutes les nouvelles publications. Nous souhaitons mettre en place deux ou trois autres petites choses, et le groupe sera un  bon moyen d'en être informés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour ce soir. Je vous souhaite comme d'habitude de belles lectures !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En écrivant ceci, j'écoute &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://jeremiekisling.com/" target="_blank"&gt;Jérémy Kisling&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, Le ours (Naïve Records, 2005)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-460209563785210663?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/460209563785210663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=460209563785210663' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/460209563785210663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/460209563785210663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/comment-ca-marche.html' title='Comment ça marche ?'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOG32CdeZHI/AAAAAAAAA30/Wj86lUC4VJU/s72-c/blogue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-4257857098405370200</id><published>2010-11-15T16:50:00.005-05:00</published><updated>2010-11-16T19:47:31.234-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Sophia libère Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOGrwJpJl0I/AAAAAAAAA3s/k78uPAaxoVg/s1600/9782756021812v.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 140px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOGrwJpJl0I/AAAAAAAAA3s/k78uPAaxoVg/s200/9782756021812v.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539897860353005378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sophia Libère Paris&lt;/span&gt;, Capucine et Libon, Collection Shampooing ( éditions Delcourt ) 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris, 18 Novembre 1870. Des hordes de Prussiennes viennent à bout des derniers remparts de la ville ! Bientôt la capitale sera sous leur contrôle ! A la mairie de Paris, rien ne va plus ! Il est temps de faire appel à Sophia !&lt;br /&gt;Sophiaaaa, la brun-euh, ton décolleté n'est pas de mouss-euh ! Et oui, Sophia la plantureuse, mélange de Sophia - justement - Lauren, Xéna la guerrière et plein d'autres encore, va déballer sa marchandise plus d'une fois pour éviter la catastrophe et Dieu sait qu'elle a de sacrés arguments !&lt;br /&gt;Hum... Attendez voir un peu... De quoi est-il question au juste ? Décolleté ? Plantureuse ? "Déballer sa marchandise" ??!!&lt;br /&gt;Ah ah... Vous allez voir... Si je vous dit que pour sauver Paris, il faudra empêcher les Prussiennes de racheter toutes les propriétés de la ville et donc faire appel à une notaire experte expatriée au beau milieu de l'Afrique (sans blagues...). Si je vous dit également qu'il sera question de règlements de comptes sentimentaux entre Sophia et toutes ses ex dans tous les endroits qu'elle traversera accompagnée de sa chère et (pas très) tendre Rima... Je vous vois venir, vous sentez l'embrouille à plein nez ! Et vous avez raison !&lt;br /&gt;Parce que soyons honnête deux secondes : une nana plantureuse qui exhibe poitrine à chaque fois qu'elle se bat, c'est à dire toutes les quatre minutes à peu près ; qui se tape souvent les filles qu'elle croise, n'ayons pas peur des mots - non non non - dans un univers exclusivement féminin (oui, il n'y a pas d'homme de toute l'histoire), eh bien c'est complètement n'importe quoi !&lt;br /&gt;Mais en même temps c'est particulièrement original, et réussi, qui plus est !&lt;br /&gt;Euh.. Excuse-moi, mais t'es en train de dire que de voir une nana qui montre sa poitrine, qui se bat à moitié à poil avec d'autres filles et qui finit au lit avec quasiment tout le monde, ça te plaît et c'est original ?&lt;br /&gt;Ah... Je ne vais pas dire le contraire, après tout je ne suis qu'un homme faible... Et la partie reptilienne s'agite avec émoi devant un tel spectacle... Sss...&lt;br /&gt;Non, sérieusement, ce qui m'a plu c'est que cette histoire, c'est une histoire de gros mec viril bien planté, genre Arnold qui exhibe ses muscles ruisselant de sueur dès qu'il peut en beuglant : "mêmeuh pas mal", retournée pour être jouée entièrement par des filles, dans un univers de filles d'une façon très féminine. En gros c'est un peu comme un film porno tourné par une femme : ça reste du porno mais la "sensibilité" est différente. Là, ça reste du roman de cape et d'épée, complètement déjanté certes, mais avec une autre sensibilité.&lt;br /&gt;On sent que les auteurs se sont vraiment éclatés.&lt;br /&gt;L'histoire complètement dingue reste bien cadrée. La succession des événements est logique et les personnages principaux ont tous un truc bien à eux. L'univers est donc cohérent et on en est que plus surpris. On se laisse entraîner vers des destinations vraiment particulières sans se perdre et surtout avec le sourire.&lt;br /&gt;C'est, d'ailleurs, le deuxième sentiment que j'éprouve à propos de cette bande dessinée - le premier étant la stupéfaction vous vous en doutiez... - : ça ne se prend pas au sérieux et donc je me suis bien amusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je comptais partager quelques extraits choisis et puis finalement je me suis dit qu'il vaut mieux lire les dialogues croustillants accompagnés des dessins évocateurs. Pas de chocolat sans piment, je vous le dis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, je vous renvoie à l'&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.editions-delcourt.fr/aller_plus_loin/dossiers_bd/interview_de_capucine_et_libon_pour_sophia"&gt;excellente interview des auteurs&lt;/a&gt; sur le site des éditions Delcourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, allez, vous verrez ! On s'amuse, on se défoule et on se demande bien s'il n'y avait que de la camomille dans le grog des auteurs... Hips !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sophia Libère Paris&lt;/span&gt;, une véritable aventure bonnet "D", par Capucine et Libon&lt;span class="__wave_paste" annotations="" xml="Sophia Libère Paris, une véritable aventure bonnet &amp;quot;D&amp;quot; par Capucine et Libon"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Nicaise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Note musique de Lætitia : en mettant en ligne ce texte, j'écoute &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.3garssulsofa.com/"&gt;3 gars su'l sofa&lt;/a&gt;, Cerf-Volant (Pixelia, 2009)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-4257857098405370200?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/4257857098405370200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=4257857098405370200' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4257857098405370200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/4257857098405370200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/sophia-libere-paris-capucine-et-libon.html' title='Sophia libère Paris'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOGrwJpJl0I/AAAAAAAAA3s/k78uPAaxoVg/s72-c/9782756021812v.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-7658930804394625110</id><published>2010-11-12T09:56:00.005-05:00</published><updated>2010-11-15T17:57:39.586-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='récit de vie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Les justicières en sari rose</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous ai parlé du livre, &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2009/10/sampat-pal.html" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moi Sampat Pal, chef de gang en sari rose&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, il y a quelques temps déjà.&lt;br /&gt;C'est maintenant le film qui sort sur nos écrans, dans le cadre de l'excellent festival &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.ridm.qc.ca/fr" target="_blank"&gt;RIDM&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;À voir absolument, le dimanche 14 novembre à 14 h 30 au cinéma ONF ou  le dimanche 21 novembre à 16 h à la Cinémathèque québécoise.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TN1XRVXPupI/AAAAAAAAA3U/N105WypFLBc/s1600/215134-militantes-gang-gulabi-rose-scandent.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TN1XRVXPupI/AAAAAAAAA3U/N105WypFLBc/s320/215134-militantes-gang-gulabi-rose-scandent.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538679072039615122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(photo : Reuters)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201011/12/01-4341899-inde-les-justicieres-en-rose.php" target="_blank"&gt;Article dans La Presse&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-7658930804394625110?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/7658930804394625110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=7658930804394625110' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7658930804394625110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/7658930804394625110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/les-justicieres-en-sari-rose.html' title='Les justicières en sari rose'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TN1XRVXPupI/AAAAAAAAA3U/N105WypFLBc/s72-c/215134-militantes-gang-gulabi-rose-scandent.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-6455200233976009172</id><published>2010-11-07T18:11:00.007-05:00</published><updated>2010-11-15T17:29:27.681-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='François'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) asiatique'/><title type='text'>Les années douces</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TNcyS9jRN_I/AAAAAAAAA3M/V7LiSHowfWY/s1600/les-ann%C3%A9es-douces.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 142px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TNcyS9jRN_I/AAAAAAAAA3M/V7LiSHowfWY/s200/les-ann%C3%A9es-douces.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536949568216840178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Années Douces&lt;/span&gt;, tome 1, Jirô Taniguchi, Hiromi Kawakami, Casterman, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Écritures&lt;/span&gt; 2010&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Très cher lecteur, très chère lectrice, c'est toujours avec beaucoup  d'impatience et un peu d'appréhension que je me décide à lire le dernier  Taniguchi.&lt;br /&gt;Cet auteur dont Lætitia parle depuis quelques temps déjà ( 2006... ouf ! ) est un spécialiste du style Taniguchi...&lt;br /&gt;Ah ? Tiens ? T'es en train de nous dire que Jirô Taniguchi fait du  Taniguchi ? Comme si par exemple Djian faisait du Djian ou Murakami du  Murakami ?&lt;br /&gt;Exactement ! Enfin c'est presque ça... Disons  que pour les Murakami ça dépend un peu duquel on parle, bien entendu,  mais sinon c'est ça.&lt;br /&gt;Donc je vais essayer de vous  expliquer l'indicible angoisse qui me remonte la moelle épinière chaque  fois que je tiens entre les mains le dernier Taniguchi. C'est terrible,  viscéral : j'ai peur de me retrouver avec un Taniguchi répondant à tous  les critères du Taniguchi, c'est à dire un Taniguchi qui ne dévie pas  d'un iota de la formule Taniguchi.&lt;br /&gt;Ah ah ! On y vient...  Je sens en vous monter la graine de la compréhension. Car si mon très  cher Jirô est un auteur / dessinateur que je vénère, il a une furieuse  tendance à s'enfermer dans son style, si je peux me permettre...&lt;br /&gt;Alors là, c'est sûr, je ne peux pas aller plus loin sans décrire le fameux "style Taniguchi" !&lt;br /&gt;Tout d'abord il y a le personnage chez Taniguchi qui est toujours un  peu figé. Attention, je ne veux pas dire que les personnages n'éprouvent  pas d'émotions, mais ils ont cette allure un peu robotisée, aseptisée,  conventionnée qui fait que si on prend les Taniguchi, qu'on scanne les  différents personnages et qu'on les passe à la loupe de ce cher  détective d'un autre temps, les uns après les autres, on s'apercevra que  l'amour, la haine, le désir, la tristesse sont abordés d'une façon  quasi "hollywoodienne", c'est à dire de façon assez caricaturale et très  conventionnelle.&lt;br /&gt;Ensuite le trait des visages garde  toujours un peu la même ligne. On se demande un peu si les personnages  n'ont pas tous un lieu de parenté... Enfin, remarquez si ! Ils ont le  même Dieu, le même père finalement. Ils sont tous les enfants de Jirô...  Ah... Ce Jirô, alors...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Ensuite, Jirô est un sacré rêveur, un  gentil naïf et un grand nostalgique ; un apôtre de l'automne, du temps  qui passe et des choses qui arrivent à leur terme, car  tout à une fin  et tout finit par passer ou s'accomplir. Ça aussi, c'est du Taniguchi.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, bon est-ce que c'est grave en fait ? Eh bien disons que non, ce  n'est pas grave et en même temps c'est parfois très gênant.&lt;br /&gt;Ce n'est pas grave parce que quand je lis un Taniguchi, souvent je  suis pris dans l'ambiance, dans ce travail subtil sur les décors -  l'élément que je préfère d'ailleurs - qui me transporte et me fait  rêvasser tranquillement façon infusion verveine ou camomille d'un long  après-midi d'automne quand les feuilles recouvrent tendrement la terre  et que le vent porte l'écho du cri des oiseaux qui s'envolent vers des  destinations plus clémentes. Quelle douceur...&lt;br /&gt;Et puis vient  le temps du souvenir. Qu'ai-je retenu du dernier Taniguchi ? De quoi  était-il question ? Quelle était la trame principale... Aïe ! Mince !  Zut ! Voyons voir... Ah lalalala. Je suis coincé ! Eh oui c'est ça qui  me pose problème : lu tranquillement, oublié rapidement.&lt;br /&gt;Mais mince alors ! Et les personnages ? Euh... Ben je me souviens des  personnages de celui-ci.... Ah non, ils étaient dans celui-là... Ah non,  mince je sais plus trop en fait.&lt;br /&gt;Et l'intrigue. Il y a  tout de même une intrigue, bon sang ! Oui, oui il y en a une. Mais  j'avoue que je serais bien en peine de devoir m'en souvenir...&lt;br /&gt;Attend, tu es en train de dire que tu lis un Taniguchi et que tu  l'oublies aussi vite ? En clair, tu n'aimes pas Taniguchi !!&lt;br /&gt;Mais si, mais si, c'est ça le pire ! C'est que j'adore ce que pond mon  petit Jirô. J'adore tout ce qu'il fait, mais las, le temps passe et les  souvenirs s'étiolent. Alors tu imagines bien, Taniguchi et Kawakami,  bonjour le contemplatif ! C'est la douceur au carré, l'apologie du  dimanche éternel puissance dix !&lt;br /&gt;Car, voyez-vous chers  lecteurs, il se trouve qu'étant passionné de littérature japonaise,  j'avais déjà lu le roman de Kawakami dont est tiré le dernier manga de  mon ami Jirô. Et j'en avais conservé un souvenir plaisant, quoique pas  indélébile.&lt;br /&gt;Mais là mélangez le récit posé de  Kawakami à la passion de jirô pour l'éternité et ça donne quelque chose à  la limite de la consistance du sirop d'érable, si je puis dire... Et ce  n'est que le premier tome. Ouille !&lt;br /&gt;Bon, bon je lirai le deuxième tome et on verra bien. Mais j'en tremble encore...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je profite de cette critique pour vous donner mon "Jirô Top Five", classement très très personnel des livres de mon ami.&lt;br /&gt;C'est toujours un peu difficile de faire un classement, mais bon je  sais que Jirô ne m'en voudra pas si je ne colle pas trop aux ventes....  Et puis il sait que je l'adore, alors...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote class="webkit-indent-blockquote" style="border: medium none; margin: 0pt 0pt 0pt 40px;"&gt;1 - &lt;a href="http://blogoculture.com/wp-content/uploads/2010/09/Le-gourmet-solitaire-Cop.-Amazon.fr_.jpg" target="_blank"&gt;&lt;b style="font-style: italic;"&gt;Le Gourmet Solitaire&lt;/b&gt; &lt;/a&gt; : si vous n'êtes jamais allé au Japon, c'est celui qui vous fera  partir. Si vous y êtes déjà allé c'est celui qui vous donnera envie d'y  retourner !&lt;br /&gt;2 - &lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/5/8/7/9782871295785.jpg" target="_blank"&gt;&lt;b style="font-style: italic;"&gt;Le Sommet des Dieux&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; : une oeuvre monstrueuse sur la montagne et l'égo des hommes, ça se dévore !&lt;br /&gt;3 - &lt;a href="http://www.manga-news.com/public/images/series/seton_01.jpg" target="_blank"&gt;&lt;b style="font-style: italic;"&gt;Seton&lt;/b&gt; &lt;/a&gt;: le western contemplatif, peut-être celui qui montre toute l'occidentalité de Taniguchi.&lt;br /&gt;4 - &lt;a href="http://www.manga-news.com/public/images/series/k.jpg" target="_blank"&gt;&lt;b style="font-style: italic;"&gt;K&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; : autre récit montagnard qui renoue avec l'amour de J.T. pour la montagne&lt;br /&gt;5 - &lt;a href="http://a6.idata.over-blog.com/1/35/13/57/avril-09/orme-du-caucase.gif" target="_blank"&gt;&lt;b style="font-style: italic;"&gt;L'Orme du Caucase&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; : à lire désespérément&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;     Allez, parce que je vous adore, j'en profite pour glisser un autre  manga qui n'est pas de Jirô mais qui vaut son pesant de ramen : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le  cheminot&lt;/span&gt; de Takumi Nagayasu et Jirô Asada (Panini Comics, 2001). Si vous  aimez Jirô, vous adorerez celui-ci... Et si vous le lisez, surtout  laissez vos com' pour me dire ce que vous en pensez !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TOCfAt3RzVI/AAAAAAAAA3k/dCZpFYNxjBA/s1600/bandeau%2Btaniguchi.jpg" target="_blank"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Années douces&lt;/span&gt;, calme plat au pays du Soleil Levant par Jirô Taniguchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Nicaise&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21457807-6455200233976009172?l=lecturesdicietdailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/feeds/6455200233976009172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21457807&amp;postID=6455200233976009172' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6455200233976009172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21457807/posts/default/6455200233976009172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecturesdicietdailleurs.blogspot.com/2010/11/les-annees-douces.html' title='Les années douces'/><author><name>Fibula</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17455269436930806283</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3402/3449/1600/254367/pierrot_emmanuel.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TNcyS9jRN_I/AAAAAAAAA3M/V7LiSHowfWY/s72-c/les-ann%C3%A9es-douces.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21457807.post-1554731942988737792</id><published>2010-10-31T00:15:00.019-04:00</published><updated>2010-11-15T17:58:04.072-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) canadien(ne)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur américain'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lætitia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) anglais(e)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteur(e) français(e)'/><title type='text'>Une excellente moisson de BD</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TM4old2iQRI/AAAAAAAAA2s/wha7KTquyhc/s1600/511PVYB6K2L._SL500_AA300_.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_DVHoHChQpEk/TM4old2iQRI/AAAAAAAAA2s/wha7KTquyhc/s200/511PVYB6K2L._SL500_AA300_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534405616218554642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;À l
